Robin des Bois (Hugh Jackman) est un homme vieillissant et solitaire, loin de la légende dorée qui s’est forgée autour de son nom. Il est rongé par le remords des crimes qu’il a commis et prisonnier de la vendetta dont il est la cible. Lorsque Petit Jean vient lui demander son aide pour une ultime entreprise, il la lui accorde avec hésitation. Il se retrouve bientôt sur une île isolée, dans un prieuré, l’hôte de la mère supérieure (Jodie Comer) et d’un mystérieux lépreux.
"The Death of Robin Hood" résonne avec plusieurs films. Le premier est "La Rose et la Flèche" de Richard Lester, un film de 1976 avec Sean Connery et Audrey Hepburn, qui mettait déjà en scène un Robin des Bois vieillissant. Je l’ai vu tout gamin à la télévision. Ce film m’avait traumatisé. Pour moi, Robin des Bois était à jamais un héros jeune et vif, sautillant dans un juste-au-corps vert, comme dans le dessin animé de Walt Disney ou dans le film avec Errol Flynn. Le voir sur son lit de mort, vieux et usé, était, pour l’enfant que j’étais, inimaginable. Le second est "Logan", un film de 2017 avec Hugh Jackman dans le rôle d’un Wolverine vieillissant.
La critique a eu la dent dure contre ce film. Et il faut bien reconnaître qu’elle a eu raison. Il baigne dans une violence crue, parfois gratuite, qui justifie amplement son interdiction aux moins de douze ans. Il souffre surtout d’un scénario atone qui, une fois Robin réfugié sur son ile sous une fausse identité, fait du surplace avant un épilogue qui rappellera celui de "La Rose et la Flèche".
Bon en vingt cinq ans de cinéma, c’est la première fois que ça m’arrive, je suis sorti de la salle avant la fin….Faute à une énorme lourdeur de mise en scène…..Je détaille , tout est filmé dans l’obscurité, je n’ai pas des yeux de chats, et les dialogues n’ont aucun intérêt….Je continue on ne voit en gros, que Hugh Jackman en gros plan, monologuant donc et avec des cheveux gris ( pour ceux qui voient ) une barbe grise bref un personnage si âgé, qu’il est méconnaissable. Bref l’ennui, total, je n’ai pas résisté, je suis rentré voir Wimbledon à la télé….à vous de voir donc. Je n’ose conseillé.
Avec On l’appelait Robin des Bois, Michael Sarnoski s’empare d’un des mythes les plus célébrés du folklore anglais pour en révéler la face obscure : celle d’un homme violent et solitaire, hanté par ses crimes, qui n’a jamais été le héros que les récits ont raconté. Un film de rédemption peu conventionnel, porté par un Hugh Jackman bouleversant, qui cherche à s’adresser au plus grand nombre, mais dont la narration à deux vitesses pourrait en déstabiliser certains.
"Le titre français l’annonce sans détour. L’homme qui s’avance dans les premières images n’a plus rien du brigand bienveillant de la forêt de Sherwood que l’imaginaire collectif a consacré depuis des siècles. Pas de Marianne à arracher aux griffes du shérif de Nottingham, pas de compagnons joyeux avec lesquels partager le butin. Rien de romanesque, rien de romantique, et rien qui se rapproche des versions d’Errol Flynn, Kevin Costner, Patrick Bergin, Russell Crowe ou Taron Egerton. Il y a juste un vieux tueur usé qui erre dans un pays ravagé par la famine, la lèpre et la violence, cherchant une belle mort en échange de sa dette de sang. Robin des Bois n’a jamais été héroïque. Il s’est simplement bâti une légende assez grande pour cacher ses crimes et le film ose le formuler avec une franchise presque brutale dès l’ouverture."
"Et si Robin était le véritable monstre, et la prieure la seule figure de noblesse ? Un vieux texte d’histoire médiévale décrit d’ailleurs le personnage non comme un justicier mais comme un redoutable assassin dont le petit peuple aime à se raconter les aventures. Ce que Sarnoski cherche, au fond, c’est revenir à ce que les récits populaires ont recouvert, à savoir la dureté de vivre au XIIIe siècle. Le film met en avant l’importance des récits et des croyances dans ce monde ravagé. Des légendes tellement enjolivées qu’elles rebutent Robin, un bandit sans scrupule qui commence pourtant à questionner sa position d’homme et la manière dont il pourrait, avant de mourir, solder une dette qu’il n’a cessé de cumuler La première demi-heure est une démonstration de cruauté pure, où la violence est cyclique, et où se battre par amour ne suffit pas pour exister. Puis le film change de ton, presque brutalement. On quitte la boue et les terres gorgées de sang pour un petit jardin d’Eden, dans un rythme méditatif et contemplatif."
