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soulman
140 abonnés
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5,0
Publiée le 24 décembre 2025
L'année 2025 avait bien commencé avec "Je suis toujours là", beau film situé pendant la dictature militaire au Brésil. Elle se termine aussi magnifiquement avec cette œuvre superbe de Kleber Mendonça Filho, cinéaste pernamboucain aussi inventif que lucide. Dès les premiers plans, le spectateur est emporté par la tension qui sous-tend le récit (scène incroyable où un cadavre, recouvert par un carton, attend depuis plusieurs jours d’être enlevé, dans une indifférence générale). On saisit dès lors le peu d’intérêt accordé à la vie humaine dans ce Brésil autoritaire des années 70, où le carnaval en cours supplante alors tout autre évènement. D’une belle complexité, cette histoire d’un père qui revient à Recife pour retrouver son fils, poursuivi par des ennemis d’abord invisibles, entouré par d’autres parias trouvant refuge dans la maison d’une courageuse septuagénaire, est aussi angoissante que lumineuse. En effet, c’est une des forces de « L’agent secret » que de filmer un monde de plus en plus oppressant, où l’étau se referme inexorablement sur ses personnages, dans le décor de carte postale du Nord-est brésilien. Quand on aura dit que la mise en scène est d’une formidable fluidité et que le casting est épatant, porté par un Wagner Moura magistral, on aura compris qu’il s’agit d’un des plus grands films politiques de ces dernières années.
Très décevant, malgré l'entrée en matière qui laissait espérer une grande fresque picaresque: l'absence quasi totale d'action finit par distiller un ennui que la qualité de la mise en scène et le charisme des personnages ne parviennent pas à dissiper.
Un thriller politique durant la dictature du Brésil d'hier, au récit désordonné, énigmatique et nébuleux qui s'éclaircit enfin dans sa dernière partie. Mais il s'encombre d'éléments superflus, de longs bavardages, d'une terrible lenteur étirant péniblement la durée du métrage. Malgré l'ode à la mémoire et à la résistance, les défauts sont des boulets trop lourds pour ne pas s'égarer.
Quel décalage par rapport aux commentaires globaux sur ce film: incompréhensible!!!. C'est long, très long et aucune trame ou intrigue qui se relie. Franchement un film où il est surprenant de le voir sortir dans nos salles de cinéma.
Le Brésil dans les 70's. Avec un titre trompeur, ce film est plutôt un thriller politique qu'un film d'espionnage. Malgré un début assez nébuleux (beaucoup de personnages, qui fait quoi ? qui veut quoi ?), l'histoire se démêle ensuite et devient passionnante. Très belle reconstitution des 70's.
En dehors de l'exotisme de cette reconstitution du Nord Brésil des années 70, et de quelques touches quasi-surréalistes, je n'ai rien trouvé de passionnant dans ce film étiré, confus et très bavard, ce malgré la qualité des acteurs. Je ne comprends pas comment certains (nombreux) peuvent crier au chef d'oeuvre. et pourquoi ce titre " l'agent secret" ?
Je n'ai pas du tout accroché, malgré la beauté des scènes très colorées. Trop de personnages, un scénario bien compliqué qui laisse peu de place à l'émotion, certaines histoires même pas abouties, et certaines scènes hors sol ... Je suis passée à côté.
Primé à Cannes pour sa mise en scène ( ?) vive mais anarchique et pour son interprétation masculine. Mouais. Il y a à redire : après une scène d’ouverture effectivement très prometteuse, le film trépidant certes, novateur dans sa filmaison mais monté à l’emporte-pièce, sombre par son intrigue d’un réalisme brouillon qui confine parfois au mauvais goût, tout en dressant un portrait à la fois folklorique et sévère du Brésil des années 70.
"L'Agent secret" acclamé par la critique, qui a gagné de nombreuses récompenses et citations (Festival de Cannes, Golden Globes) est un thriller criminel en dessous de mes espérances. En effet au vu des critiques, du synopsis, de la controverse entourant ce film et de la bande-annonce, je m'attendais à une histoire totalement débridée et intense. Le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho propose un film divisé en trois parties, qui par moments fonctionne bien, mais à d'autres, j'ai ressenti de l'ennui et des longueurs (2h40). J'ai trouvé le film trop bavard et pas assez nerveux à mon goût. Néanmoins, les thèmes traités, tels que la dictature, la corruption, la violence et les inégalités sociales entre riches et pauvres dans un Brésil très polarisé dans les années 1970 et qui résonnent encore avec notre époque actuelle sont intéressantes. Malgré sa qualité moyenne, le film pourrait obtenir quelques nominations aux Oscars l'année prochaine, notamment grâce à la performance de Wagner Moura, l'attraction principale du film.
Belle atmosphère et réalisation, super acteur principal. Mais c’est long, pas toujours passionnant et un peu la sensation que le réalisateur a voulu courir trop de lièvres à la fois. Le dernier tiers est bien prenant et le scénario sympa.
Je ne sais pourquoi, je vois rarement de film brésilien et j'avais un peu d'appréhension à aller voir L'agent secret, estimant que je n'étais pas assez calée en connaissance de l'histoire du Brésil, et bien sûr, ça n'a aucune espèce d'importance, puisque ce film est d'une puissance de mise en scène rarement vu, l'un des meilleurs films de l'année 25 et je me suis laissée emporter par le récit, sa profusion, la variété des personnages, les interrogations et ambiguïtés, l'utilisation de la musique, tout est superbe dans ce film, une ambiance quoi, un film d'ambiance et politique l'air de rien, peu importe si on ne connaît pas le contexte, un film à voir déjà pour le plaisir du cinéma, du grand cinéma !
Que de longueurs et donc d'ennui dans ce film où les personnages sont caricaturaux (limite racistes) où la violence est gratuite, où une heure de projection aurait put être supprimée pour le bienfait du spectateur. Certes le rôle principal est bien joué, mais rien d'extraordinaire...
L’Agent secret est le film où Kleber Mendonça Filho transforme la dictature brésilienne en cauchemar de néons et de sueur, un carnaval de 1977 où la joie n’est plus qu’un masque tendu sur la torture. Wagner Moura y avance comme un mort en sursis, ex-professeur fantôme perdu entre les salles de cinéma populaires et les caves du régime, double empoisonné du cinéphile que le réalisateur fut lui-même. La mise en scène, néo-noir moite, ne nous laisse aucune échappatoire : chaque travelling est une dénonciation, chaque éclat de fête un coup de matraque hors champ. Certains crieront au maniérisme politique, mais il faudra bien admettre qu’en 2025, peu de films osent encore rappeler avec une telle élégance venimeuse qu’un État n’a besoin que de notre silence pour redevenir une machine à broyer.
La situation au Brésil dans les années 70 est sans doute bien décrite mais tout est flou dans ce film, y compris le titre qui ne correspond à rien... En même temps on est dans un monde où tout le monde ment pour survivre, donc... pourquoi pas ?