Troublée en apprenant la mort de l’une de ses patientes et persuadée qu’il s’agit d’un meurtre, une psychiatre décide de mener son enquête…
S’il y a bien une chose à retenir de Vie privée (2025), c’est la superbe interprétation de Jodie Foster, aux côtés de l’excellent Daniel Auteuil. Les acteurs excellent et leur complicité crève l’écran. Néanmoins, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le scénario tantôt alambiqué, tantôt confus, n’hésitant pas à lorgner du côté du thriller, de la comédie, voire du burlesque. Un scénario à tiroir spoiler: où pêle-mêle, il est question de suicide, de milice pro-nazi, de questionnement et d’orientation sexuelle, d’antisémitisme, d’héritage, …
A mi-chemin avec Meurtre mystérieux à Manhattan (1993) de Woody Allen, le film aurait pu être une vraie belle surprise, mais le résultat est très loin d’être convaincant. spoiler: Pour ma part, j’ai vite été Iargué par tous ces changements de ton, on ne sait jamais si l’on doit regarder ça avec le plus grand des sérieux ou au contraire, avec du détachement. Heureusement que les acteurs étaient là pour donner le change.
Produit par Frédéric Jouve, dont le nom parlera sûrement aux gens de radio qui passeront par ici, « Vie Privée » est un étrange polar-thriller, dans lequel Jodie Foster, qui décroche ici son premier rôle principal en français, sombre peu à peu dans la paranoïa. Je ne dirais pas que l'exercice est parfaitement réussi, mais l'expérience est sympathique, avec également au casting : Daniel Auteuil, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste...
Je m’attendais à une comédie pétillante et rythmée, quelle déception ! Certes les acteurs sont bien, mais le scénario décousu et au final sans intérêt, provoque assez vite - et de façon définitive - un désintérêt pour l’issue de cette histoire. Dommage par ailleurs que le personnage joué par Jodie Foster soit aussi antipathique…
Rien ne va plus dans la vie de Lilian Steiner (Jodie Foster), une Américaine installée de longue date à Paris où elle exerce la profession de psychiatre, s’est mariée avec un ophtalmologue hospitalier. Ses voisins du dessus causent un vacarme qui l’empêchent de travailler ; un vieux client qu’une hypnotiseuse (Sophie Guillemin) a guéri en une seule séance de son addiction au tabac décide de cesser sa cure et en exige le remboursement ; son fils (Vincent Lacoste), jeune père de famille, lui fait à bon droit le reproche de ne pas s’attacher à son petit-fils ; une de ses patientes (Virginie Efira) vient de se donner la mort et le mari de celle-ci (Mathieu Amlaric) et sa fille (Luana Bajrami) reprochent à Lilian Steiner de l’avoir provoqué avec les médicaments qu’elle lui a prescrits.
Rebecca Zlotowski est une figure désormais installée du cinéma français contemporain. Depuis "La Belle Epine" qui révéla Léa Seydoux, cette normalienne, agrégée de lettres modernes, passée par la Fémis a fait un sacré chemin. Son dernier film, Les Enfants des autres, où elle évoquait l’attachement d’une femme pour l’enfant de son conjoint et son déchirement après leur rupture, pouvait laisser penser qu’elle se tournait vers un cinéma de société, dans l’air du temps. Vie privée déjoue les pronostics qui est autrement moins sérieux, autrement plus ludique.
