Trois kilomètres jusqu'à la fin du monde
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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2025
Un drame roumain sobre et malaisant qui témoigne de l’homophobie “ordinaire“ dont est victime un jeune roumain au sein d’un société rurale traditionaliste. 2,75
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2025
Un film choc du réalisateur parvu, situant l action dans la campagne roumaine, avec des plans magnifiques qui laisse à penser au premier abord à une bourgade tranquille, calme, mais dans ce hameau paisible se cache des usages assez arriérés mais aussi les pensées.
C est dans ce milieu là qu un jeune revient rendre visite à ses parents suite à la fin de ses études à Bucarest.
Après les retrouvailles, un soir, il subira une sévère agression, cet événement brutal va être le déclencheur d événement de plus en plus grave.
Un film coup de poing, cruel souvent et glauque la plus grande partie du film.
Jean-Marc C.
Jean-Marc C.

6 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2025
Un énième film sur l' homophobie (certes ici dans un coin retiré de Roumanie..) qui n'apporte rien de neuf et qui hélas cumule lourdeurs et longueurs ...Déjà l'acteur principal n'est pas crédible tant il a de loin dépassé ses 17ans, et son jeu ainsi que celui des autres est trop appuyé, trop convenu. Une déception pour moi.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2025
On pourrait se croire 50 ans en arrière et pourtant non, nous sommes juste dans un petit village reculé de Roumanie, où une simple rumeur d'homosexualité peut jeter l’opprobre. Étrangement, à l'heure où les romains s’apprêtent à se rendre aux urnes et que le spectre d'un candidat d'extrême droite pourrait sortir victorieux, ce film réussi dénonce l'absurdité d'une situation qui dégénère, où l'homophobie et la religion qui ont toujours fait bon ménage font tâche dans une Europe évoluée sur ce sujet La réaction des parents autant que le discours du prêtre sont un sommet d'absurdité violente et choquante, et la dureté du propos passe par les regards, le mépris, la bêtise de ces gens prisonniers par leur intolérance. Un film fort sans facilité ni pathos.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2025
Pour évoquer l'homosexualité au cœur d'un petit village rural de Roumanie, E. Parvu se concentre sur les aspects psychologiques et les rapports familiaux de l'après événement. Entre préjugés, pratiques ancestrales pour "traiter le mal", enfermement et chantage basés sur la culpabilité et des intérêts divers, ce drame ne peut laisser indifférent. Le mise en scène au plus simple, permet d'aller à l'essentiel. On aurait espérer moins de passivité parfois, notamment chez le personnage central Adil.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2025
Il y a des films qui s’ouvrent sur un horizon, et d’autres qui le referment. 3 km jusqu'à la fin du monde appartient à cette seconde catégorie, celle des récits où l’espace se rétrécit à mesure que le récit s'avance. Emanuel Pârvu n’illustre pas seulement l’oppression, il la sculpte dans l’image, la fait peser sur chaque silence, chaque regard évité, chaque route qui ne mène nulle part.

Ces 3 km sont une distance dérisoire et pourtant insurmontable, une frontière invisible entre l’enfermement et l’émancipation, entre la loi du village et la promesse d’un ailleurs. Mais cet ailleurs existe-t-il vraiment ?

Le village n’est pas un simple décor, il est une forteresse, un huis clos à ciel ouvert où le regard collectif pèse plus lourd que les pierres. Ici, l’individu n’existe pas en dehors du groupe, et tout écart est une menace qu’il faut corriger. L’homosexualité du personnage principal ne fait pas de lui un homme dans la norme, mais un homme à redresser, à réintégrer de force dans un cadre qui refuse l’altérité.

À travers une mise en scène épurée, presque ascétique, la caméra s’attarde sur les visages crispés, les silences alourdis de non-dits, la violence qui ne se manifeste pas seulement dans les coups mais dans l’humiliation, dans la froideur d’un père qui ne protège pas mais punit, dans l’absence d’une mère trop soumise au poids de l’ordre établi. Chaque cadre semble se refermer sur son protagoniste, chaque plan devient sa cellule.

Mais ici, l’enjeu dépasse l’intime. À travers ce village où l’homosexualité est un tabou absolu, 3 km jusqu’à la fin du monde met en lumière une Roumanie à deux vitesses, où les grandes villes commencent à accepter ce que les campagnes condamnent encore. Décriminalisée en 2001, l’homosexualité reste perçue dans certains milieux comme une déviance à corriger, une maladie sociale qui justifie l’exil, la répression ou l’humiliation.

Dans cette Roumanie rurale, la communauté prévaut sur l’individu, et la différence devient une faute. Le père incarne cette brutalité archaïque, non pas par sadisme, mais parce que son rôle social l’exige. La mère, silencieuse, est la soumission faite femme. Les voisins, les amis, les figures d’autorité ne sont pas des personnes, mais des instances de jugement. Ici, tout le monde voit, tout le monde sait, et personne ne tend la main.

