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Vu en avant-première. Un film qui fait réfléchir, plein d’humanité et de vie. Porté par un duo d’acteurs plus vrai que nature. Du Grand Costa-Gavras.
Avec "Le Dernier souffle", Costa‑Gavras, à 91 ans, revient sur un terrain intime et sociétal : la fin de vie. Il filme les échanges entre un écrivain anxieux face à la mort et un médecin de soins palliatifs qui lui ouvre les portes d’un univers confronté à l’ultime instant. Le film alterne entre saynètes dans l’unité hospitalière et discussions philosophiques, illustrant plusieurs trajectoires de fin de vie : celle qui revendique son choix, celle qui résiste, celle qui accepte dans la dignité. Sur le papier, le sujet est noble et nécessaire, mais l’ensemble se révèle souvent trop scolaire : le découpage en petites scènes successives donne l’impression d’un film haché plutôt que fluide. On peine à s’attacher aux destins évoqués, tant le propos reste extérieur, explicatif plus qu’infusé.
À son âge, il est peu surprenant que Costa-Gavras s’intéresse à la fin de vie à travers ce long dialogue entre un écrivain et un médecin en charge de soins palliatifs. Un dialogue qui est l’occasion de nombreuses rencontres touchantes au sein d’un film peu narratif.
Voir un film de Costa Gavras c'est être tenu par la main pour être tiré dans un monde dont on ne connait pas les codes et pourtant un monde qui existe à coet de nous. Aujourd'hui il s'agit de la fin de vie, hier c'était la politique. Et nous avons toujours cet oeil neuf car il ne cherche pas à nous imposer sa vision mais juste de nous en montrer les traits.
Malgré son côté un peu scout par ses bonnes intentions, le film reste intéressant par son sujet assez peu souvent abordé
Le Dernier souffle est, à l’instar de la filmographie de Costa-Gavras, tout entier engagé dans un combat politique, en ce que la représentation des soins palliatifs constitue moins son sujet principal qu’un contrepoint à même d’interroger la place que nous laissons
spoiler:
à la mort dans notre société utilitariste
. La construction du récit procède par énumération de saynètes plus ou moins théâtrales, chacune mettant en scène un ou plusieurs des personnages au contact d’un chœur qui commente l’action pour mieux intégrer la voix du peuple, confusion de sagesse et de peur face à l’inconnu. La pratique de spoiler: l’IRM initiale
sert de métaphore à un scanner du milieu hospitalier : nous déambulons de service en service, accompagnés du docteur Augustin Masset, sommes ainsi à l’image de l’écrivain Fabrice Toussaint, c’est-à-dire des spectateurs tour à tour étrangers au microcosme investi et concernés par ses préoccupations. Ce statut paradoxal du protagoniste sert de rempart à tout discours généraliste ou théorique, réinjecte en permanence sensibilité et authenticité au sein de dialogues qui sonnent toujours justes. Une réussite rappelant, si besoin, la vivacité esthétique et intellectuelle de son cinéaste.
. La construction du récit procède par énumération de saynètes plus ou moins théâtrales, chacune mettant en scène un ou plusieurs des personnages au contact d’un chœur qui commente l’action pour mieux intégrer la voix du peuple, confusion de sagesse et de peur face à l’inconnu. La pratique de spoiler: l’IRM initiale
sert de métaphore à un scanner du milieu hospitalier : nous déambulons de service en service, accompagnés du docteur Augustin Masset, sommes ainsi à l’image de l’écrivain Fabrice Toussaint, c’est-à-dire des spectateurs tour à tour étrangers au microcosme investi et concernés par ses préoccupations. Ce statut paradoxal du protagoniste sert de rempart à tout discours généraliste ou théorique, réinjecte en permanence sensibilité et authenticité au sein de dialogues qui sonnent toujours justes. Une réussite rappelant, si besoin, la vivacité esthétique et intellectuelle de son cinéaste.
Ce n'est pas la première fois que le thème de la fin de vie est abordé au cinéma. Kad Merad et Denis Podalydès vont devenir amis, le premier exerçant dans un service de soins palliatifs, et le deuxième, philosophe et curieux de comprendre les angoisses des patients, mais aussi les siennes. C'est un film où l'empathie est de mise. On peut lui reprocher à l'image d'un Kad Merad outrepassant un peu ses fonctions son côté angélique. Seulement, sur ce sujet universel, Costa-Gavras peut compter sur des seconds rôles qui apportent un réel plus au film et même parfois des moments de drôlerie au milieu de cet univers où la mort n'est jamais loin. Un ensemble qui témoigne de la profonde humanité des soignants et que dire de la scène finale. Je le conseille.
