Une jeune fille disparue dans le désert égyptien réapparaît mystérieusement 8 ans plus tard. Mais ses parents étaient loin d’imaginer ce qu’ils allaient découvrir…
Pour son troisième long-métrage, Lee Cronin (Evil Dead Rise - 2023) réalise une nouvelle variante sur le thème de la momie, bien loin des précédentes productions "Universal Monsters". Une réalisation craspec qui tutoie parfois le body-horror (l’interdiction aux moins de 16 ans peut se comprendre), mais dont le scénario manque cruellement d’originalité.
Le Réveil de la momie (2026) se démarque des précédents films du monstre à bandelettes par son côté horrifique en mettant notamment l’accent sur l’aspect dégueuIasse (le réalisateur n’est jamais avare pour pousser le curseur). Mais là où le film se démarque, c’est que l’on a principalement affaire ici à un film de possession façon L'Exorciste (1974), avec tous les clichés inhérents au genre
(la gamine qui flotte, se contorsionne et fini par te vomir à la gueuIe)
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« Ne t'inquiète pas, grand-mère, c'est marrant d'être morte ! »
Côté scénario, on préférera faire abstraction des nombreuses incohérences
(en effet, il est plutôt curieux de constater que des médecins puissent conseiller aux parents de récupérer leur gamine cadavérique plutôt que de la garder en hospitalisation, de même que les parents ont mis un temps considérable avant de se rendre qu’il serait peut-être judicieux de la faire interner… et puis évidemment, on fermera les yeux sur l’absence totale de manucure, quand on voit la gueule des ièps de la gamine, on n’a qu’une envie, c’est de la finir au lance-flammes. Néanmoins, il faut bien reconnaître que l’on obtient ici, l’un des plus beau coupage d’ongles de l’Histoire du cinéma, c’était crispant et inattendu. Enfin, on en oublierait presque la détective qui, sur un coup de tête, décide de quitter l’Égypte pour se rendre au Nouveau-Mexique)
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Enfin, concernant la mise en scène, on se prend au jeu, le film divertit avec aisance et ce, malgré une durée qui pourrait paraître excessive pour un film d’horreur grand public. Néanmoins, pour les frissons on repassera (malgré quelques jump scares disséminés ici et là, pas l’ombre d’un sursaut à l’horizon, c’était le néant total).
Au final, c’est plutôt désolant car le film avait des atouts indéniables (superbes makeups effects et un sound design de taré), sauf que le film s’étire bêtement en longueur et surtout, nous offre un climax totalement claqué et dont on aurait préféré s’abstenir, dommage.
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