Enzo
Note moyenne
3,5
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175 critiques spectateurs

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jean-marc AUBRY
jean-marc AUBRY

7 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2025
Très belle et très profonde analyse de l’adolescence toute en douceur, tout en force toute en question . Un scénario étonnant avec un jeu remarquable de l’acteur incarnant Enzo mais pas seulement. Le portrait d’une famille face aux interrogations inexplicables de l’adolescence … le scénario est inattendu et la finesse de l’analyse le transcende ! Pour qui côtoie les adolescents une belle leçon d’humilité ! Un film touchant et attachant . Bravo à son initiateur malheureusement disparu et merci au réalisateur qui en as repris le flambeau .
Patrice Geay
Patrice Geay

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2025
magnifique film avec la toujours impeccable Élodie bouchez et un Enzo magnifique
ce film m'a surtout touché par l'amour inconditionnel de ses parents sans qui Enzo aurait pu partir à la dérive bi n plus dramatiquement
Yves G.

1 846 abonnés 4 022 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2025
Enzo a seize ans. Il est issu d’un milieu favorisé qui le pousse à faire des études. Mais Enzo a choisi contre toute raison de suivre un CAP maçonnerie et de travailler de ses mains. En stage sur un chantier, il se rapproche de Vlad, un jeune maçon ukrainien, pour lequel il ressent une attirance trouble.

Laurent Cantet est mort en avril 2024 des suites d’un cancer sans avoir fini la réalisation de son dernier film. C’est Robin Campillo, son ami de toujours rencontré à l’IDHEC au début des années 80, qui avait cosigné plusieurs scénarios de ses films avant de passer derrière la caméra, qui a mené la tâche à bien. Le geste, profondément émouvant, justifie déjà à lui seul le détour au risque d’hypothéquer l’objectivité de la critique qu’on peut faire de ce film.

"Enzo" a été tourné à La Ciotat, une ville qui, depuis les frères Lumière a été rarement filmée. Je ne connais guère que "L’Atelier", un précédent film de Laurent Cantet justement, qui l’ait choisi pour cadre. Pourtant la lumière méditerranéenne y est belle, les vues sur mer paradisiaques et les hautes falaises de la calanque de Figuerolles particulièrement impressionnantes.

"Enzo" s’inscrit parfaitement à l’intersection des cinémas de Cantet et Campillo. Cantet est un réalisateur de la juste place (comme Annie Ernaux en littérature) : quelle est ma place se demandent les jeunes héros de Ressources humaines, d’"Entre les murs" ou de "Arthur Rambo". Campillo lui est un réalisateur de l’homosexualité ("Eastern Boys", "120 bpm"). Leur Enzo est un adolescent, à peine sorti de l’enfance, qui cherche sa place et découvre son homosexualité.

Le sujet est intéressant et il serait bien injuste de lui reprocher d’être mal traité. En particulier les deux parents d’Enzo évitent la caricature dans laquelle ils auraient pu sombrer (Elodie Bouchez et Pierfrancesco Favino, l’un et l’autre impeccables). Il encourt toutefois selon moi deux critiques.

La première est son hypothèse de base. J’ai trouvé le personnage peu crédible. J’ai du mal à croire – la faute à mes préjugés de classe ? – qu’un garçon de seize ans puisse se prendre de passion pour la maçonnerie et tourner le dos à l’avenir privilégié que ses parents ont dessiné pour lui.

