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Omg151
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1,0
Publiée le 24 janvier 2026
Comment massacrer un grand livre ? Le film d'Assayas échoue sur toute la ligne, par une accumulation de faits, de dialogues et de personnages sans créer de tension, d'enjeux et de dynamiques entre eux. Et surtout pas de cinéma. Mal filmé ( à moitié flou et lumière baveuse) comme une série Netflix avec drônes et champs contre champs permanents, tout est très paresseux et répétitif. Le film est chapitrés en épisodes : le Koursk, les oligarches etc..., de manière très scolaire. Pour ajouter une présence féminine dans ce monde de mâles dominants, invention d'une love story artificielle avec une actrice en surjeu et agaçante, qui n'apporte rien. Jude Law en Poutine a peu de scènes et serre très bien les dents, avec son accent british ! Paul Dano fantomatique est assez palot alors que son personnage devrait être passionnant et résonne tellement avec le monde d'aujourd'hui, où l'on voit tous ces intellectuels se mettre au service d'idéologies totalitaires. Mais ici tout reste survolé et artificiel. Le dernier plan nous fait prendre conscience que le grand cinéaste qui aurait dû adapter ce livre n'est pas Assayas mais Polanski...
J'avais lu le livre il y a déjà quelques mois et j'étais curieux d'en découvrir l'adaptation cinématographique. Je n'ai pas été déçu, plutôt emballé par ce qu'a réalisé Olivier Assayas. C'est parfait, bien mené, suffisamment explicite avec des acteurs et actrices bien choisis. Bref, voilà un cinéma que j'aime et qui explique vraiment ce qui se passe aujourd'hui. Il faut qu'un maximum de personnes aille voir La Mage du Kremlin qui éclaire parfaitement l'actualité très inquiétante que nous vivons depuis deux ou trois ans.
C'est cela la magie du cinéma : raconter la Russie du nouveau tsar et de son conseiller très spécial, en adaptant le roman d'un Italien, en tournant en Lettonie en langue anglaise avec un trio d'interprètes majeurs, un Américain, un Britannique et une Suédoise, le tout dans une réalisation française d'Olivier Assayas, sur un scénario coécrit avec Emmanuel Carrère, dont la patte est d'ailleurs identifiable dans la narration. Le livre de Giuliano da Empoli a eu le succès que l'on sait, jugé impressionnant par ses lecteurs, avec des longueurs, cependant. Quid du long métrage, qui malgré une durée de plus de 150 minutes ne saurait prétendre rivaliser dans le détail ? En revanche, dans l'efficacité de son récit et sa mise en scène très sûre, Assayas fait mieux que répondre aux attentes, forcément exigeantes. C'est une leçon d'Histoire et de Géopolitique, qui explique parfaitement la période Eltsine et le temps des oligarques, avant qu'une fois de plus la Russie accueille son homme fort, la délivrant du semblant de démocratie chaotique qui n'aura existé que quelques années. On le sait, la voix off au cinéma est un outil qui est souvent lassant, mais dans Le mage du Kremlin, elle est un instrument didactique bien utile pour saisir les mécanismes sournois et cyniques d'un pouvoir absolu, au service d'une ambition sans limites. Le peuple russe peut paraître comme le grand absent du film, mais le personnage d'Alicia Vikander lui permet toutefois d'exister, au moins un peu. L'actrice est parfaite et tire son épingle du jeu, même si Paul Dano et Jude Law volent très haut dans leurs prestations, sans jamais que l'ombre portée de la caricature n'apparaisse.
Je pensais que le nouveau Assayas compte tenu de son sujet allait fortement m'intéresser or le mage de Kremlin, bien qu'il traverse une certaine histoire de la Russie, est d'un ennui terrible. Le film est une série de discussions autour de la question du pouvoir qui ne brille jamais. C'est creux, plat et finalement dénué de veritables enjeux. Si Jude Law est convaincant en Poutine, le reste de la distribution à plus de mal à exister. Bref un film politique long et décevant.
