A 26 ans, Nathan Ambrosioni, natif de l'arrière-pays cannois, en est à son 3ème long métrage ayant droit à une sortie en salles. Reprenant Camille Cottin comme interprète principal de son film, comme c'était le cas pour "Toni, en famille", son film précédent, il s'intéresse cette fois-ci à une disparition volontaire d'adulte. C'est un phénomène dont on parle peu bien qu'il y en ait entre 4000 et 5000 chaque année en France. Dans "Les enfants vont bien", la disparue c'est Suzanne, une jeune veuve, mère de 2 enfants, Gaspard, un fils de 10 ans et Margaux, une fille de 6 ans, qu'on voit arriver chez sa sœur Jeanne qu'elle n'a pas vue depuis longtemps et ... disparaitre. Une disparition qui a de quoi bouleverser la vie de Jeanne
, elle qui n'a jamais voulu d'enfant, un choix qui, d'ailleurs, a entrainé la fin de sa liaison amoureuse avec Nicole, même si les relations entre les 2 femmes sont restées excellentes.
Jeanne va vite s'apercevoir qu'il n'y a pas grand chose à attendre de la police ou de la gendarmerie qui ne peuvent intervenir dans une telle circonstance que si la disparition est considérée comme étant inquiétante (Découverte d'un courrier suicidaire ou de menaces, par exemple), ce qui n'est pas le cas ici. Dans un premier temps, elle va aussi prendre de plein fouet une forme de rejet de la part de son neveu et de sa nièce qui réclament leur mère. Elle va aussi être confrontée à la législation qui, par exemple, exige qu'elle obtienne l'autorité parentale sur Gaspard et Margaux pour pouvoir les inscrire à l'école. Dans ces conditions, son grand espoir c'est avant tout de voir revenir Suzanne.
Toutefois, avec le temps, les relations entre cette "fausse" maman et ses 2 "faux" enfants peuvent s'améliorer.
C'est ce que montre ce film avec beaucoup de délicatesse. Pas de doute, ce film de Nathan Ambrosioni est largement supérieur à son précédent, tout comme Camille Cottin montre de bien meilleurs qualités de comédienne. A son côté, Juliette Armanet interprète le rôle de Suzanne et Monia Chokri celui de Nicole. Film vu aux Rencontres Cunématographiques de Cannes.