"On a affaire à un œuvre plus viscérale et moins spectaculaire. Mais c’est là que On l’appelait Robin des Bois dit ce qu’il a vraiment à dire : il n’y a que des hommes face à leur propre mortalité, à leurs vices, à ce qui reste d’humain en eux. Robin doit choisir entre une rédemption dans le verger du prieuré ou assumer son passé sanglant avant de tirer sa révérence. Le film suit les deux pistes jusqu’à ce qu’elles se croisent dans une impasse finale d’une grande retenue. On regrettera toutefois que Sœur Brigid (Jodie Comer) et la petite Margaret (Faith Delaney) soient trop en retrait dans la longue traversée du milieu, alors qu’elles portent chacune un deuil essentiel et que c’est souvent en leur présence que le film prend ses virages les plus inattendus vers l’émotion. Dix minutes de moins auraient suffi à resserrer ce que le récit finit par répéter."
"Tout cela ne fonctionnerait pas non plus sans Hugh Jackman, qui a passé 17 ans dans la peau de Wolverine, un personnage immortel, incapable de vieillir. Et voilà qu’il incarne un homme que ses propres crimes ont condamné. [...] La scène finale le laisse incarner la fragilité de Robin avec une sensibilité et une justesse remarquables. On ressort conquis et on mesure à quel point cet acteur, qui autant triomphé à Broadway que dans les blockbusters, n’avait probablement jamais eu l’occasion d’être aussi simplement et irrésistiblement humain."
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C’est un film sombre et dur où le réalisateur revisite l’histoire et le mythe de Robin des Bois sous un aspect moins héroïque que l’on connaîssait jusque là. Il s’agit là d’une adaptation très crépusculaire de ce personnage à la fin de sa vie où il est représenté comme un bandit sanguinaire et cruel qui se remet en question, magnifiquement incarné à l’écran par Hugh JACKMAN. La réalisation est soignée et l’on note bien l’opposition entre la dureté et la cruauté humaine face à la beauté des paysages sauvages irlandais qui servent de décor à ce film.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 16/06/2026 au Siège de Metropolitan à PARIS)
Une ambiance lourde, un Robin fatigué, cherchant à déconstruire le mythe. Colère, peine ? Il est autant hanté qu'il hante les plaines brumeuses. On l'appelait Robin des Bois abandonne le héros populaire pour suivre un homme dont le poids des souvenirs semble désormais plus dangereux que ses ennemis. Michael Sarnoski transforme ainsi une figure familière du patrimoine occidental en un personnage qui cherche moins à survivre qu'à comprendre ce qu'il reste de lui lorsque la légende cesse de le protéger.
Depuis des générations, Robin des Bois incarne l'image rassurante du justicier qui vole les puissants pour défendre les plus faibles. Le film choisit précisément de renverser cette certitude. Dès les premières séquences, Robin apparaît comme un vieil homme épuisé dont le corps porte les marques d'une existence consacrée aux pillages, aux massacres et aux règlements de comptes. La forêt ne représente plus un refuge romantique. Elle devient un territoire spectral où chaque chemin semble ramener vers une faute ancienne. Cette approche modifie profondément le regard du spectateur. Au lieu d'attendre les exploits d'un héros, il observe un homme prisonnier de sa propre réputation.
Le récit développe alors une réflexion plus universelle sur les récits que les sociétés fabriquent autour de leurs figures historiques. Robin découvre progressivement que la légende construite autour de son nom ne correspond plus à celui qu'il est devenu. Son identité publique s'oppose à sa mémoire intime. Cette fracture nourrit l'ensemble du film. Petit Jean demeure enfermé dans la violence apprise dès son enfance. Arthur grandit avec la vengeance comme seul héritage. Margaret représente au contraire la possibilité fragile d'une innocence qui survit malgré les traumatismes. Chacun porte les conséquences d'une violence qui ne s'arrête jamais avec la disparition des combats. Elle continue de circuler entre les générations sous la forme de souvenirs, de peurs ou de fidélités.
L'arrivée au prieuré introduit une rupture inattendue. La guérison physique devient secondaire face au travail intérieur qui attend Robin. Les gestes de soin, les silences et les échanges avec Sœur Brigid prennent davantage de poids que les affrontements armés. Cette bascule transforme profondément le récit. Le courage ne consiste plus à vaincre un adversaire mais à accepter la responsabilité de ses propres actes. Le film construit ainsi un nouveau mythe. Celui d'un homme qui comprend enfin que la grandeur ne réside pas dans l'invincibilité mais dans la capacité à regarder son passé sans chercher à le réécrire.
