3189 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
351 critiques spectateurs
5
116 critiques
4
199 critiques
3
30 critiques
2
6 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mathis Tofflin
2 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 18 janvier 2026
J’ai découvert ce film en VOSTFR lors de l’édition 2025 du Arras Film Festival. En tant que membre du jury jeune, nous avons eu le plaisir de lui décerner le prix "Regards Jeunes". Dès la fin de la séance, mon premier réflexe a été de vérifier sa date de sortie en France pour pouvoir le partager avec ma famille ! C’est une véritable merveille qui oscille entre humour, tristesse et beauté. Bien qu'il soit accessible à un large public, je le déconseillerais aux plus jeunes en raison du langage parfois cru. La mise en scène est sublime avec des plans magnifiques, mais c'est surtout son message qui marque les esprits. C’est un film nécessaire qui apportera beaucoup de visibilité et de soutien aux personnes touchées par ce syndrome méconnu. Un conseil : foncez le voir !
10 571 abonnés
11 464 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 3 décembre 2025
John Davidson est un enfant comme les autres jusqu'à ce que des tics moteurs et vocaux commencent à faire leur apparition. Tout le monde pense qu'il fait l'idiot et ce n'est que le début d'une incompréhension qui va durer de nombreuses années... "I Swear" s'inscrit dans la lignée du travail de sensibilisation de cet homme qui a été fait MBE en 2019. Un travail de longue haleine pour faire connaître la maladie afin que les gens soient plus tolérants avec ceux qui en souffrent. Kirk Jones se focalise sur la vie avec la maladie et pas sur la maladie elle-même. Il est à peine question de médication tandis que le diagnostic est zappé puisque ça ne changeait rien pour lui sur le moment. On suit John dans son quotidien d'adolescent puis d'adulte qui essaie de mener une vie normale avec l'aide d'un entourage souvent bienveillant. Les personnages secondaires apportent beaucoup de cœur et d'humanité à cette histoire globalement très positive même si le réalisateur n'élude pas les moments difficiles, les obstacles et les incompréhensions. Un juste équilibre pour de véritables montagnes russes d'émotions. On atteint souvent des extrêmes dans les deux cas, mais sans jamais tomber dans la moquerie ou dans le pathos. "I Swear" est finalement un très bon film à la fois hilarant, émouvant, humain et porté par d'excellents acteurs.
On peut ici parler d'un magnifique biopic sur la vie de John Davidson (Robert Aramayo), de ses 14 ans à la cinquantaine. C'est en jouant au football qu'il commence à être atteint de tics nerveux. Le syndrome Gilles de La Tourette, méconnu à l'époque (1990), va prendre des proportions démesurées dans sa vie (violences subies, échec scolaire ou isolement). C'est au hasard d'une rencontre avec la mère d'un ami (ancienne infirmière psy) qu'il va trouver de l'écoute. Sa vie est racontée et jouée de superbe manière, entre dérapages verbaux parfois hilarants et espoir d'être considéré normalement. Ce n'est jamais larmoyant et Kirk jones signe un superbe film dans la veine de ce que fait Ken Loach avec une grande humanité spoiler: et un dénouement bouleversant et heureux . Vu en avant-première.
I Swear raconte l'histoire de John Davidson, atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, depuis son adolescence, dans les années 80. Le biopic est aussi irrésistible qu'il est d'utilité publique pour ses vertus pédagogiques autour d'une maladie neurologique mal connue et souvent réduite à ses manifestations vocales ordurières et injurieuses, proférées par la personne atteinte, bien malgré elle. Sa forme des tics moteurs ou sonores caractérise aussi ce mal, comme le montre abondamment I Swear. Mais si l'on compatit avec John Davidson, ses saillies verbales incontrôlées sont également continuellement irrésistibles, par leur côté imprévisible et terriblement embarrassant. Il est étonnant de voir à quel point le réalisateur, l'expérimenté Kirk Jones, réussit à maintenir l'équilibre entre l'empathie obligatoire à l'encontre du malade et la jubilation qu'il y a de le voir lâcher des horreurs, comme un sale gosse, la bouche pleine de grossièretés. Nous sommes bien dans un film britannique, capable d'un tel mélange et de délivrer une émotion finale de toute beauté. Comment un acteur pouvait-il se sortir d'un rôle aussi difficile à interpréter ? La réponse s'appelle Robert Aramayo, absolument époustouflant dans un personnage qui risque d'être le plus fort de toute sa carrière de comédien, qui n'en est pourtant qu'à son commencement. Pour les amateurs de pop anglaise, signalons enfin la très bonne du film ,avec New Order, Portishead, Oasis, etc.