La Bonne Étoile a été présenté en sélection officielle lors de l’édition 2025 du Festival du Film Francophone d’Angoulême.
Au départ, le film ne devait pas s’appeler La Bonne Étoile mais Idéaliste.
Avec ce nouveau film, Pascal Elbé cherchait une forme de simplicité. Son idée était que le spectateur se concentre surtout sur l’histoire racontée et non sur la mise en scène qui ne devait pas être trop virtuose et parasiter le propos. En cela, il s’est notamment inspiré de ce qu’avait fait Roberto Benigni avec La Vie est belle (1997).
Si Pascal Elbé n’écrit jamais un film en ayant des acteurs en tête, il a toutefois fait une exception pour La Bonne Étoile puisqu’il souhaitait absolument avoir Benoît Poelvoorde et Audrey Lamy pour les rôles de de Jean et Paulette Chevalin.
Benoît Poelvoorde joue ici le mari du personnage qu’interprète Audrey Lamy. Si les deux acteurs n’avaient jamais tourné ensemble jusqu’à présent, le comédien belge a toutefois donné la répliqué à la sœur de cette dernière, Alexandra, dans la comédie 7 Jours pas plus de Héctor Cabello Reyes (2017).
Le personnage de Madeleine, la Baronne qu’interprète Zabou Breitman, est un hommage à toutes les femmes résistantes ainsi qu’aux personnes issues de l’aristocratie ayant participé à l’effort de guerre qui ont peu à peu été effacés de l’Histoire au profit des seuls bons et méchants. Au départ, Pascal Elbé voulait faire cette réhabilitation avec un couple avant finalement de partir sur un seul personnage de femme.
Pour La Bonne Étoile, Pascal Elbé s’est aussi bien inspiré de la comédie à l’Italienne, pour ce mélange particulier entre humour et émotion, que du cinéma de Billy Wilder.
Deux motifs ont donné naissance à La Bonne Étoile. Il y a tout d’abord eu cette conversation dont Pascal Elbé a été témoin un jour alors qu’il se trouvait dans un café. Des personnes tenaient des propos stéréotypés sur une famille juive et le réalisateur a eu alors l’idée de réaliser une comédie pour déconstruire les idées reçues autour de la communauté juive. Dans un autre genre, il y a également eu la lecture d’un roman, Le Nazi et le Barbier (1971) d’Edgar Hilsenrath, un auteur juif allemand exilé aux États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale.
Le film a été tourné à l’été 2024 dans plusieurs communes du Grand Est comme Épinal, Plombières-les-Bains, Liverdun, Rambervillers, La Vôge-les-Bains ou encore Nossoncourt.
Avec ce film, Pascal Elbé retrouve Zabou Breitman qu’il avait déjà dirigée dans son second long-métrage, Je compte sur vous (2015). En outre, les deux comédiens s’étaient également donnés la réplique devant la caméra d’Alexandre Arcady pour le film 24 Jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi (2014).