Ainsi, ces 3 km deviennent une métaphore du combat intérieur et du poids des déterminismes. Trois kilomètres qui séparent l’oppression d’un horizon incertain. Trois kilomètres qui pourraient être franchis en quelques minutes, mais qui pèsent autant qu’une vie entière. Trois kilomètres qui, pour certains, sont une route, et pour d’autres, une impasse.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2025
Trois kilomètres, une courte distance d'un point de vue géographique qui peut pourtant faire une immense différence au niveau de la mentalité des gens... Situé à la campagne, "Trei kilometri pâna la capatul lumii" montre comment la tranquillité d'un village se fissure à la suite d'une agression. Adi est roué de coups à l'issue d'une soirée et son père cherche à connaître la vérité, mais il n'est peut-être pas prêt à l'entendre... On se retrouve vite face à un cas de figure où la victime devient coupable. Emanuel Parvu élude justement le point de vue de la victime pour se concentrer sur ce qui l'entoure. Un système, la communauté, la famille, les autorités, mais personne ne semble ouvert d'esprit. On assiste à des interactions lunaires comme quand spoiler: le religieux demande s'il a été vacciné contre le covid en sous-entendant que c'est à l'origine de sa condition.
Il y a beaucoup d'efforts pour le "guérir", mais beaucoup moins pour coincer les coupables. Entre préjugés, traditions, homophobie et corruption, il s'agit d'un film rageant, mais un peu trop scolaire. Le fond y est, mais ça manque de puissance émotionnelle. Au final, c'est pas mal, mais sans plus.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2025
Faut-il croire aux Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde ?
Le film Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde du Roumain Emanuel Parvu a obtenu la Queer Palm à Cannes cette année. Son titre garde sa part de mystère. Moi je n’ai pas cru à cette histoire dont je lis qu’elle est inspirée de nombreux faits divers dans la Roumanie profonde. Le microcosme rural du delta du Danube est sans doute arriéré mais tout de même, avec ses scènes de rejet sans nuances de l’homosexualité, j’ai quasiment vécu le film comme une insulte à ce pays de l’Union Européenne. Mais je donne le bénéfice du doute à Parvu, après tout, il connait mieux la Roumanie que moi…Cela dit, le scénario est maitrisé et je ne me suis pas ennuyé.
#troiskilometresjusqualafindumonde #emanuelparvu
Plus de critiques sur www.ericdugelay.coml
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Le jeune Adi (Ciprian Chiujdea) passe l’été chez ses parents qui vivent dans un village, sur une île. Un soir, il est violemment agressé.
Dès le début c’est très percutant. Les scènes et les dialogues sont simples, on comprend très rapidement la thématique et les enjeux du film. C’est très efficace et très prenant.
L’histoire est particulièrement touchante car choquante et malheureusement sans doute très réaliste. Tous les acteurs sont parfaits, l’ensemble est hyper crédible.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 novembre 2024
Un film Roumain beaucoup trop bien noté à mon goût pour un ratage pareil! C’est quoi l’intérêt d’avoir des thématiques comme ça, certes vraiment intéressantes, si c’est pour les traiter de cette manière, ou devrais-je dire ne pas les traiter. spoiler: On dirait que le film donne raison aux actes inhumains qu’il étudie et le protagoniste, qui les subit, ne réagit quasiment pas, ne fais rien pour s’en sortir. Il n’y a aucun combat. C’est quoi le message envoyé? Les homosexuels fuient leurs problèmes comme des lâches et les agresseurs racistes s’en tirent indemnes?
Si encore la mise en scène venait rehausser l’œuvre, mais il n’y a pas grand chose non plus à se mettre sous la dent visuellement. Tout cela plus certaines scènes de dialogues ennuyeuses et interminables forment un des pires films que j’ai vus cette année et un très mauvais moment.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2024
Cette terrible histoire d'homophobie dans un village roumain dans laquelle des parents, la famille d'un notable, le chef de la police et un prêtre persécutent un ado est racontée avec force, une bonne interprétation, une photo magnifique, mais souffre d'un rythme assez lent.
mancelos
mancelos

1 abonné 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2024
Une souffrance imposée à un être cher tel est le prix de la respectabilité. Ne pas faire de bruit dans ce petit village retiré roumain où la faute doit peser sur l étranger. Qu’est ce qu’on va penser de nous ? Des comportements bien réels mais hélas d’un autre temps. La procession pour tenter de remettre le gamin sur le droit chemin est juste hallucinante. Ces services sociaux qui se font marcher sur les pieds par le jeu des relations de pouvoir. Heureusement une gamine veille…
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2024
Un film au rythme lent tout à fait réussi. Le cinéaste prend le temps de se poser et l'indignation, la révolte n'en sont que plus fortes!
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2024
Chronique d'une homophobie ordinaire dans un petit village de Roumanie. Adi (Ciprian Chiujdea) se fait littéralement tabasser après avoir été vu embrassant un touriste un soir. Cette agression va prendre des proportions énormes, le qu'en-dira t-on étant de mise chez la population locale. Le cercle familial, la police et même le prêtre mettent tout en oeuvre pour "guérir" cet adolescent de 17 ans. On ressent un malaise constant tout au long du film avec une atmosphère suffocante. La façon de filmer la solitude du jeune homme est sobre et efficace, le faisant passer de victime à coupable aux yeux de ses proches et ne pouvant compter que sur l'appui moral d'une voisine. Glaçant.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2024
Une nouvelle très belle réussite du cinéma roumain, décidément une des cinématographies actuelles parmi les plus intéressantes (ce film financé localement qui plus est).
Le réalisateur utilise les codes du polar pour mieux écrire une comédie de mœurs sous tension sur le double thème du rejet par un village du moindre signe d'homosexualité -quand donc des êtres humains cesseront de juger ce qui ne devrait regarder qu'eux-mêmes ? La sphère intime ne devrait regarder que l'intime- et de la corruption.
Ce film présente deux qualités à leur plus haut niveau : une photographie couleur remarquable de lumière et de douceur et un jeu d'actrices et d'acteurs époustouflant de justesse (la mère ! le policier ! le prêtre ! mais il faudrait toutes et tous les citer !).
Je n'ai pas vu passer ces 1h45 là.
Courez voir ce film !
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