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AL06
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81 critiques
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3,0
Publiée le 3 mars 2026
Le film est intéressant. Revisite glauque du conte de cendrillon du point de vue de la belle sœur, et parallèle avec le sujet épineux (et que trop actuel du culte de l’apparence et des dérives qui lui sont associées) Efficace mais pas à la hauteur des critiques dithyrambiques que j’ai pu lire
Un conte revisité plein de sarcasme, de sadisme et portant un message engagé nécessaire spoiler: sur la condition de la femme et la "beauté".
J'ai vraiment trouvé que le film avait une vraie DA assumée, une sorte de romantisme parfois kitsch, parfois bubblegum, parfois sombre, toujours maîtrisé. On voit de très belles images, mention spéciale à la scènespoiler: ou la robe de Cendrillon se voit réparée par les larves du cadavre de son père, magnifique, hyper originale et très gothique. L'horreur est sensorielle, alimentaire, crade, corporelle spoiler: (la scène du pied m'a fait grincer des dents alors que je suis assez habitué au gore.) mais on comprend bien que la vraie horreur vient de ce système patriarcal qui pousse les femmes de ce film à n'exister et ne s'en sortir dans la vie qu'à travers les hommes, jusqu'à la fracture.
Une belle claque qui inscrit un nouveau classique dans la catégorie femgore/bodyhorror, rivalisant, ou plutôt s'alliant à The Substance et à Titane.
Un film surprenant et audacieux qui revisite le conte classique avec intelligence et modernité. La mise en scène est soignée, les performances sont convaincantes et l’angle choisi apporte une vraie profondeur au personnage souvent caricaturé de la “méchante sœur”.
Une belle relecture, à la fois émouvante et originale.
Revisite du conte de Cendrillon à la façon d’un The Substance et en mêlant toutes autres références, le film jongle entre violence abrupte et humour sarcastique mais la plupart du temps sans réelle finesse et puissance. Néanmoins, l’histoire est farfelue, inattendue et pas des plus déplaisantes. Mais il manque d’une certaine envolée visuelle et sonore pour l’estimer un peu plus fort.
Den stygge stesøsteren réécrit avec audace le conte Cendrillon, détourne malicieusement ses codes de façon à en tirer un potentiel horrifique : spoiler: la chaussure de vair conduit à une réflexion sur la nécessité d’avoir des petits pieds (critère de beauté asiatique par excellence), les vers à soi confectionnent une robe qui détruira une sororité telle la tunique magique de Créuse dans le mythe de Médée, le culte de la chirurgie esthétique trahit cette fâcheuse tendance, dans le cinéma occidental, à retoucher jusqu’à la déformation les actrices… En cela, la réalisatrice Emilie Blichfeldt, qui signe ici son premier long métrage, projette sur la femme toute une monstruosité contemporaine dans une époque faussement éloignée et désuète, qu’elle revivifie par une musique électronique et la composition de petits clips esthétisants qui viennent se heurter à l’académisme des manières et des postures. Le spoiler: jeu de massacre rappelle le récent The Favourite (Yórgos Lánthimos, 2019) et articule habilement dissection d’un corps et introspection de l’âme d’une femme mutant peu à peu en poupée ; son évolution est celle d’un enlaidissement intérieur, symbolisé par le ver qui lui-même constitue le symbole du masculin, au profit d’une beauté extérieure factice, résultat de l’application d’artifices onéreux et contre-nature. Si le film finit par accabler autant son héroïne que les instances familiales et sociales, il réussit à installer une atmosphère étrange spoiler: faite d’hallucinations, d’anachronismes pop dignes de Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006) et de visions morbides . Un memento mori pertinent et très divertissant.
C’est une relecture macabre du conte de Cendrillon qui se plaît à déconstruire le mythe pour en faire une variation étrange et mutante qui ne renierait pas un Cronenberg. Le corps est ainsi au centre d’un récit dont la mise en scène jouant sur un tableau d’image saisissant plonge peu à peu dans une horreur glauque, perçant une société dans laquelle l’apparence règne en maitre. En refusant toute temporalité, le récit évoque son intemporalité et se veut en reflet de notre société contemporaine. C’est aussi étrange que dérangeant, malaisant et fascinant. Une œuvre aussi belle que cruelle.
J’ai tellement pas aimé The Ugly Stepsister, je le trouve ennuyant à en mourrir en plus on comprend rien du tout c’est vraiment nul. Y’a peut être une ou deux scènes bien mais sinon c’est très très nul. Je ne recommande pas appart si vous aimez l’ennui.
Beurk... Je suis en général blindée ,mais là...J'ai eu du mal. Dans une certaine mesure, le film est réussi car le malaise est bien présent. Un peu trop pour moi,j'ai détourné les yeux quelque fois. Mais j'ai un problème avec le body horror ,je me souviens avoir été écoeurée par la mouche.. Sauf que Cronenberg est un cran au dessus. À voir toutefois si vous supportez le très glauque car le thème est intéressant,et l'interprétation très juste .
La descente atroce et vertigineuse d'une adolescente. Ce film somptueusement interprété donne la nausée, provoque un certain malaise. Le scénario est quasi parfait on frôle la perfection avec des décors de plus soignés, costumes, maquillages. On suit la descente en enfer d'une gamine qui rêve d'être la plus belle tout ça pour plaire à un prince. La fin est spectaculaire.
Après l’excellent « The Substance » de Coralie Fargeat et le raté « Alpha » de Julia Ducournau, « The Ugly Stepsister », venu de Norvège, est un nouveau film de body horror qui vaut le détour. Avec son premier film, Emilie Blichfeldt livre une version de Cendrillon corrosive, trash et non dénuée d’humour, axée sur le personnage d’Elvira, demi-sœur aînée, qui, à la recherche de la perfection physique pour séduire le prince, use de moyens extrêmes, poussée par une mère cupide. Le film se fond dans l’univers du conte original en lui donnant une ambiance gothique élégante et un propos moderne, déboulonnant les stéréotypes sans faire dans la dentelle. On y trouve une Cendrillon belle et éhontée, un prince vulgaire, une mère manipulatrice et concupiscente, une jeune sœur raisonnable. Dans le rôle de l’ingrate qui endure les pires souffrances, Lea Myren est à la fois agaçante et grotesque, sincère et touchante. Le film tient une scène mémorable, particulièrement immonde, autour d’un hôte très envahissant.
"The Ugly Stepsister" propose une relecture audacieuse et dérangeante du conte de "Cendrillon", en choisissant de déplacer le regard du côté de celle que les versions classiques ont toujours condamnée à la laideur et au ridicule. Le film suit Elvira, la demi-sœur de la parfaite Cendrillon. Dans ce royaume obsédé par l’apparence et le mariage, la jeune femme tente désespérément de se conformer aux attentes, quitte à mutiler son propre corps. Les scènes gores ne sont jamais gratuites : elles prolongent le récit et traduisent visuellement la violence symbolique imposée aux femmes. "The Ugly Stepsister" n’est pas un film aimable, mais il est intelligent, maîtrisé et cohérent dans sa proposition.