Cette évolution se retrouve également dans l'esthétique du film. Les paysages brumeux, les pierres du prieuré et les variations de lumière accompagnent constamment l'état psychologique des personnages. Les couleurs froides dominent les séquences marquées par la brutalité, tandis que des tonalités plus chaleureuses apparaissent lorsque Robin découvre une forme d'apaisement. Pourtant cette douceur demeure fragile. La menace ne disparaît jamais complètement. Elle continue d'habiter les regards, les blessures et les silences.
Cette construction visuelle explique aussi le rythme particulier de l'œuvre. On l'appelait Robin des Bois refuse la cadence habituelle des récits d'aventure. Les scènes contemplatives occupent une place essentielle. Les dialogues laissent souvent davantage de questions que de réponses. Cette temporalité peut surprendre une partie du public, mais elle permet surtout d'observer la lente reconstruction psychologique d'un homme qui ne peut plus se cacher derrière sa propre légende. Le spectateur est alors invité à participer activement au récit, à interpréter les non-dits et à accepter que certaines réponses demeurent volontairement incomplètes.
Le résultat s'éloigne radicalement des adaptations traditionnelles du personnage. Le film ne cherche plus à célébrer un héros populaire mais à interroger la manière dont naissent les mythes, comment ils déforment les êtres humains et ce qu'il reste lorsqu'ils s'effondrent. Robin cesse alors d'être une icône intemporelle pour redevenir un homme vulnérable, confronté à une vérité que les chansons et les récits héroïques avaient longtemps réussi à masquer.
Fresque historique bien sombre de Michael Sarnoski ! Plus de 2 heures pour casser un mythe …. Pourquoi donc ? Cette version est même déconcertante en comparaison aux précédentes, avec la seule note positive et poétique dans le parallèle de la couleur de la chevelure de Margaret et le coucher de soleil d’un soir d’ été ! Et si, peut être aussi le regard innocent de la petite Margaret ( Faith Delaney ). Mais les vingt dernières minutes suffisent largement à tenter de faire passer le message, alors que Robin des bois ( Hugh Jackman ), fatigué, au bout du rouleau, se livre à sœur Brigid ( Jodie Comer) religieusement ambiguë dans ses intentions enfouies. Bref, trois quart du film peuvent être ignorés tant les séquences de survie en milieu hostile donnent lieu à des scènes d’ une extrême violence. Reste la tentative de rédemption… Notons tout de même une photographie superbe, insuffisante pour effacer une déception globale…. Et même lâchons nous : une hérésie……!!**
Le réalisateur US Michael Sarnoski (« Sans un bruit, jour 1 ») s'amuse à ravager le mythe du célèbre Robin des Bois... Et l'enfant qui vit encore dans un petit coin de ma tête lui en veut beaucoup pour ça ! Dans son film, on découvre un anti-héros vieillissant, hanté par son passé et ravagé par les remords. Pas de Prince des voleurs, donc... Mais plutôt une vie de combats et de meurtres incessants, sans la moindre volonté de faire le bien ou d'aider les plus miséreux. Il en résulte un film sombre, parfois d'une violence inouïe, mais aussi d'une étonnante profondeur humaine et psychologique. L'acteur Hugh Jackman, totalement méconnaissable, porte le rôle sur ses gigantesques épaules avec un talent et une aisance incroyables. Du coup, l'adulte d'âge mûr que je suis la plupart du temps, s'est débarrassé du petit garçon agacé et s'est vraiment régalé avec cette œuvre puissante... Bien que particulièrement déstabilisatrice. Génial !
Sur le papier c'était vraiment intéressant de nous montrer Robin des bois sous un autre angle, celui d'un meurtrier sanguinaire, qui pour donner aux pauvres n'a pas hésité à massacré femmes et enfants toutefois dans les faits c'est plus laborieux. Ce film souffre d'un gros problème de rythme et est inutilement bavard, dommage de ne pas suivent les élucubrations de Robin et par le biais de flashbacks nous montré son cheminement, sa colère, sa violence, son idée de la justice. Au lieu de ça on n'a un Hugh Jackman qui blablate sur son île en se remettant de ses blessures et c'est tout. Il y a un côté The Northman dans ce film, qui déjà souffrait énormément de dialogues étirées. Assez décevant dans l'ensemble malgré la réalisation assez soigné.
