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flo c.
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4,5
Publiée le 10 mars 2026
Film brillant qui déconstruit avec brio le mythe éternel de Cendrillon. Intelligent car il place sous les feux de la rampe non pas Cendrillon mais la belle-soeur, plus sympathique que Cendrillon au départ. Sauf que la belle-soeur est remplie de bluettes qui la fait espérer à un mariage avec le prince Julian. Elle n'est pas belle ? tant pis, elle le deviendra à coups de bistouris, de ver solitaire, une quête insensée pour devenir la belle femme qu'elle n'est pas. Un conte cruel, dur, qui nous parle des diktats féminins et du désir masculin qui lui ne s'embarrasse guère de sentiments. En outre, la forme est au diapason. Certains plans sont superbes, la musique colle parfaitement à son sujet. Vraiment un beau film !
« The Ugly Stepsister », s’est fait, au cours de l’année 2025, une petite réputation au sein du cercle fermé des films d’horreur. Venu tout droit des froides contrées de Norvège, le film propose une relecture du conte "Cendrillon" mais en abordant l’histoire par le versant d’une des demi-sœurs. Non content de proposer une version adulte, sombre et parfois gore, le film a aussi une approche narrative originale. La force du scénario est de renverser la situation des personnages et des antagonistes. spoiler: Le personnage qui deviendra « Cendrillon », est au début un personnage assez hautain et méprisant qui, par les différents événements, chutera de son statut, pour renaitre et finir par se lier au prince.
A l’inverse, le personnage de la demi-sœur, est assez pathétique et arrivera à s’élever dans la souffrance (morale et physique) jusqu’à la fin où elle finira dans la déchéance physique.
Chaque personnage féminin a un arc scénaristique intéressant et satisfaisant, ce qui est le signe d’un bon scénario. En termes de qualités techniques, la réussite est aussi là. Les décors, costumes et avant tout, les maquillages sont irréprochables et apportent une belle reconstitution de cette période historique fictive, secondé par un casting et un jeu d’acteurs (actrices en l’occurrence) au diapason. Le léger reproche que je formulerais est un léger manque de rythme, qui sans être ennuyeux, nuit un peu à l’efficacité du film. « The Ugly Stepsister » est donc une bonne surprise, avec cette relecture originale et pertinente, d’une histoire connue de tous. Note : 14/20
Une revisite inattendue du conte de Cendrillon version body-horror, qui met à mal le culte de la beauté et de l'apparence. L'histoire est ici principalement axée sur le personnage de Javotte (Elvira dans cette version), sœur d'Anastasia (Alma), toutes deux filles de la méchante belle-mère Lady Trémaine (Rebekka). Dans cette version norvégienne, rien n'arrête la jeune Javotte pour modifier son apparence et tenter de devenir plus belle que sa belle-sœur Cendrillon (Agnès) pour séduire le prince qui, pour sa part, demeure aussi bête que dans le conte originel. Le casting est plutôt convaincant et la photographie impeccable. Grand coup de pied dans la bienveillance de nos contes de fées, ce petit film sans prétention n'a rien à envier au décevant "The Substance". Âmes sensibles s'abstenir.
Dans un royaume froid, à l'ambiance naturellement réaliste, où la beauté d'apparat règne en maître la jeune Elvira doit faire face à une redoutable concurrence. Toutes les jeunes vierges du pays veulent marier le Prince. Dans un environnement vénal entre sa mère exigeante animée d'une soif de reconnaissance pour renflouer son image sociale et sa jeune sœur délaissée parce que pas encore assez femme pour être intéressante à marier, c'est l'histoire de l'anti-Cendrillon qu'on nous donne. L' histoire de ces jeunes femmes d'un autre temps que l'on conditionne à l'image qu'en désirent les hommes. Celles qui n'auront jamais la chance d'embrasser un prince en essayant d'être ce qu'elles ne sont pas. Ça commence plutôt mal pour notre belle sœur laide. A peine arrivée dans sa nouvelle famille que le nouveau mari de sa mère meurt en ne laissant pas de riche héritage. Et le miroir, Ô mon beau miroir lui dit qu'elle est la plus moche. Il faut se rendre à l'évidence, Agnès, la fille du défunt mari qu'on laisse pourrir dans les sous sols de la propriété parce qu'on n'a pas les moyens de financer une sépulture, est d'une beauté à faire chavirer le cœur des princes. Être la plus belle pour aller danser est un exercice difficile, un vrai parcours de combattante. Les critères de beauté féminine sont strictes et sévères. Quels stratagèmes utiliser pour arriver jusqu'au grand bal et être choisie. La chirurgie esthétique … Dont on vous sert quelques scènes d'une cruauté de sévices pas faciles à supporter. C'est toute cette souffrance qu'aujourd'hui encore les femmes subissent qui nous est présentée. Pour plaire, être acceptées en société patriarcale, par quels sacrifices horribles sont-elles obligées de se soumettre ? Soumission, ridicule, humiliation, à cause d'une morphologie qui ne correspond pas aux normes de l'esthétisme, tel est le sort réservé à toutes ces femmes qui veulent briller dans la haute société. Et il y aura toujours une Cendrillon pour venir gâcher la fête. Tant de douleur et de temps perdu pour au final ne pas être l'élue et sombrer dans la déception. Si la bonne morale vous raconte que la beauté vient de l'intérieur, les critères de beauté machistes et leurs fidèles miroirs, eux, ne la voient pas.
