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1000gr2Sci
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3,5
Publiée le 5 janvier 2026
Les Enfants vont bien est un mélo familial qui commence comme un polar domestique – une mère s’évapore, deux gosses abandonnés – et se révèle peu à peu pour ce qu’il est : une étude au scalpel de la parentalité qu’on ne choisit pas. Camille Cottin y enterre tous ses rôles “cool” pour incarner une femme qui ne voulait pas d’enfants et qu’on oblige à aimer, sans halo, sans instinct maternel magique, juste avec sa solitude en guise de mode d’emploi. Ambrosioni filme ces vies cabossées comme un “film triste qui soit comme un câlin” : la caméra ne juge jamais, elle accompagne, elle reste là quand ça déraille, et c’est cette patience qui finit par broyer le cœur. On pourra trouver ça trop doux, pas assez féroce ; mais quand la lumière se rallume, rares sont ceux qui ne se demandent pas, un peu honteux : “Si on me laissait deux enfants sur les bras demain, est-ce que moi j’irais vraiment bien ?”
Film, ennuyeux, les enfants sont visualisées comme une simple présence, la tante ne sait ps qu'il existe des sociologues qui pourrait l'aider, la juge est bien mais aucune connaissance sur le jugement final
Un film tout en délicatesse et sans jugements malgré un sujet douloureux. Avec beaucoup de moments poignants et finalement beaucoup d'amour. J' ai beaucoup aimé. Les actrices et les deux enfants sont formidables.
Un coup de cœur au cinéma le Cyrano ce soir. Avec un film d'abord, puis avec son réalisateur, Nathan Ambrosioni. Celui-ci n'a que 26 ans, déjà 3 films à son actif. Bref, une sorte de génie du cinéma. La maturité de son regard sur une histoire de femmes, de mère et d'enfants m'a complètement bluffée ; mais également sa capacité juvénile à rester à hauteur d'enfant, avec une complicité déconcertante. A en croire les réactions de la salle, je n'étais pas la seule. C'est l'histoire d'une disparition. 15 000 ont lieu par an en France. Nathan connaît les chiffres, se montre obsédé par son sujet. Son parti pris : filmer l'absence en regardant ceux qui restent. Sans explication, et c'est mieux ainsi. Le petit Gaspard (le double de fiction de Nathan) le dit si bien à propos de la fuite de sa maman : c'est peut-être à cause de la voiture qui ne démarrait pas, de la machine à café qui débordait ou d'autre chose mais finalement peu importe. Ce qui compte c'est la suite : devenir mère quand on ne le voulait pas, remettre en question son rapport aux autres (sa sœur, son père, son ex). Camille Cottin excelle dans ce rôle de perpétuel questionnement, d'adulte perdue face à des enfants qui continuent à vivre malgré tout, à "aller bien" mais pas toujours tant que ça...
C’est l’histoire d’une disparition volontaire, vue par ceux qui restent, contraints qu’ils sont d’en assumer les conséquences. Pour moi, l’histoire est filmée, avec délicatesse et pudeur, elle est composée de scènes qui prennent le temps de dire les mots et de montrer les sentiments, sans déchet, tout, ici, sert un récit qui évite les excès et dans lequel les personnages évoluent, confrontés aux difficultés de la situation. L’interprétation des comédiennes (il y a surtout des femmes) et des comédiens est admirable, démontrant la qualité de la direction d’acteurs. Le scénario nous prend par la main, dès la première scène, où s’immisce un premier soupçon d’inquiétude. De belles images, des plans très aboutis (je pense à la scène du miroir.), des dialogues forts et réalistes. Un film remarquable de Nathan Ambrosioni, un réalisateur de 26 ans, dont je vais surveiller les projets à venir. Un film utile, à voir.
Une masterclass !! Délicat et juste, Nathan Ambrosioni livre un récit sensible sur la famille et le droit à disparaître. Un regard précis et bouleversant, porté par des acteurs au sommet. C'est le film à aller voir en cette fin d'année !!!
Une leçon de cinéma Des plans maîtrisés. Des détails réalistes de suggestions ! Une image parfaitement adaptée. Il n'y a plus que les acteurs excellents à immerger dedans pour une émotion profonde! Bravo! La scène de la bougie des 10 ans est parfaite.
Les Enfants vont bien est un film d’une grande délicatesse. Un film mature et profondément réfléchi. À seulement 26 ans, Nathan impressionne une fois de plus et signe ici une nouvelle œuvre remarquable. On ne peut qu’être curieux de découvrir ce que nous réserve la suite. Une telle réussite mérite d’être vue, je vous encourage vivement à aller le découvrir.
Film intimiste et bouleversant qui aborde avec pudeur le thème de la disparition volontaire : on observe ici ses conséquences sur les enfants de la famille subitement délaissés qui ne comprennent pas et attendent un hypothétique retour. Comment accepter que le provisoire va durer ? Voilà une sœur qui se retrouve chargée de prendre soin de ses deux neveux qui font irruption dans sa vie. Chacun se pose la question du pourquoi et du comment faire face matériellement à ces changements. Dans tous les cas, au cours du récit, on constate que les "enfants ne vont pas bien" et que la situation va durer... Camille Cottin illumine savamment cette histoire de disparition et d'attachement en sourdine à des enfants démunis.
Un film plutôt mélancolique et assez beau. Il met en lumière outre son sujet la possibilité d’aimer pour CC à qui on confie les enfants. C’est aussi un reproche que je fais au film. Cela se rapporte à son histoire personnelle avec son amie et le schéma s’imbrique un peu trop parfaitement. Les difficultés matérielles n’existent pas. C’est aussi la raison pour laquelle ce n’est pas un film social. Il transcende la notion d’amour et les enfants vont apprendre à la reporter douloureusement sur leur tante qui au long de ces mois d’absence a aussi fait son chemin et son deuil.
Porté par une Camille Cottin tout en finesse et sobriété, le film met en scène deux sœurs dont la vie va bouleverser celle de l'autre. L'une est fatiguée, déprimée, lasse d'une vie terne, l'autre est active, indépendante. L'une a deux enfants, l'autre a fait le choix de ne pas en avoir. Et pourtant... Le jeune réalisateur Nathan Ambrosioni dresse le portrait juste et sans mélo de ces sœurs, de la difficile reconstruction, du passé vécu dans la jeunesse. Un joli film sensible et touchant.
Comment assumer soudainement la responsabilité de deux enfants quand on a choisi de ne pas être mère? Un sujet sensible et délicat sur l'abandon avec lequel il faut continuer à vivre, malgré tout. C. Cottin fait preuve de naturel et de sobriété dans un drame dont on attend toutefois un peu plus dans son déroulé.
Un peu dans l’esprit de « L’attachement » de Carine Tardieu, l’héroïne Jeanne se retrouve ici avec deux enfants sur les bras, inattendus. Ceux de sa sœur disparue du jour au lendemain, sans explication notoire . La jeune femme va donc devoir s’habituer à cette famille bizarrement recomposée, elle qui après un divorce récent vit désormais avec une dessinatrice. Les enfants n’ont jamais été sa préoccupation première reconnait-elle dans un accent de vérité qui marque à tout jamais son évolution maternelle, soulignée avec conviction par Camille Cotin, très près de son personnage. Bien insuffisant cependant pour marquer le récit d’une véritable authenticité. Pour en savoir plus :