À l’origine, Vinciane Millereau et Julien Lambroschini travaillaient sur un film de genre. Le projet est finalement tombé à l'eau, mais un producteur d’UGC a apprécié leur style et leur a proposé d’écrire sur les rapports hommes/femmes. Pour renouveler le sujet, Julien a suggéré l’idée d’un voyage temporel. Vinciane explique :
"Cette thématique a été abordée de nombreuses fois et je ne voyais pas vraiment ce que j’allais pouvoir y apporter. Julien a eu l’idée du voyage dans le temps. Aborder le rapport hommes/femmes à travers ces deux époques nous permettait d’évoquer des problématiques très actuelles sur le ton de la comédie avec un vrai sujet de fond."
Le personnage de Michel s’inspire du père de Vinciane Millereau. Homme autoritaire, "père fouettard", il incarne l’archétype du patriarche des années 50. Vinciane l’a volontairement exagéré pour permettre une grande évolution dramatique. À l’opposé, Hélène reflète une modernité latente, passionnée de hula-hoop et de pantalons. Leur confrontation illustre un couple en mutation à travers les époques
Didier Bourdon et Elsa Zylberstein ont été choisis pour incarner Michel et Hélène. Le premier a été suggéré grâce à ses précédents travaux avec le producteur Olivier P. Kahn. La collaboration avec Zylberstein s'est elle aussi imposée comme une évidence grâce à leurs précédentes expériences en commun, mais aussi de par sa capacité d'incarner la force et la douceur d’Hélène.
Le décor de C'était mieux demain devait représenter deux époques distinctes. Une maison a été recréée en studio pour capturer l’esthétique colorée des années 1950 en opposition à l’aspect plus neutre de 2025. Le travail du chef décorateur Pierre Renson a permis de souligner visuellement le contraste temporel tout en imprégnant chaque époque d'une ambiance distinctive.
La machine à laver joue un rôle clé dans l’intrigue, servant de symbole pour la liberté gagnée par les femmes. En 1958, cet appareil est perçu comme un outil d'émancipation pour Hélène, ce qui crée un point de conflit avec Michel. Son inclusion souligne l'impact des progrès technologiques sur les dynamiques domestiques et sociales de l’époque.
Didier Bourdon et Elsa Zylberstein s’étaient déjà croisés au cinéma. Les deux acteurs avaient quelques scènes ensemble dans le film Natacha (presque) hôtesse de l’air, réalisé par Noémie Saglio.
Philippe Guilbert, le directeur de la photographie, a utilisé des objectifs anamorphiques pour les scènes de 1958, ajoutant du grain et de la saturation aux couleurs pour évoquer l’aspect d’un film d’époque. En 2025, ces techniques ont été abandonnées pour un rendu plus moderne et plus épuré, reflétant la vitesse et la frénésie de l’époque actuelle.
Vinciane Millereau et Julien Lambroschini souhaitaient donner leur chance à des comédiens peu vus au cinéma. Céline Fuhrer a ainsi été choisie pour son jeu singulier, parfait pour Yvonne. Romain Cottard, avec son allure entre supériorité et maladresse, s’est imposé comme Jacques. Mathilde Le Borgne, étudiante au Conservatoire, décroche son premier rôle au cinéma avec Jeanne. Même les rôles parents, confiés à Aurore Clément et Didier Flamand, ont été pensés comme des choix de cœur par les cinéastes.