La seconde la plus rédhibitoire est le tempo languissant du film où il ne se passe hélas pas grand-chose au point qu’on s’y ennuie ferme.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2025
Coécrit par Laurent Cantet et Robin Campillo, puis réalisé par Campillo seul après le décès de Cantet, ce film est un roman d’apprentissages multiples, où l’on sent bien la patte de chacun des deux hommes, celle de Cantet dans la dimension professionnelle et sociale, celle de Campillo dans la dimension sensuelle et amoureuse. Le récit de la rébellion “posée” et du transfuge de classe radical du personnage principal est certainement plus original que la chronique de l’éveil de ses désirs et sentiments, entre élans impulsifs, confusion et mal-être. L’évocation de l’Ukraine, en toile de fond, demeure quant à elle un peu anecdotique. Mais l’essentiel des relations humaines est abordé avec une vraie délicatesse, un mélange heureux de précision et de justesse dans les dialogues comme dans la mise en scène. Il y a aussi beaucoup de douceur dans le regard sur les personnages, qui contraste souvent gracieusement avec leur agitation intérieure. Les deux acteurs principaux (Eloy Pohu et Maksym Slivinskyi, non professionnels) ont à la fois présence et épaisseur, tandis qu’Élodie Bouchez et Pierfrancesco Favino forment un beau couple de cinéma et une belle incarnation de la parentalité.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
Enzo, 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Sous la pression de son père, qui espérait le voir poursuivre des études supérieures, il cherche à s'affranchir du cadre familial assez bourgeois, confortable mais étouffant. C'est sur les chantiers, aux côtés de Vlad, un collègue ukrainien, qu'Enzo découvre un nouvel horizon et spoiler: commence à comprendre qui il est vraiment.



"Enzo" est un film qui rend hommage à l'amitié et à la collaboration de longue date entre Robin Campillo et Laurent Cantet. Après la disparition prématurée de ce dernier, Campillo a choisi de réaliser le film de son ami, mêlant leurs univers et thématiques communes, des questions de classes sociales spoiler: aux complexités du désir amoureux.


La chronique se déroule lentement, mettant en place une histoire implacable. Enzo, adolescent bourgeois en quête de sa place dans une famille peu communicative, trouve refuge sur un chantier. Ce cadre devient pour lui une échappatoire vers une vie plus authentique. Le film aborde également des thèmes comme la guerre en Ukraine, qui résonne en arrière-plan, spoiler: et la découverte de l'homosexualité par Enzo, un parcours maladroit et excessif, mais empreint de nuances.


Campillo opte pour un cinéma doux et mystérieux, soutenu par un casting de qualité. Élodie Bouchez et Pierfrancesco Favino incarnent des parents aimants mais inconstants, tandis que Maksym Slivinskyi et Eloy Pohu se révèlent dans leurs rôles respectifs de réfugié ukrainien et spoiler: d'adolescent tourmenté.


En somme, "Enzo" est une histoire touchante spoiler: d'éveil et de découverte de soi
, sans être surlignée. Le film, bien que poignant, reste ancré dans une réalité parfois crue, offrant un hommage sincère mais mesuré à l'ami disparu de Campillo.
P Labarthe
P Labarthe

6 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2025
un beau film qui met en scène des mondes qui se côtoient, se désirent, se heurtent. un portrait fin et touchant d'un adolescent
kernel_33
kernel_33

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2025
Une belle chronique sur la crise existentielle de l’adolescence, avec le début de la recherche de soi et de la construction du futur jeune adulte en devenir.

L’acteur qui interprète Enzo, non professionnel qui vit là son premier film, est très convaincant dans le mutisme qui laisse ressentir la tempête émotionnelle et intellectuelle qui grandit en lui. Il ressent un mal-être profond et en même temps très diffus, inexplicable. Il ne se sent pas à sa place ni en phase avec son statut social et sa famille, pourtant aimante, attentionnée et qui peut lui offrir un confort et des opportunités d’avenir que nombre de jeunes lui enviraient. Mais ses parents, en ne le soutenant et ne le comprenant qu’à moitié, l’étouffent. Lui se sent très mal à l’aise avec son statut social, il le dégoûte presque, alors il le rejette et cherche à s’en démarquer, s’en affranchir, sans toutefois avoir encore les épaules pour cela (à seize ans, quoi de plus normal).

Il est en définitive complètement paumé, tout en cherchant sa voie hors des sentiers battus, d’autant que la plupart de ses tentatives et explorations sont contrariées ou échouent d’une manière ou d’une autre. L’acteur fait ressentir tout à la fois une innocence, une frustration et une mélancolie qui l’emmènent au bord de l’implosion, mélange d’émotions joliment métaphorée par la falaise de la scène de la baignade.

