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2,0
Publiée le 8 avril 2025
Pedro retourne en Argentine pour des vacances chez son cousin où il retrouve Maxi, qu'il avait croisé il y a plusieurs années. Des retrouvailles comme s'ils ne s'étaient jamais quittés. Une complicité évidente qu'ils ne cachent pas et entretiennent à leur manière. Les personnages de Javier Orán et Lautaro Bettoni sont lumineux et pleins de vie, mais Marco Berger n'en fait pas grand-chose. Je caricature un peu, mais c'est une histoire qui parle de la même chose pendant deux heures. Le flirt se résume à des blagues et à des sous-entendus en dessous de la ceinture. Oui, le nez de Pinocchio s'allonge quand il ment, on a compris... C'est tellement mal écrit avec des dialogues sans intérêt et un humour répétitif. Heureusement que c'est bien joué avec une bonne alchimie entre les personnages, car tout le reste rend le film lourd, agaçant et ennuyeux.
Un des meilleurs films de Marco Berger, très accompli et très en douceur. Description simple et efficace d’’une relation complexe entre 2 hommes, dont l’un s’interroge sur les difficultés de vivre la passation d’hétéro à gay.
L'un est gay, l'autre non, mais cela n'empêche pas de passer du temps à discuter et de se rapprocher, peut-être. Les amants astronautes rappelle quelque peu les prémices de Plan B, du même Marco Berger. Pas de conflits à l'horizon, y compris dans leur environnement proche, ces deux garçons peuvent s'adonner à un jeu de séduction, dont ils verront bien où il les mène, dans la douceur d'un été argentin, non loin de la plage. Le caractère ludique et romantique du film a quelque chose de rohmérien, avec un dialogue presque ininterrompu des deux protagonistes, composé de plaisanteries, de défis et d'allusions sexuelles directes qui font office de tendres provocations, qui ne portent pas à conséquence, puisque les deux partenaires s'amusent à faire semblant. A moins que non. Il y a certes un côté répétitif dans le long métrage, qui en fait parfois le charme singulier mais impose aussi ses limites. Il est facile de déceler la gravité sous la légèreté mais le cinéaste fait durer le suspense, mais y en a t-il vraiment un, dans la tête du spectateur, ni même, sans doute dans celui de ces astronautes de l'amour, sur l'orbite du désir ? L'alchimie entre les deux acteurs principaux fonctionne en tous cas à plein et la mise en scène, sans artifices, saisit parfaitement le climat de cette histoire, sans tension inutile, avec des enjeux extrêmement clairs.
Un film qui débute bien, mais qui s’essouffle par ses scènes qui ne se renouvellent pas assez et ses dialogues sans réels réflexions. Pas déplaisant mais l’intérêt peut sembler assez réduit.
Pedro est de retour en Argentine pour voir ses proches. Il retrouve Maxi, un jeune homme rencontré quelques années auparavant dont la réputation avec les filles n’est plus à faire. Pourtant, lors de ces vacances, ils vont bel et bien se rapprocher. Cette romance est tendre, drôle, hypnotique. Alerte coup de coeur pour ce magnifique film très romantique.
Un film solaire qui fait du bien! Les acteurs sont lumineux, on suit avec délice leur jeu du chat et de la souris avec des dialogues crus parfois cocasses.
Deux garçons qui tournent en orbite l’un autour de l’autre, dans un décor presque vide, comme suspendu. "Les Amants Astronautes" prend le temps (beaucoup de temps) de les laisser parler, flirter, hésiter. Dialogues (très) crus, jeux de séduction, silences embarrassés : on assiste à ce pas de deux comme on tiendrait la chandelle, entre fascination et légère lassitude. C’est drôle, souvent piquant, parfois répétitif, un peu comme du Rohmer en terrain queer. Mais ce qui maintient l’élan, c’est l’alchimie entre Javier Orán et Lautaro Bettoni, à la fois lumineux, tendres, irrésistiblement vivants. Leur présence suffit à donner de la gravité à cette comédie en apesanteur.
Un des meilleurs films de Marco Berger. Tellement solaire, rieur, joyeux, amusant, doux, sexy. Le cinéaste qui filme les garçons comme personne délivre son film le plus drôle et le plus attachant en repoussant les limites de la bromance. A voir et revoir.
Derrière un titre poétique, et une affiche à l'avenant, se cache un film assez vulgaire où l'on parle, parle, parle [spoiler] de taille du sexe, orifices, sans oublier le registre scato/spoiler] de façon quasi ininterrompue. Des tunnels de dialogues redondants, heureusement plutôt bien servis par les deux comédiens, et une photographie solaire qui met bien en valeur le cadre estival de cette bluette. C'est maigre, sur 1h56, d'autant que l'on voit arriver la fin à des kilomètres.
Un très beau film aux dialogues drôles, percutants, très fins. Des acteurs plus vrais que nature. La très bonne surprise de cet été 2025 ! À ne surtout pas manquer.
Le maître du cinéma de l'ambiguié homoérotique revient avec ce qui peut être considéré comme son chef d'oeuvre avec "Le Colocataire" . Les deux acteurs au charme irrésistible sont filmés avec une jubilation constante par une caméra en extase qui se juxtapose à celle du regard que Pedro pose sur Maxi et dont on sent bien qu'il ne tarde pas à être réciproque. Chaque sourire, chaque geste, et surtout chaque parole font monter crescendo le désir bouillonnant qui s'empare des personnages. Le réalisateur, aussi joueur et malicieux avec le spectateurs que les deux jeunes hommes entre eux, prend un malin plaisir à retarder ce qui semble se profiler comme une inévitable et explosive jouissance quasi cosmique ! Le meilleur de ce qu'on peut attendre d'un cinéma gay solaire et espiègle en ce début d'été. On a envie de bronzer, plonger, embrasser, frôler les peaux et tomber amoureux comme des adolescents rêvent de devenir astronautes.
un jeu de séduction permanent entre un gay et un hétérosexuel, jouant au couple et, dont le dénouement ne surprend pas. Beaucoup de bavardages redondants, d'inconcistance dans cette chronique longue et pas vraiment moderne. Le sex-appeal de L. Bettino reste une maigre consolation.
Mauvais. Je n’ai jamais vu un film avec des personnages aussi unidimensionnels : on ne sait rien d’eux hormis leur désir l’un pour l’autre. Ce fantasme de l’hétéro qui va virer gay me passe complètement à côté, d’autant que c’est fait de manière tellement peu contemporaine, tellement binaire, avec des relents biphobes et une centration sur les corps cis, blancs, bien foutus, jeunes - je peine à comprendre qu'un réalisateur gay puisse raconter cette histoire d'une manière aussi peu queer. C'est tellement inintéressant, long, mal joué. Toujours la même scène en boucle de ces deux gars qui font des blagues de b*te et de c*l, ça n’a aucune profondeur. Cela aurait pu faire un court-métrage mignon, et quelques faiblesses du scénario auraient pu être sauvées si les personnages étaient adolescents (on aurait mieux compris les dialogues), mais il n'en est rien, et ça n'a rien à dire. Je n’avais pas vu un aussi mauvais film depuis longtemps et je n’irai plus voir une production de Marco Berger.