Cette nouvelle production du grand Costa-Gavras est difficile à évaluer. Il y a en effet beaucoup à dire sur la mise en scène ; le film est trop écrit, les répliques ressemblent à des leçons et certains dialogues sonnent faux. Mais si l'on passe sur la forme, il faut constater que le sujet de la fin de vie est traité avec une grande intelligence. Il y a indéniablement un point de vue. Le film n'est pas neutre et Gavras argumente. Kad Mérad sert de passeur ; c'est lui qui nous ouvre les portes de l'humanité, montrant que la fin de vie est propre à chacun et qu'il n'y a pas de réponse unique. C'est une marqueterie de situations, toutes très touchantes.
Un film étrange mais qui invite à la réflexion.
Un film étrange mais qui invite à la réflexion.
Balade dans une unité de soins palliatifs entre un médecin spécialisé et un philosophe curieux et inquiet. Le thème de la fin de vie nous a touché, nous touche ou nous touchera tous, forcément. Mais Gavras loupe complètement son film en le cataloguant, ce qui anéantit toute émotion.
Cela va faire six ans qu’on n’avait pas eu de nouvelles de Costa-Gavras, l’un des cinéastes les plus européens en activité. Européen car il tourne dans différentes langues dudit continent et au sein des pays qui le constituent avec des acteurs de tous horizons et nationalités selon le sujet. À ce niveau, c’est un spécimen assez rare... D’ailleurs, ses derniers films étaient plutôt mineurs (du passé inaperçu « Adults in the room » au raté « Eden à l’ouest ») et il n’a pas tourné de véritable grand film depuis « Amen » il y a plus de vingt ans. Le réalisateur de « Z » surprend en tournant un film très français sur tous ses aspects. Il adapte un roman qui prend la forme d’un dialogue entre un médecin et un philosophe sur le thème passionnant et très à la mode de la fin de vie.
On n’a pas lu le roman mais c’est clairement le problème qui handicape fortement « Le dernier souffle » : le passage du roman au grand écran ne fonctionne pas. Enfin, pas toujours. Durant tout le long-métrage on se dit que ce sujet, ou en tout cas la manière dont il est traité ici, aurait bien mieux fonctionné s’il avait pris le chemin du documentaire. Cette succession de saynètes au sein desquelles différents cas de patients en fin de vie vont nous être présentés avec les réflexions et réactions des deux personnages principaux en corolaire vire parfois au catalogue. Et le procédé n’est pas vraiment cinématographique. Cela se voit également dans la mise en scène de Costa-Gavras qui tente de dynamiser un matériel figé en rendant ses plans mobiles sur un sujet et des décors qui n’en demandaient pas tant.
En outre, il y a pas mal de passages qui sonnent faux. Probablement dû à des dialogues tirés du livre qui passent mal de l’écrit à l’oral. De nombreuses répliques paraissent en effet trop écrites et manquant de naturel, notamment dans les séquences hors de l’hôpital. Il y a aussi des séquences complètement ratées comme celle de la danseuse de flamenco, tire-larmes et presque ridicule. En revanche, d’autres fonctionnent à merveille et nous déchirent le cœur comme celles mettant en scène une Hiam Habbas, impériale.
On est donc tiraillé entre un film singulier et qui n’a pas choisi le bon format, donc partiellement raté, et les passionnantes réflexions que provoquent le sujet à travers tous ces cas ainsi que les piques envoyées au monde des soins, rarement entendues comme cela au cinéma. Le casting quatre étoiles autour d’un Denis Podalydès fantastique comme toujours et d’un Kad Merad au jeu un peu trop sobre (comme s’il voulait s’effacer le plus possible et s’écarter de ses compositions comiques) est admirable et on prend un certain plaisir à suivre ces histoires plus ou moins intéressantes. Mais « Le dernier souffle » demeure un film mosaïque paradoxal dans ses choix artistiques et s’il nous laisse plein de questions en tête (le réalisateur se garde un peu trop de donner des réponses), un documentaire tiré de ce livre restait probablement la meilleure option.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
On n’a pas lu le roman mais c’est clairement le problème qui handicape fortement « Le dernier souffle » : le passage du roman au grand écran ne fonctionne pas. Enfin, pas toujours. Durant tout le long-métrage on se dit que ce sujet, ou en tout cas la manière dont il est traité ici, aurait bien mieux fonctionné s’il avait pris le chemin du documentaire. Cette succession de saynètes au sein desquelles différents cas de patients en fin de vie vont nous être présentés avec les réflexions et réactions des deux personnages principaux en corolaire vire parfois au catalogue. Et le procédé n’est pas vraiment cinématographique. Cela se voit également dans la mise en scène de Costa-Gavras qui tente de dynamiser un matériel figé en rendant ses plans mobiles sur un sujet et des décors qui n’en demandaient pas tant.