Débutant comme un film social (les frères Dardenne sont à la co-production), pour finalement s’en détourner et aller explorer les thèmes de la sexualité, de l’amour et de l’autodestruction, « Enzo » est un peu lent et manque un peu d’une direction plus claire, d’une écriture plus travaillée (les dialogues sonnent parfois un peu faux) et d’une conclusion plus tranchée. Porté cependant par une mise en scène précise et expressive, au plus près des cœurs et des corps, et soulevant des questionnements et des sensations qui vous travaillent plusieurs jours à la suite du visionnage, il vaut franchement le coup d’œil, pour les amateurs du genre.
Sébastien Auer Granger
Sébastien Auer Granger

4 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
隣 Un film d'initiation aussi brut que touchant.

Dans Enzo, Robin Campillo reprend le flambeau du regretté Laurent Cantet pour nous livrer un portrait vibrant d’un ado en rupture avec son monde. Enzo, 16 ans, fuit les attentes bourgeoises de sa famille pour se construire entre bétonnière et premiers émois.

La mise en scène est sobre, presque documentaire, mais d'une justesse rare. Éloy Pohu est bouleversant, tout en retenue, face à Maksym Slivinskyi, charismatique et énigmatique. Le soleil du Sud, la poussière du chantier, le frisson du désir : tout est filmé avec une sincérité désarmante.

易 Un film qui parle de classe, de masculinité, de guerre, mais surtout de choix.
 Final doux-amer, comme une fin d’été qu’on n’oubliera pas.

➡️ À voir si tu aimes les récits intimes, politiques, et profondément humains.
⭐ 4/5
Thierry TEMIME
Thierry TEMIME

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juin 2025
Je n'ai pas retrouvé la pâte de Campillo et sa faculté de nous mettre en tension. Mais là ? L'écriture du scénario ne lui a sans doute pas permis de mettre en avant tout son talent au service du film.....Prévisible, superficiel, plat parfois.... souvent ennuyeux.... quelle déception!
sigmund1
sigmund1

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juin 2025
Personnages psychologiquement improbables ou stéréotypés, scénario incohérent, photographies tirées d'une brochure touristique. Film mortellement ennuyeux.
Philippe C
Philippe C

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2025
Je me suis un peu ennuyé
C'est assez cliché bobo parisien
Dommage car les acteurs sont bons. Le film est bien filmé
spoiler: Certaines scènes font déjà vues ]comme la fête du frère et la crise d'Enzo

Le film est sympa mais pour moi ca vaut max
Morgan Durand
Morgan Durand

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2025
"Enzo" est encore un très bon film de Robin Campillo. Les acteurs sont excellents, la réalisation est fine et rend les personnages puissants et intéressants.
Certaines images sont magnifiques, notamment pendant une scène de baignade dans la nature.
Je suis heureux d'avoir vu ce film dont le propos est traité de manière intelligente et belle.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2025
Enzo casse les codes, pas la baraque

Enzo surprend : le personnage a seize ans, c’est très jeune, on l’oublie un peu vite car le garçon a décidé de bousculer son existence bourgeoise et d’exercer un métier d’homme, il veut devenir maçon. Quels sont les ressorts de sa motivation pour ce métier physique qui le fatigue et parfois le blesse, c’est un mystère pour ses parents et pour le spectateur. Mais ce qui fait d’Enzo joué par Éloy Pohu un personnage inoubliable c’est que c’est peut-être un mystère pour lui aussi. De quelle névrose Enzo est-il le sujet et quels désirs l’habitent ? Ne rien spoiler. Le film de Laurent Cantet lui survit : le réalisateur est mort à soixante-deux ans (le bel âge) avant de l’achever. Cantet avait un très bon ami qui se trouvait être, lui aussi, un grand réalisateur, c’est donc Robin Campillo qui a terminé le film. Un beau témoignage d’amitié. Et d’une certaine manière, une réussite. Mais était-il besoin de ces péripéties du chantier, ces échelles que l’on monte pour redescendre aussitôt par un autre chemin, ces pierres que l’on jette, qui encombrent et qu’on devra balancer plus loin, à se demander si les réalisateurs connaissaient quelque chose à la maçonnerie. Et quid du pédigrée ukrainien de l’autre maçon qui prend Enzo sous son aile ?, le scénario aurait fonctionné sans (je n’ai pas aimé qu’on me laisse dans la panade quand il s’engueule avec son compatriote en me privant de sous-titres en français). En conclusion, un personnage en construction qui m’a profondément touché mais un film gâché par quelques scènes auxquelles il est difficile de croire.
Jérôme
Jérôme