Ce détournement de Cendrillon nous offre une fable d'une rare cruauté. Il s'inscrit dans le courant des films féministes qui dénoncent la dictature de l'apparence et évoque par certains aspects The substance. Les images sont suberbes, les comédien(ne)s parfait(e)s. Certaines scènes, telle celle du bal, méritent de figurer dans des ugly stepsister est un titre bizarre, car on se demande qui est vraiment la méchante et s'il y en a une car les deux femmes sont victimes de leur situation. Ce petit bijou de méchanceté et d'humour noir a été abusivement classé "film d'horreur". S'il comporte des scènes dérangeantes et horribles, il ne fait pas du tout appel aux ressorts habituels de cette catégorie. Ce serait donc dommage de s'en priver pour cette raison...
Le film est intéressant. Revisite glauque du conte de cendrillon du point de vue de la belle sœur, et parallèle avec le sujet épineux (et que trop actuel du culte de l’apparence et des dérives qui lui sont associées) Efficace mais pas à la hauteur des critiques dithyrambiques que j’ai pu lire
Un conte revisité plein de sarcasme, de sadisme et portant un message engagé nécessaire spoiler: sur la condition de la femme et la "beauté".
J'ai vraiment trouvé que le film avait une vraie DA assumée, une sorte de romantisme parfois kitsch, parfois bubblegum, parfois sombre, toujours maîtrisé. On voit de très belles images, mention spéciale à la scènespoiler: ou la robe de Cendrillon se voit réparée par les larves du cadavre de son père, magnifique, hyper originale et très gothique. L'horreur est sensorielle, alimentaire, crade, corporelle spoiler: (la scène du pied m'a fait grincer des dents alors que je suis assez habitué au gore.) mais on comprend bien que la vraie horreur vient de ce système patriarcal qui pousse les femmes de ce film à n'exister et ne s'en sortir dans la vie qu'à travers les hommes, jusqu'à la fracture.
Une belle claque qui inscrit un nouveau classique dans la catégorie femgore/bodyhorror, rivalisant, ou plutôt s'alliant à The Substance et à Titane.
Un film surprenant et audacieux qui revisite le conte classique avec intelligence et modernité. La mise en scène est soignée, les performances sont convaincantes et l’angle choisi apporte une vraie profondeur au personnage souvent caricaturé de la “méchante sœur”.
Une belle relecture, à la fois émouvante et originale.
Revisite du conte de Cendrillon à la façon d’un The Substance et en mêlant toutes autres références, le film jongle entre violence abrupte et humour sarcastique mais la plupart du temps sans réelle finesse et puissance. Néanmoins, l’histoire est farfelue, inattendue et pas des plus déplaisantes. Mais il manque d’une certaine envolée visuelle et sonore pour l’estimer un peu plus fort.
Den stygge stesøsteren réécrit avec audace le conte Cendrillon, détourne malicieusement ses codes de façon à en tirer un potentiel horrifique : spoiler: la chaussure de vair conduit à une réflexion sur la nécessité d’avoir des petits pieds (critère de beauté asiatique par excellence), les vers à soi confectionnent une robe qui détruira une sororité telle la tunique magique de Créuse dans le mythe de Médée, le culte de la chirurgie esthétique trahit cette fâcheuse tendance, dans le cinéma occidental, à retoucher jusqu’à la déformation les actrices… En cela, la réalisatrice Emilie Blichfeldt, qui signe ici son premier long métrage, projette sur la femme toute une monstruosité contemporaine dans une époque faussement éloignée et désuète, qu’elle revivifie par une musique électronique et la composition de petits clips esthétisants qui viennent se heurter à l’académisme des manières et des postures. Le spoiler: jeu de massacre rappelle le récent The Favourite (Yórgos Lánthimos, 2019) et articule habilement dissection d’un corps et introspection de l’âme d’une femme mutant peu à peu en poupée ; son évolution est celle d’un enlaidissement intérieur, symbolisé par le ver qui lui-même constitue le symbole du masculin, au profit d’une beauté extérieure factice, résultat de l’application d’artifices onéreux et contre-nature. Si le film finit par accabler autant son héroïne que les instances familiales et sociales, il réussit à installer une atmosphère étrange spoiler: faite d’hallucinations, d’anachronismes pop dignes de Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006) et de visions morbides . Un memento mori pertinent et très divertissant.
C’est une relecture macabre du conte de Cendrillon qui se plaît à déconstruire le mythe pour en faire une variation étrange et mutante qui ne renierait pas un Cronenberg. Le corps est ainsi au centre d’un récit dont la mise en scène jouant sur un tableau d’image saisissant plonge peu à peu dans une horreur glauque, perçant une société dans laquelle l’apparence règne en maitre. En refusant toute temporalité, le récit évoque son intemporalité et se veut en reflet de notre société contemporaine. C’est aussi étrange que dérangeant, malaisant et fascinant. Une œuvre aussi belle que cruelle.
J’ai tellement pas aimé The Ugly Stepsister, je le trouve ennuyant à en mourrir en plus on comprend rien du tout c’est vraiment nul. Y’a peut être une ou deux scènes bien mais sinon c’est très très nul. Je ne recommande pas appart si vous aimez l’ennui.