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Cedric P
1 critique
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4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Foncez voir Les Braises. Tout est juste, pudique, précis. Virginie Efira sans artifices. Arieh Worthalter charismatique. Ce n'est pas un film sur les gilets jaunes, c'est un regard sur l'engagement, la relation, le changement. Filmé avec classe et poésie.
Le sujet est très intéressant et j’ai bien aimé les paysages qui apparaissent dans le film qui représente bien une certaine France.
Beaucoup moins convaincu par la prestation de Virginie efira qui d’habitude joue juste, j’ai trouvé une interprétation qui sonnait faux et j’ai trouvé son personnage antipathique
Le film part d’une belle idée et la mise en scène est soignée, mais il manque clairement de rythme et de tension. On attend que quelque chose démarre… sans que ça ne vienne vraiment. Et la fin laisse un goût d’inachevé, comme si le récit s’arrêtait avant d’avoir vraiment dit ce qu’il avait à dire. Dommage, le potentiel était là. #LaBraise #CinémaFrançais #AvisCinéma #CritiqueFilm #Déception #FilmDuMoment #RythmeLent #GoûtDInachevé #Cinéphile #AvisMitigé
Un film qui revient habilement sur un moment important de notre histoire récente, moment que j'avais pourtant un peu oublié, mais qui à l'époque des faits m'avait fascinée sur ce qu'il disait des envies et des aspirations de notre société. Ces ronds-points où l'on se retrouvait des jours et des nuits entières pour être ensemble, pour partager une vision et se sentir plus forts. Les Braises des feux qui y réchauffaient les cœurs et celles d'une belle histoire d'amour... Ces braises que le réalisateur et son film entremêlent avec délicatesse, le tout porté par des acteurs vraiment à la hauteur. Je recommande vivement !
J’ai trouvé ce film assez superficiel. Le projet semble d’être de mettre Virginie EFFIRA (qui est parfaite comme tous les autres comediens) dans la peau d’une femme gilet jaune. J’ai attendu toute la durée du film qu’il se passe un truc, mais je suis rentree chez moi sans qu’il y ait un événement. Dommage .
"Les Braises" est un drame social qui s'en sort avec les honneurs. Thomas Kruithof, en tant que réalisateur, offre une réflexion aux spectateurs sur notre présent en traitant des thèmes tels que la crise économique et sociale qui touche la France, le mouvement des gilets jaunes, la peur collective induite par le système judiciaire et policier actuel, tout en explorant les conséquences des choix faites par le personnage joué par Virginie Efira, membre des gilets jaunes, et son époux, incarné par Arieh Worthalter, qui s'oppose à ce mouvement. Bien que ce film ne soit pas le meilleur de l'année, il présente tout de même des points forts.
Les Braises séduit par la justesse de son regard sur la France d’aujourd’hui. Le film s’attache à ceux qui travaillent, mais pour qui tout reste difficile : les factures, les horaires, le découragement. Pas de misérabilisme ici, simplement la fatigue et la dignité de ceux qui continuent.
La mise en scène, sobre et précise. La lumière et le cadre trouvent le ton juste, sans effet ni artifice. Les acteurs sont juste, biens.
Un film tenu, humain, juste. Ni démonstratif ni sentimental.
Virginie Effira est excellente. Le thème est largement connu même si le combat d’hier ne gêne plus personne (litre d’essence qui dépasse largement les 1€). Ce combat est illusoire est très bien traité avec les dégâts qu’il a causé à côté.
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui tient davantage du documentaire que de l'artistique.
- Cette critique contient des spoilers -
J'ai été touché tout au long de l'heure quarante de ce cinéma grand public. Emu, dès les premières minutes par la confrontation avec la dureté de ces vies : depuis le martèlement sourd des machines de l'usine, le simulacre de "dialogue" avec la hiérarchie, le déclassement en lousedé de l'emmerdeuse, les confrontations avec la police. Seule la juge au tribunal m'a paru caricaturale.
Une histoire qui montre une fois encore le poids décisif de la chance dans nos vies.
Beaucoup de dialogues m'ont semblé très justes : le choix de porter plainte pour montrer à son gamin qu'on se laisse pas humilier sans se rebeller, la honte de l'ado de 14ans devant une maman gilet jaune, le "mais il a été élu", le "tu cherches à te grandir", le débat sur la violence : nécessaire et/ou juste, le débat sur le fait de "s'aligner sur une position commune ou pas, le "qu'est-ce que tu veux de plus", la mise en recul du combat par le rappel que la loi du marché s'exerce à l'international "je subit la concurrence des travailleurs détachés des pays de l'est"... La force du sentiment de communion en manif'. Le paradoxe du militant qui oeuvre "pour les autres" : cherche à changer le système mais qui fait aussi pour lui-même et jouit de sa propre mise en situation de pouvoir au sein du mouvement : de mener des ateliers ("bon j'ai 30min") de se placer au dessus des autres à qui il fait ouvrir les yeux.
Les braises abordent énormément des caractéristiques, positions et contradictions du mouvement. Le cadre du scénario est très dialectique mais moi cela me va bien : opposer une salariée à un petit patron, confronter la volonté de ce dernier de se battre pour sa famille et lui-même dans le cadre qui lui est imposé et celle de Karine qui cherche à renverser la table est peut-être scolaire, simplifié mais moi cela me va bien.
Pour autant je n'ai pas été passionné par l'histoire. Je me fout pas mal que l'investissement dans le mouvement ai put faire exploser le couple. Je n'ai rien non plus appris sur le mouvement qui date de 2017 (8ans!) mais dans un monde où une info en balaye une autre, un rappel est tout sauf un problème. Je n'ai pas non plus été impressionné par la platitude de la mise en scène sur laquelle je me suis souvent interrogé : Que dit ce plan initial qui s'avance comme à la dérobé ?
Un film qui coche tout de même beaucoup de ce que je recherche dans ce type de film : Du réel qui souffre de l'injustice et pourrait être le mien.
Le final est ambitieux... mais pas trop, à l'image du film finalement.
Immédiatement après je suis allé dans une boutique d'un centre ville grouillant de consommateurs frénétiques. Sensation étrange.
Très beau film. J’ai été happé par cette histoire: l’amour solide de ce couple qui se fissure devant la question de l’engagement, le choix à faire entre la résignation, le combat individuel ou la lutte collective. Tous les acteurs sont excellents avec une mention spéciale pour Virginie Effira au sommet de son art.
Ce film traversera le temps. Il sera un témoignage précieux d’une époque. Une époque où les vrais héros étaient les « gens ordinaires », pour reprendre l’expression de l’écrivain-géographe Christophe Guilluy. En sortant de la salle, les yeux embués, j’ai eu une immense bouffée d’amour pour mon peuple. « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade » disait le penseur indien Krishnamurti. C’est donc l’histoire de gens très mal adaptés à notre société malade qui se débattent comme des fous pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux: l’amour. Yves Lusson, intervenant en thérapie sociale et auteur de Ressusciter de Peuple, Manifeste pour une Société En-souveraine (Ed. Ovadia, 2025).
Tout est juste dans ce film. Les acteurs jouent bien, les situations et dialogues sont réalistes. Merci d'avoir donné une visibilité à un mouvement social fidèle à sa réalité.