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Jean-Louis A.
2 critiques
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1,5
Publiée le 16 août 2025
quand je lis les critiques, je me dis que je ne comprends rien au cinéma. Moi ce que j'ai vu hier au soir, c’est un film d'un ennui maximum avec des spectateurs qui s'endormaient. Un film de famille de souvenir de vacances fait pour la famille
L'idée est que les vacances, c'est aussi une somme de petits tracas et que c'est pas que du bonheur. Le seul point positif est le jeu des enfants, surtout le petit garçon, mais les adultes sont vraiment amorphes... En gros, un film sans grand intérêt et hautement dispensable.
Quelque chose a du m'échapper ou alors il en résulte vraiment que la beauffitude a pris une trop grande part dans le 7ème art. Philippe Catherine a pris (beaucoup) trop d'importance et on finit par tout miser sur son côté bankable et d'après moi ce film est le paroxysme de cette idée. Rien contre l'acteur que d'ailleurs j'ai apprécié dans le film, mais le scénario manque de finalité et de profondeur. On se croirait dans un épisode du documentaire Striptease... Mais là encore je préfère l'idée du documentaire filamant le vrai, que 'dun film prétentieux (et décevant) ne racontant rien.
La presse élogieuse ne se plante pas trop cette fois. Le film est à la fois super virtuose et d'une simplicité désarmante. Le montage est quand même fou, et c'est assez fort sur le fond, il ya quelque chose d'unique dans le ton... ne le ratez pas.
Encore une fois, vraiment formellement c'est assez sidérant (spoiler: moi en godardien de base katerine sur un bateau de croisière au pont battu par le vent ça suffit à mon bonheur, le retour du carton de bobon arturo lupo le regard du petit dessus et celui du père à côté, l'absence de tout récit de l'effraction contrairemetn à ce qui est dit etc etc etc) , et puis sur l'intime, la fatigue, la famille c'est rare d'être si juste
Film d une banalité affligeante et deprimante..les dialogues : pipi caca dans les différentes scènes. Une mère au bout du rouleau, un père esquivant ses responsabilités et des enfants qui piaillent.... cela en devient grotesque. On attend sans cesse un rebondissement qui donnerai de la profondeur au film....mais rien. Pourtant bon public habituellement je suis sortie au bout de 45 longues minutes. Pour ma part j imagine l aventura avec peu plus de panache....même en famille
Ok , je sais, c'est pas ça le "cinéma vérité" mais c'est pourtant les mots qui décrivent le mieux le travail de Sophie Letourneur. Un travail d'une incroyable précision pour sembler aussi vrai. Les enfants, le petit Raoul en particulier, sont parfaits de justesse. On est avec Jean-Phi et Sophie, Sophie dont on ressent le poids de la charge mentale.
Film drôle et poil à gratter sur la complexité de la vie de famille et la question du souvenir de chacun. Sophie Letourneur, comme par magie, transforme les évènements du quotidien même les plus insignifiants en une belle narration, intelligente et foutraque ! Une vraie réussite ! À voir absolument !
j'ai beaucoup aimé ce film, c'est drôle, émouvant, réaliste, tendre et poétique parce qu'on se reconnait dans ces vacances. Mention spéciale à la jeune fille qui joue dans ce film mais tous les acteurs sont extra.
Sophie Letourneur dans son genre sais y faire indubitablement mais son genre il faut y adhérer et c'est pas simple,la vie d'une famille en vacances c'est long et pas funky et alors là avec une famille pas fut fut ça n'arrange rien.
L'Aventura est un film largement autobiographique -- ou autofictionnelle, c'est selon -- qui parle avec beaucoup de réalisme de ce qui se joue lors d'un séjour en famille, en Sardaigne ici : chacun cherche sa place, cela cause des frictions, et il n'est pas toujours évident pour les adultes de s'imposer. C'est pour cela que L'Aventura est parfois difficile à regarder d'ailleurs, il comporte son lot de scènes pénibles (Raoul est souvent incontrôlable, et Claudine un peu capricieuse), et d'autres dont on pourrait dire qu'elles ont trait à l'infra-quotiden, à ce qui ne mérite pas traditionnellement que l'on s'y attarde. On voit donc dans ce film des scènes qui ne sont jamais montrées ailleurs : problèmes de gîtes, les pleurs devant un bol de céréales, Raoul qui doit faire ses besoins, etc. Cela contribue à faire de L'Aventura une expérience de cinéma parfois éreintante, mais aussi souvent amusante et intrigante, d'autant plus que le récit s'appuie sur un dispositif très élaboré de retours rétrospectifs enchâssés. L'air de rien, celui-ci questionne la prise en charge du récit et par conséquent les différentes perceptions de chacun des membres de la famille, tout en rappelant que le film lui-même est une restitution d'un procédé similaire mis en place par Sophie Letourneur dans la vraie vie. La fiction est rarement aussi bien mise au service de la restitution du réel, ce qui est déjà un bel accomplissement.
L’Aventura prolonge l’utilisation d’un dispositif de narration déjà adopté par Sophie Letourneur, à savoir la démarche rétrospective consistant à recomposer un séjour estival en Sardaigne à partir de souvenirs intimes, comprenons de séquences tout à la fois éparses et rassemblées par des dénominateurs communs spoiler: – tel les besoins pressants qui s’invitent quelles que soient les circonstances – dans des plans souvent serrés sur les comédiens. Dès lors, l’aventure promise dès le titre du long métrage est celle, volontairement décevante, d’une suite de vignettes familiales où le conflit constitue la communication privilégiée, recommence sans cesse dans les espaces confinés d’un train ou d’une chambre d’hôtel par les fenêtres de laquelle on aperçoit la mer, ce « dehors » regardé avec méfiance avec la maman mais fantasmé par le beau-père. Le récit repose sur le choc des contraires et des paradoxes, similaire à Sissi et à son mari n’ayant « aucun goût en commun » : spoiler: prendre une couette dans le coffre alors que le personnages ont chaud, exprimer le désir de rester face à celui de partir manger, celui d’un tiramisu face au café imposé par Sophie, orchestrer la rencontre d’un présent incertain parce qu’en fuite constante (« on sait toujours pas où l’on va ») et d’un passé à recomposer de façon à éclairer le premier, lui donner un sens par les signes de vie et leur répétition (« c’est toujours la même histoire »).
La cinéaste décline à sa manière la quête d’une disparition symbolique imaginée par Michelangelo Antonioni mais, en faisant tomber un « v », substitue une quête esthétique du dépouillement aux trivialités du quotidien qui pourraient durer une éternité, en témoignent les soixante-dix heures de rushes qu’il a fallu sélectionner au moment du montage, aime citer la famille Addams et sa galerie de parents monstrueux qui demeurent unis malgré tout.