Macy, une jeune femme, lutte pour sa survie après avoir été enlevée par créature monstrueuse bien décidée à l’élever comme son propre enfant…
Dolly (2026) est l’exemple même de ce que l’on appelle "une douche froide".
A savoir un certain potentiel (une tɐrée aux névroses bien présentes et qui porte un masque très réussi, ajoutez à ça une très belle affiche).
Sur le papier, l’idée était intéressante, mais dans les faits, il n’y a absolument rien d’original.
Rod Blackhurst adapte son propre court-métrage (Babygirl - 2022) qui ne durait que 4min, il y avait donc tout à créer autour de ce personnage énigmatique. Cette névroséǝ avait du potentiel, "la mère" est gaulée comme un bucheron
(j’ai d’abord cru à un traveIo, jusqu’à la scène où elle dégaine son gros nibɐrd laiteux, ne nous laissant plus aucun doute la concernant)
et est dotée d’une force redoutable. Mutique mais bien décidée à élever ce nouvel enfant au sein de son foyer, rien n’y personne ne saurait se mettre en travers de sa route.
Le souci majeur avec ce film, c’est qu’il ne raconte pas grand chose. On ne sait rien de "la mère" (on devine pourquoi elle agit ainsi) et surtout, l’absence totale d’originalité ou de prise de risque vient anéantir toute attente au fil des minutes. De plus, certains protagonistes prennent des décisions totalement absurdes
(Chase s’apprêtait à faire sa demande en mariage et décide de planter au beau milieu de la forêt sa future femme pour savoir d’où provient cette étrange musique. Sans parler de Macy qui avait beaucoup trop d’occasion pour en finir avec "la mère" et à aucun moment elle en profite, résultat, on se retrouve devant un éternel schéma où elle s’en sort puis elle redevient captive, elle s’en sort et à nouveau elle frôle la mort)
.
Tourné en 16mm, le réalisateur a voulu y apporter un grain, clin d’oeil évident à d’innombrables slashers des 70’s & 80’s, sauf que ça n’en reste pas moins que de la poudre aux yeux. De même que les trop rares scènes gores
(on doit se contenter d’un pétage du tibia suivi d’une mâchoire pétée en deux à coup de pelle et d’un arrachage de téton à coup de dents, on évitera de trop s’attarder sur la ridicule scène de l’oreille recousue)
. Enfin côté interprétation, si l’on est (très) surpris d’y retrouver Seann William Scott ("Stifler" dans American Pie), que l’on se rassure, sa présence ne sert à rien ici puisqu’il écope d’un seconde rôle, s’il faut bien retenir qu’une chose ici, c’est la présence de Dolly et son masque de porcelaine, campée par la catcheuse Max The Impaler. Si cette dernière ne dit pas un mot de tout le film, elle impressionne néanmoins.
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