C'est plus un documentaire qu'un film mais qui n'apprend même pas grand chose sur cette dictature et son représentant, et on peut déplorer l'utilisation permanente de l'anglais et d'une voix en 'off" bien lassante.... Vraiment pas du tout inspiré..alors que la matière ne manque pas.
Le parti pris narratif est très ennuyeux .. récit qui ressemble à une voie Off et discussions chuchotées… c’est long long long Et au final on apprend assez peu de choses.
Un postulat de base qui m'avait fortement titillé la curiosité. Au final c'est une déception immense face à une fade fresque politique. Une récurrence de la voix off qui brouille ma concentration. Un montage totalement incohérent. Un discours sous-jacent classique de l'homme qui chuchote à l'oreille du pouvoir. En fait la réalité c'est que ça ne m'a pas du tout intéressé autant dans le fond que sur la forme.
Un film passionnant, fascinant, sur les arcanes du pouvoir russe. Beaucoup de moyens sont déployés pour la réalisation de ce récit ambitieux. Paul Dano fait merveille, dans la peau d’un personnage doux en apparence mais qui applique sans sourciller les choix du Tsar et y prend manifestement beaucoup de plaisir. Quant à Jude Law, sans jamais singer Poutine, il est aussi glaçant que le président russe. Une réussite !
Avec un sujet comme Poutine on ne peut que penser à son pendant américain avec Trump dans l'excellent "The Apprentice" (2025), à un différence notable près : le taux de véracité des faits dans ce dernier est élevé et ce malgré la dimension "tragi-comique" , alors qu'ici c'est tout le contraire, le récit fantasme sur les incertitudes et les inconnus, invente et/ou extrapole à tout va et, d'ailleurs, la production place un encart en début de générique pour bien insister : ce n'est que fiction ! Le titre du film fait aussi référence à un mage bien plus connu, un certain Raspoutine, mais la comparaison s'arrête là... SPOILERS voir site... En ce sens, le titre est un peu prétentieux, même pour le personnage en question, la bande-annonce nous vend un Mage à la Raspoutine alors qu'il en est rien. En gros, tout ce qui concerne Poutine et les événements de son ascension et des grands faits ayant traversés ses deux premières décennies au pouvoir sont réalistes, toutes les parties autour du "Mage" restent finalement assez anecdotiques même si Paul Dano assure et donne âme et émotion à un homme qui ne semble pas en avoir. Il manque un réel côté thriller pour convaincre pleinement. Site : Selenie
Nouveau film d’Olivier Assayas, adapté du roman à succès de Giuliano da Empoli, mais autant dire tout de suite que le résultat est une vraie déception. Si la mise en scène est soignée, on ne peut pas en dire autant du scénario : c’est long, très long (2h25), lent, bavard à l’extrême, avec des dialogues ininterrompus du début à la fin, au point qu’on décroche assez vite. J’ai quand même tenu jusqu’au bout, en espérant que ça décolle, mais rien n’y fait. Les personnages sont mal définis, tout reste en surface, peu d’émotions, peu d’enjeux. Heureusement, l’interprétation est plutôt correcte : Paul Dano s’en sort bien, même si on le trouve tout bouffi, difficile de dire si c’est voulu. On retrouve aussi Geoffrey Wright, Alicia Vikander, et Jude Law en Poutine, sans doute le rôle le plus intéressant du film. AU final, vraiment pas le meilleur film de son auteur, on est loin de Sils Maria, Personal Shopper ou ses films des années 90 et 2000. Au final, je me suis ennuyé tout le long. Un film trop ambitieux sans doute. Dommage on tenait là un sujet en or...
Issue du roman du même nom qui retrace une partie de la vie Vadim Baranov. Qui n'a pas cette identité dans cette fiction.
Celui qui a permis l'ascension de Vladimir Poutin à son statut actuel. Et qui montre les coulisses de certains événements passés et actuels de la Russie.