On se croirait chez Woody Allen. Peut-être à cause de Jodie Foster dont on passe tout le film à admirer sa maîtrise du français qu’elle parle à la perfection. Peut-être à cause de cette pléthore d’acteurs renommés dans toute une série de seconds rôles (mention spéciale à Daniel Auteuil que je n’aime pas mais qui est, force m’est de le reconnaître, parfait). Peut-être surtout par ce sens du rythme, par cette alacrité qui fait qu’on ne s’y ennuie jamais une seconde. Comme l’écrit mieux que je ne saurais le faire Louis Guichard dans Télérama : « il faut imaginer une comédie qui emprunterait à "Meurtres mystérieux à Manhattan" (pour les spéculations débridées autour d’un possible meurtre), "Une autre femme" (pour le portrait en profondeur d’une sexagénaire intellectuelle et stricte, en pleine crise) et "Alice" (pour la traversée des miroirs d’une bourgeoise en vadrouille). »
Vie privée se présente comme une enquête menée par Lilian Steiner autour de la mort de sa patiente. Mais on est moins chez Hitchcock que chez Miss Marple. On comprend dans le premier tiers que l’enjeu du film est moins dans l’élucidation des causes de la mort de Paula Cohen-Solal que dans le couple que forme Lilian Steiner et son ex-mari. Et on se demande comment, dans l’industrie formatée du cinéma, un pareil script a pu franchir tous les obstacles qui se dressent sur le chemin de la réalisation d’un film. Moins enquête policière que comédie du remariage, Vie privée est, même si j’y suis resté étranger, un film inattendu et grisant.
Un film un peu déroutant... Une Jodie Foster très solide en psychanaliste ayant ses propres failles ; une histoire de suicide présentant des apparences douteuses ; un mari ( Mathieu Almaric ) aux yeux révulsés de colère et au comportement excessif; une incursion dans l'hypnose qui dévoile des images du passé ; un inconscient à fleur de peau ; une série d'incidents qui déstabilise la rationalité de l'enquêtrice. Tous les ingrédients sont là pour une montée en puissance presque hitchkokienne. Et pourtant, cela ne marche pas totalement. Les ficelles sont un peu grosses. Une image crépusculaire, de la pluie continuelle et surtout une musique envahissante, parfois agressive, qui meuble le moindre temps mort, tout semble fait pour mettre le spectateur sous tension. Mais l'histoire n'est pas assez charpentée pour justifier cet étalage de suspense, et cela fait un peu flop... Heureusement notre Jodie tient bien la route, et quand un sourire apparaît sur son visage tourmenté, le récit s'offre un intermède précieux. Surtout, la complicité avec Daniel Auteuil est réjouissante. De même que le silence effaré du fils Vincent Lacoste face à une mère hallucinée, en roue libre... On se laisse porter donc, malgré tout. Au final, notre réalisatrice s'aventure sur un terrain ardu, celui de l'irruption de l'inconscient dans le quotidien d'une femme de santé, en espérant qu'une actrice de premier plan et des trucs de réalisation réussiront à façonner une histoire. C'est moitié réussi, mais du fait de la qualité de l'interprétation, cela vaut bien mieux que la moyenne....
Cette comédie policière est pleine de faux-semblants et il faut se méfier des apparences qui sont souvent trompeuses. J’ai adoré être baladé ainsi avec le couple de protagonistes, superbement interprété par Jodie Foster et Daniel Auteuil. Le casting est parfait jusque dans les nombreux très bons seconds rôles féminins (Sophie Guillemin, Irène Jacob, Ji-Min Park). Surtout, le film se démarque par ses dialogues : certaines répliques mettent l’héroïne en face de ses contradictions ou des pratiques qu’elle a fait sienne sans être capable d’encaisser tout esprit critique à leur encontre. D’ailleurs, c’est tout le sel de ce film, de rendre humble une profession libérale qui a un sentiment de supériorité sur les autres, d’emprise omnisciente vis-à-vis de ses patients ou de son entourage. En somme, une belle thérapie pour l’héroïne, à laquelle le spectateur est heureux de prendre part.
Le film est une immense déception. C’est complètement invraisemblable et cela ne mène strictement à rien. Les acteurs ont beau être bons, la mise en scène est correcte, mais l’ensemble est long et ennuyeux.
Le principal problème reste l’invraisemblance. Les histoires d’hypnothérapie et de visions sont grotesques. On attend une révélation, une cohérence, un sens. Rien ne vient.
