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Arthur H
74 abonnés
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4,5
Publiée le 22 avril 2026
La Poupée de Sophie Beaulieu est une vraie bouffée d’air frais dans le paysage des comédies romantiques. Drôle, vif et parfaitement dans son époque, le film enchaîne les situations cocasses et les répliques qui font mouche sans jamais forcer. L’humour est clairement l’un de ses gros points forts, il repose autant sur la justesse des dialogues que sur le jeu léger et naturel des acteurs. En bref, une romcom dans l’air du temps qui fait passer un excellent moment !
Un premier film remarquable et inattendu, à la fois drôle, émouvant et bien plus profond qu’il n’y paraît. Les acteurs et actrices sont . Sous ses airs un peu déjantés, il interroge avec finesse et intelligence la place des femmes dans un système encore largement patriarcal, la charge mentale et le poids des normes sociales. Une œuvre à la fois sensible et percutante, qui donne à réfléchir autant qu’elle touche, et qui donne de l'espoir !
Vu la morosité ambiante, une bonne comédie drôle, bien sentie mais pas vulgaire c’est forcément bienvenu! Le sujet était pas facile et aurait pu être vite glissant et en fait c’est bien amené et on rit vraiment vraiment.
Et une AP à CANNES pour me chauffer et tenir le coup avant le festival des bobos ... LA POUPÉE : Inconsolable depuis sa séparation, Rémi a refait sa vie avec une poupée grandeur nature. Mutique, figée, elle est la femme presque parfaite jusqu’au jour où elle s’anime. Entre « Pinocchio » et un Quentin Dupieux, cette comédie fantastique est moins grinçante qu’espérée, elle préfère pousser le curseur du burlesque et du quiproquo plutôt que celui de la dénonciation de la fétichisation de la poupée gonflable. Le scénario ne se réinvente pas assez ( c'est rapidement redondant et longuet ....) et la fin qui tombe comme une enclume dans la soupe , peine à convaincre. Macaine fait le minimum syndical toujours dans son registre et les 2 filles ne brillent guère plus tant elles font dans le cliché absolu En Bref, on se fait rapidement ch**** car c'est trop bridé et trop politiquement correct, sans doute pour plaire aux foules ...
Vu en avant première, un petit bijou poétique, juste décalé comme il faut, Vincent macaigne tendre et sensible comme on l'aime, des femmes fortes et pétillantes , un bon moment merci
Une comédie réussie, intelligente et vraiment drôle. Rires constants en salle, un excellent Vincent Macaigne (absolument génial), entouré de Zoé Marchand et Cécile de France, toutes deux excellentes. Un film plein d’énergie, porté par une très bonne bande-son. À voir.
Découvert en avant première à Lyon Ce film est une belle surprise : un sujet singulier traité avec justesse et humour. Une vraie bouffée d air frais ! Des acteurs que l on aime dans un premier film très réussi ! Voilà une réalisatrice au talent très prometteur ! A voir absolument !
Un homme vit avec une poupée et qui prend vit à l'arrivée d'une collègue. Le piège à loup du graveleux et des blagues potaches aura pu être franchi , mais le film nous livre une dose de fellgood rafraîchissante.
Avec La Poupée, Sophie Beaulieu construit un récit qui, sous ses allures de comédie romantique décalée, repose sur une observation précise des mécanismes affectifs. Rémi (Vincent Macaigne) est un homme marqué par une rupture qu’il n’a jamais réellement dépassée. Plutôt que de se confronter à une nouvelle relation, il choisit une solution radicale, vivre avec une poupée, Audrey (Zoé Marchal), une présence sans conflit, sans contradiction, et surtout sans risque de rejet. Ce choix n’est pas traité comme une simple bizarrerie, mais comme une stratégie de protection face à une peur profonde, celle de l’abandon.
L’équilibre fragile qu’il a construit bascule lorsque Patricia (Cécile de France), nouvelle collègue, entre dans sa vie. Elle incarne une autre manière d’exister, plus libre, moins soumise aux attentes traditionnelles du couple. Sa présence agit comme un révélateur, en confrontant Rémi à une réalité qu’il ne peut plus contrôler. Dans le même temps, Audrey prend vie, transformant ce qui était un refuge en situation incontrôlable. Ce basculement introduit une tension centrale, entre fantasme maîtrisé et réalité imprévisible.
Le film s’appuie alors sur un mécanisme clair, aimer sans risque n’est pas aimer, c’est éviter. À travers cette situation, il met en lumière une réalité contemporaine, celle d’individus qui préfèrent contrôler leurs émotions plutôt que de s’exposer à la possibilité d’être blessés. La relation entre Rémi et Audrey devient le symbole de cette fuite, une relation à sens unique qui élimine toute complexité humaine.
La transformation d’Audrey constitue le cœur du récit. En devenant autonome, elle cesse d’être un objet pour devenir un sujet capable de penser, de questionner et d’agir. Son évolution inverse celle de Rémi, elle découvre progressivement la liberté, la possibilité d’exister en dehors d’un cadre imposé. Ce parcours met en évidence une idée centrale, l’amour ne peut exister que dans la liberté de l’autre, et non dans sa soumission ou son contrôle.
À travers Patricia, le film introduit également une réflexion sur les rôles assignés dans le couple et la charge mentale, en montrant des modèles féminins qui échappent aux schémas traditionnels. Sans jamais tomber dans la démonstration, il laisse apparaître les tensions entre attentes sociales et aspirations individuelles.
Enfin, La Poupée ne cherche pas à imposer une morale. Il ne s’agit ni de condamner Rémi, ni de proposer une vision idéalisée de l’amour. Le film s’attache plutôt à montrer un chemin, celui d’un individu confronté à ses propres limites. Accepter de ne plus tout contrôler, accepter l’incertitude, et reconnaître que le risque fait partie intégrante de toute relation. La peur de l’abandon ne disparaît pas, elle se traverse. En ce sens, le film propose une vision nuancée et contemporaine du lien amoureux, où aimer implique toujours une part de vulnérabilité.