Effectivement le film présenté comme une comédie n'en est pas seulement une. Mais la n'est pas le problème, ça aurait pu même être très bien. Le sujet était bon. Mais j'ai trouvé ce film raté, sans audace et surtout sans finesse.
Les caractères des personnages sont manichéens, on plaque sur eux les clichés qui d'ores et déjà existe dans la société. La ou le cinéma est un outil pour décortiquer, nuancé les stéréotypes, nous permettre d'en rire mais aussi peut être découvrir que les "gens" sont plus que leur classe social ?
Evidemment les bourgeois sont dépeint comme étant des ordures absolues, ils parlent en latin sont méprisant et méchant avec tout le monde. Laurent Laffite (le pauvre) campe un personnage écrit sans nuances, riche, sans aucunes valeurs, condescendant. toxique avec sa femme, avec les employés, avec sa fille, avec son beau-fils. Sa femme elle suite la même logique et explique que le seul moyen pour réussir c'est écraser les autres. Leur fille n'est pas mieux, superficielle et méchante,
on comprends qu'elle n'a apparement jamais souffert dans sa vie.
Pourquoi me direz vous ? parce qu'elle a de l'argent ! Et oui ! L'argent permet de ne pas souffrir, donc d'être heureux. Voila ce que nous dis le réalisateur. Pourtant quand on voit ses parents, on pourrait se dire que son enfance ne c'est pas faite au sein d'une famille aimante, saine et stable. Mais peu importe c'est plus facile de flatter des bas instincts en jouant sur les clichés à fonds plutôt que de construire des personnages complexes.
Les employées eux (ils ont un bon fond) , ils subissent, subissent jusqu'a se rebeller. Heureusement à la fin on découvre qu'ils sont eux même un peu avare
L'argent on vous dit, un point c'est tout.
Le médiateur est lui un chevalier blanc, il est parfait, méritant, droit, honnête, pense aux autres avant lui même...
Et que dire de cette fin ?? On sent la volonté de faire du Ostlund dans Triangle of Sadness. De relier notre universalité par nos mauvais cotés. Mais ça fait flop, on ne s'est pas attaché aux personnages, le gentil est mort, les bourgeois seront restés des salauds de A à Z, les "prolos" ont rejoins l'équipe pour l'argent. C'est simple.
Je suis donc très déçu le double objectif de faire rire et décortiquer la lutte des classes est pour moi manqué.