C'était très intéressant de voir tout cela. La montée en puissance de la Russie qu'on connaît actuellement
Paul Dano était très bon. Il montre encore que c'est un excellent acteur.
Le film est tellement fidèle au livre que ça en devient presque lassant. Ça manque un peu de cinéma, tout ça. Vu en version FR, la voix off est un peu plate et l’interprétation de Paul Dano manque de relief (le personnage du livre me semblait plus profond). Jude Law, quand à lui, est exceptionnel en Poutine. L’ensemble aurait mérité un rythme plus percutant, il y avait pourtant matière.
"Olivier Assayas s’est imposé au fil de sa filmographie comme un cinéaste attentif aux transformations profondes de son époque. [...] Dans cette continuité, le choix d’adapter Le Mage du Kremlin de Giuliano da Empoli semble logique. Le roman explore les formes contemporaines du pouvoir non dans leur dimension spectaculaire, mais dans leurs coulisses, à travers les stratégies d’influence, de manipulation, de narration et de construction du réel — autant de préoccupations déjà au cœur de films où Assayas s’intéresse aux médiations du pouvoir et aux figures qui l’exercent dans l’ombre. Le film propose une version romanesque de l’accession de Vladimir Poutine au pouvoir, non sous la forme d’un récit historique factuel, mais comme une fiction inspirée de faits, de figures et de dynamiques réelles. Le cœur du récit ne réside pas tant dans la figure de Poutine que dans le dispositif de pouvoir qui se met en place autour de lui, et dans ceux qui en conçoivent le cadre symbolique et médiatique."
"Après Vice, The Apprentice ou encore La Disparition de Josef Mengele, la figure des monstres politiques continue d’être un objet d’étude fascinant au cinéma. Assayas choisit toutefois de faire un pas de côté en construisant son récit non autour de Poutine, mais à travers le regard de l’un de ses conseillers. Ce déplacement du point de vue permet d’esquisser un portrait hiérarchique du pouvoir, où l’édification de l’autorité se raconte par strates successives. La narration en flashback, structurée en chapitres et portée par une voix off pesante, assume alors le sacrifice d’une fresque continue au profit d’épisodes clés, censés dessiner l’identité politique et symbolique de la Russie contemporaine, telle que perçue depuis l’Occident."
"Le film entremêle ainsi fiction et réalité, notamment par l’insertion d’images d’archives — des attentats de 1999 à la révolution de Maïdan — qui viennent ancrer le récit dans une temporalité reconnaissable. L’ambition est claire : condenser ce qui caractériserait la société russe, fondée sur le prestige et la verticalité du pouvoir plutôt que sur l’argent. Sur le fond, le sujet demeure séduisant. Mais dans la forme, le montage et le recours appuyé à la voix off peinent à générer la tension nécessaire à ce faux biopic politique, qui reste souvent à distance de sa propre matière."
"Malgré un effort de reconstitution indéniable de la Russie du début des années 2000, Le Mage du Kremlin donne le sentiment d’un rendez-vous manqué. Le film peine à insuffler la tension et l’émotion attendues d’un thriller politique, alors même qu’il ambitionne de raconter un moment de bascule crucial : celui d’un pays qui, sans se livrer pleinement au capitalisme, s’enferme dans une idéologie tout aussi destructrice. De même à propos de la réflexion sur la fin de la « publicité émotionnelle » en Russie, et sur la représentation du pays dans le regard figé de son leader, reste esquissée, survolée, faute d’une incarnation plus sensible."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Une certaine forme d'anti-cinéma. "Le Mage du Kremlin" est un film dans lequel l'histoire n'avance JAMAIS par l'image et toujours par la parole. On a donc 2h30 de dialogues et/ou de voix off qui nous récitent la vie d'un personnage fictif et l'histoire de la Russie post-URSS... Et le pire, c'est que ce personnage, présenté comme l'éminence grise de Poutine spoiler: se trouve être son laquais et n'influencera jamais le "Tsar" .