En outre, il y a pas mal de passages qui sonnent faux. Probablement dû à des dialogues tirés du livre qui passent mal de l’écrit à l’oral. De nombreuses répliques paraissent en effet trop écrites et manquant de naturel, notamment dans les séquences hors de l’hôpital. Il y a aussi des séquences complètement ratées comme celle de la danseuse de flamenco, tire-larmes et presque ridicule. En revanche, d’autres fonctionnent à merveille et nous déchirent le cœur comme celles mettant en scène une Hiam Habbas, impériale.
On est donc tiraillé entre un film singulier et qui n’a pas choisi le bon format, donc partiellement raté, et les passionnantes réflexions que provoquent le sujet à travers tous ces cas ainsi que les piques envoyées au monde des soins, rarement entendues comme cela au cinéma. Le casting quatre étoiles autour d’un Denis Podalydès fantastique comme toujours et d’un Kad Merad au jeu un peu trop sobre (comme s’il voulait s’effacer le plus possible et s’écarter de ses compositions comiques) est admirable et on prend un certain plaisir à suivre ces histoires plus ou moins intéressantes. Mais « Le dernier souffle » demeure un film mosaïque paradoxal dans ses choix artistiques et s’il nous laisse plein de questions en tête (le réalisateur se garde un peu trop de donner des réponses), un documentaire tiré de ce livre restait probablement la meilleure option.
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Un film intéressant mais inégal sur la fin de vie.
Coté positif, c’est bien joué, on ne s’ennuie pas malgré le thème plutôt austère, et cela a le mérite de poser le debat sur un thème particulièrement d’actualité dans notre société vieillissante.
Coté négatif, le centre de soins palliatifs est montré de manière particulièrement idyllique, et on se demande si le metteur en scène a jamais mis les pieds dans ce genre d’établissement, car on est pas loin de la publicité mensongère….
Également la scène avec les gitans est exagérée ,trop longue et n’amène pas grand chose.
Pas mal mais pas sans défauts…
Coté positif, c’est bien joué, on ne s’ennuie pas malgré le thème plutôt austère, et cela a le mérite de poser le debat sur un thème particulièrement d’actualité dans notre société vieillissante.
Coté négatif, le centre de soins palliatifs est montré de manière particulièrement idyllique, et on se demande si le metteur en scène a jamais mis les pieds dans ce genre d’établissement, car on est pas loin de la publicité mensongère….
Également la scène avec les gitans est exagérée ,trop longue et n’amène pas grand chose.
Pas mal mais pas sans défauts…
Dans ce nouveau film, Costa Gavras aborde la question de la mort de manière philosophique, avec la rencontre d’un écrivain et d’un chef de service de soins palliatifs. On y assiste à une succession d’histoires, de récits, de fin de vies. Le film est un peu bavard et prétentieux, la présence de Denis Podalydès n’arrange rien.
La dernière heure, le dernier souffle, les derniers instants et…les premières réflexions. Le jeu de Kad Merad et de Denis Podalydes est agréable mais le réalisateur ne fait qu’effleurer un bien vaste sujet.
Film intéressant qui assemble plusieurs fins de vie de patients dans l'unité de sois palliatifs d'un hôpital, la plupart à cause de cancers. La question maîtresse du film est : mais pourquoi à un moment une personne décide de quitter la vie? Est ce qu'elle attend d'être entourée? D'avoir accompli un dernier plaisir ?
Bon jeu des acteurs. Film original même si le sujet reste grave.
Bon jeu des acteurs. Film original même si le sujet reste grave.
En deça de ce que l'on peut attendre au regard des artistes investis dans le projet. Certes, de jolis moments, presque de la poésie dans certains dialogues, mais un cruel manque de réalisme.
On nous donne à voir un service modèle d'hôpital bien équipé et de personnel disponibles, où les malades philosopheraient avec leur visiteur. La mort est certes affaire de vivant, de foi, de questionnements et de peurs mais aussi de corps et de tripes. C'est ce qui manque ; l'émotion est quasi absente.
On nous donne à voir un service modèle d'hôpital bien équipé et de personnel disponibles, où les malades philosopheraient avec leur visiteur. La mort est certes affaire de vivant, de foi, de questionnements et de peurs mais aussi de corps et de tripes. C'est ce qui manque ; l'émotion est quasi absente.
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