Comme si cela ne suffisait pas, le film est un véritable spot de pub pour le tabac.
Au début, on peut encore espérer. On se pose des questions, on attend que quelque chose prenne forme. Mais très vite, il devient évident qu’il n’y a rien de passionnant derrière cette façade. Et la fin est affligeante.
un polar ludique et original, mêlant avec delice des fausses pistes et aussi un joli portrait de famille plus fragile qu on ne le pense. pari réussi pour l'a réalisatrice qui fait mouche grâce à la complicité de son actrice principale. pour son premier grand rôle français depuis longtemps, la star américaine est parfaite, d une incroyable présence. le reste du casting, très alléchant sur le papier, tient toutes ses promesses.
Voilà un film qui ne pousse guère à soumettre une critique. Question d'émotion, de passion, qui manque au sortir de la salle (on n'est même pas sûr d'avoir tout compris). Oui, on a plus ri que pleuré (en gros, les psys en prennent plein la figure), mais non, ce n'est pas un film comique pour autant. Ce n'est pas non plus un film à message (on entend que "l'ironie est une manifestation de la peur", OK, mais Dune va bien plus loin quand on y démontre que "la peur tue l'esprit"). Enfin, on est dubitatif sur l'aspect thriller du film (que certains jugent hitchcockien).
Ce qui est plaisant, et uniquement cela, c'est le personnage joué par Jodie Foster, confronté aux effets de sa logique, de sa faiblesse (comme mère, comme grand-mère, comme épouse, comme praticien). Personnage confronté aussi à son besoin de rêve, de croire à l'incroyable : sur ce dernier point, quand un monde inconnu d'elle lui apporte des réponses qui la satisfont, malgré elle (l'hypnose par exemple), l'auteur du film joue avec la psychanalyse et le fantastique. Et Jodie Foster est excellente pour jouer ce personnage (on y croit même si c'est invraisemblable).
"C'est même pas moi qui pleure, c'est mes yeux", dira ce psychiatre qui a pignon sur rue et qui jouera l'enquêtrice à la limite de la déontologie. Faut le faire, quand même, dans sa position ! Mais ce filon nous intéressera. Quant aux autres personnages (dont Auteuil et Amalric), leurs rôles resteront comme brouillons, bizarrement. Sauf peut-être Vincent Lacoste qui joue bien le fils interloqué. On a regretté de ne pas entendre davantage Talking Heads (c'était pourtant bien parti avec Psycho Killer (1977) en musique d'intro). Ça collait parfaitement avec le personnage de la psy.
J’ai adoré !! Très bon film avec de supers acteurs qui sont d’ailleurs mes acteurs préférés, Jodie Foster et Daniel Auteuil. Leur duo est waouh. Le français de Jodie est impeccable, j’étais ébahie tout du long. L’histoire est prenante, j’adore ces thrillers psychologiques. Cette Histoire et ces acteurs = film réussi.
Même si on prend plaisir à regarder ces acteurs formidables, on ne peut s'empêcher de ressentir un malaise à les observer avancer avec difficulté dans l'intrigue qui a l'air d'être écrite au fur et à mesure. Et pourtant j'aime beaucoup Anne Berest, romancière, qui a participé au scénario. Un film brouillon et sans intérêt.
Acteurs excellents : Par contre , le scénario est décousu . Parfois le spectateur accroche, parfois il décroche. La fin du film veut sans doute nous faire comprendre que psychanalyse et thérapie courte ericksonnienne , à base d'hypnose, sont parfaitement inutiles. La psy se promène entre les deux, devient à la fois sujet et objet ce qui est un comble pour tout psychanalyste ayant normalement réglé ses problèmes avant de devenir thérapeute . Elle patauge entre rêves , réalité, fantasmes et vies antérieures . Le spectateur n'arrive plus à démêler l'écheveau . Cela est dommage car ce film aurait pu être traité avec plus de professionnalisme et de rigueur .