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2025
Enzo est un film intelligent et ambitieux, mais qui m’a laissé sur une impression mitigée. Sur le papier, l’idée de croiser un drame social sur le déclassement volontaire d’un adolescent bourgeois avec une histoire d’éveil sentimental, avait tout pour me séduire. Et certaines choses fonctionnent très bien.

À commencer par l’interprétation d’Eloy Pohu, remarquable dans la retenue et l’intériorité : on croit à son mal-être, à sa fragilité, à ce besoin confus de fuir un monde trop bien tracé. Le père, incarné par Pierfrancesco Favino, est également très juste : touchant, maladroit, aimant mais dépassé. La mère, jouée par Élodie Bouchez, est parfaite dans son rôle maternel – douce, inquiète, contenue.

Là où le film me perd un peu, c’est dans l’articulation entre ses deux récits. J’ai eu le sentiment de voir deux films en un, qui se côtoient sans jamais vraiment s’intégrer. D’un côté, le portrait d’un ado qui rejette son milieu et cherche à se réinventer au contact du travail manuel – un thème fort et bien mené. De l’autre, une relation amoureuse ambiguë avec un ouvrier ukrainien (Vlad), à laquelle s’ajoute une toile de fond géopolitique sur la guerre en Ukraine. Ce deuxième pan m’a paru plaqué, comme ajouté a posteriori. L’attirance d’Enzo pour Vlad aurait pu être plus subtile, mais l’acceptation immédiate du désir par Vlad, pourtant issu d’un milieu a priori conservateur et viril, manque de crédibilité. Quant à l’obsession soudaine d’Enzo pour le conflit ukrainien, elle semble davantage opportuniste que réellement intégrée au récit. Le film évoque ce contexte sans vraiment l’explorer.
Dans la première partie du film, le rythme est lent, introspectif, et fonctionne bien avec l’univers installé et le décor du sud. L’intrigue décolle doucement, au fil des gestes, des regards, des silences. Le dernier acte, lui, est plus intense, plus clair et chargé émotionnellement, apportant une vraie densité au chemin parcouru par le personnage.
Si on veut être perfectionniste, j’ajouterai deux petites choses. D’abord, le personnage d’ingénieure incarné par Élodie Bouchez n’existe que sur le papier : ni son langage, ni sa posture, ni ses réactions ne le laissent deviner. On sent que ce métier n’a pas été documenté – elle aurait sans doute été plus crédible dans un univers artistique ou littéraire. Ensuite, le chef de chantier, pourtant bien interprété dans l’attitude, affiche une diction trop parfaite, presque académique, pour un contremaître du sud. Ce sont des détails, bien sûr, mais dans un film qui revendique un certain naturalisme, ils détonnent légèrement.
Enzo reste un film sincère, parfois très touchant, porté par de belles performances et des intentions fortes. Mais il aurait gagné à resserrer son propos, à mieux articuler ses dimensions sociales et sentimentales.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2025
Très intéressant film de réalisé et de mis en scène seul par Robin Campillo qu'il a mis en scène en hommage à son ami Laurent Cantet , qui s’est éteint le 25 avril 2024 des suites d'un Cancer incurable , qui lui a écrit le film !
Ce film Posthume est un récit d'émancipation à travers un magnifique portrait d'adolescent, tendre et bouleversant !
Eloy Pohu, acteur non professionnel, et Maksym Slivinskyi , maçon dans la vraie Vie, sont excellents dans leurs rôles !
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