C'est un film de violences, mais pas si affichées que ça. De toute façon, cela se passe en 1247, âge sombre parmi d'autres (jusqu'au nôtre). Il s'agit surtout, et essentiellement, de violences cérébrales. On ne sait même pas pourquoi des gens ont inventé ce conte d'un Robin des Bois méchant à la base, et d'ailleurs on s'en moque. Certes, dès le début, on comprend que ce personnage veut "une belle mort", malgré les remords qui l'assaillent (rêves ou spectres). Mais très vite on comprend qu'il est le contraire, qu'il comprend tout, et qu'il aide, par des actions et non par des mots (genre promesses, prières). Il démonte les ressorts de la vengeance, jusqu'à menacer ceux qui ne comprennent pas. "La vengeance est une malédiction qu'on maquille en devoir" dit-il en substance. Mais ça c'est à la fin. Entre-temps, il souffre - et il guérit ? Il comprend le nécessaire "équilibre des choses" - "un couteau coupe le pain ou la chair" dit la mystérieuse prieure. Un couteau peut construire un arc, tailler un arbre à greffer, euthanasier...
Merveilleux Hugh Jackman dans ce rôle christique, iconoclaste aussi ! Dommage qu'on ne voie pas davantage ce Petit Jean : l'acteur suédois Bill Skarsgård a de belles choses à montrer. Troisième personnage : la nature, extrêmement bien filmée, sentie pour représenter certaines âmes en peine. Ses extrêmes et sa lenteur (magnifique Irlande). Les extrêmes et la lenteur des dialogues aussi. La puissance des mots rares, dits par des acteurs hors-pair. Sans parler de deux ou trois chansons d'un Jim Ghedi, qui accentuent l'émotion ressentie. Puissance des chants irlandais... On a retenu Twa Corbies et The Lamentations of Round Oak Waters (une découverte par elle-même). L'auteur de toute cette mise en scène doit être un sacré bonhomme! - Pourquoi ce film rappelle quelque chose du film The Lighthouse (2019) avec Willem Dafoe et Robert Pattinson ? Mais qui était beaucoup plus pessimiste. Peut-être la mise en scène ?
C'est désolant de constater que la plupart des critiques négatives (dont celles, en tête, de critiques professionnels reconnus), viennent d'avoir cherché, et échoué, à trouver dans ce film ce qu'il n'est pas - peut-être l'absence de voix off pour leur expliquer, ou leur donner du cœur au cerveau ? Ou pas assez de messages téléphonés, ou sous-titrés ? Ou trop de culture chez ces gens ? Mais n'ignorez pas ces critiques, c'est le ressenti de la majorité (qui se définit aux antipodes de ce qui définit le personnage principal, et sans doute l'auteur). En général, l'humain n'aime pas trop ce qui est trop original.
J'allais voir ce film autant pour Hugues Jackman que pour la légende de Robin des bois. J'ai été très déçue. Deux parties très disparates :une première demi-heure type film d'horreur, gore et sanglante ensuite le voyage introspectif d’un homme sur sa fin. Je reste sur la mienne , de faim , avec jeu de mot hihi!
Une adaptation inedite de Robin des Bois, du moins les histoires qu'on connaît de celui qui prend aux riches pour donner aux pauvres, qui est, selon le film, une histoire inventée car dans ce long métrage, le héros est un antiheros vieillissant qui, avec le célèbre PetitJean, tuait froidement avec une violence extrême dans l'Angleterre du Moyen-âge. J'avoue que ces passages de la première demi-heure du film m'ont fait un peu peur mais la suite où il est soigné dans un couvent pour femmes, enfants et personnes blessés change de dimension et s'avère plus intéressante sur les valeurs, sur l'humanité et la réconciliation de la sagesse. Il ya des décors au départ crepusculaires de survie , qui s'illuminent à plus d'eclaircies par la suite servant bien l'histoire. Hugh Jackman paraît fantomatique au départ dans le rôle titre mais se révèle plus humain par la suite. Jodie Comer est étincelante en soignante du couvent et les seconds rôles sont pas mal. Regardable.
"On l'appelait Robin des Bois" est un film que j'ai plutôt bien apprécié. L'histoire est sympa et, dans l'ensemble, prenante. La première partie est remplie d'action et c'est divertissant. La seconde partie est assez longue et un peu moins intéressante. Après le film est violent.
Le film propose une relecture introspective du mythe de Robin des Bois qui intrigue d’abord par son approche psychologique. Cette plongée dans les doutes et contradictions du héros crée une curiosité réelle. Mais la narration reste enfermée dans un schéma répétitif qui limite toute évolution. Les mêmes motifs reviennent, affaiblissant progressivement l’intensité dramatique. Le rythme se fige, l’émotion promise ne se concrétise plus. Au final, l’ambition conceptuelle s’essouffle et l’ennui s’installe.