Berlinguer, la grande ambition
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TheMadCat
TheMadCat

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2026
Biopic instructif sur un pan méconnu de l’histoire italienne et la trajectoire d’un communiste pris dans un système qui dépasses ses convictions. Didactique mais passionnant.
FaRem

10 617 abonnés 11 763 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 août 2026
Les années 70 marquent la rupture entre Enrico Berlinguer, secrétaire général du Parti communiste italien, et le modèle soviétique du communisme. Un choix risqué d'un point de vue politique, mais pas seulement... Andrea Segre dresse le portrait d'un homme qui s'est battu pour ses idéaux et ses principes, malgré les oppositions et les menaces, tant extérieures qu'internes. Le réalisateur fait presque un spin-off d'un autre film italien sur Aldo Moro et les Brigades rouges. Malgré l'évocation d'une menace, elle n'est jamais perceptible. Le but n'était pas de faire un thriller politique, mais le danger a quand même fait partie du quotidien de cet homme. On est plus proche d'un documentaire qui raconte plus qu'il ne montre. Ça reste intéressant, y compris pour un non-initié qui n'est pas du pays comme moi, et c'est même parfois touchant quand on voit l'attachement des gens pour cette figure politique, mais l'histoire manque de puissance émotionnelle. Au final, un biopic correct, mais sans plus.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 626 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2026
une immersion dans la sphère politique des années 70 en Italie et, particulièrement dans l'avancée du communisme par l'intermédiaire du secrétaire du parti, E. Berlinguer. une évocation historique détaillée dans ses tractations avec le pouvoir démocratique catholique alors en perte de crédit, extrêmement dialoguée et émaillée d'images d'archives. un biopic qui manque de force dans le ton et la réalisation, qui parlera sans doute davantage aux italiens intéressés par le sujet, l'évolution de leur pays...
Jojo le héros
Jojo le héros

6 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Il y a peu de films politiques, historiques, réalistes, pédagogiques, et qui se regardent comme un polar. On en apprend beaucoup d’autant plus si on a vécu les événements. Une réussite.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 948 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
A travers le portrait sur plusieurs décennies d'un dirigeant communiste, le récit peint la situation sociale, économique, politique d'une Italie fracturée, en proie aux violences, aux conflits, aux difficultés. Présentant un homme convaincu par son combat, sincère dans son engagement, déterminé à améliorer la situation, l'intrigue n'en montre pas moins la réalité de la tyrannie moscovite ni les compromis(sions) nécessaires pour accéder au pouvoir afin de tenter d'appliquer ses promesses. Quoi que classique la dynamique narration atteint l'équilibre entre étude de moeurs et documentaire historique (avec insertion d'images d'archives) pour établir un constat désabusé sur les utopies idéologiques. Désabusé.
Michel Gandilhon
Michel Gandilhon

2 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 novembre 2025
Saint-Enrico, priez pour moi ! Ce film couvre les dix dernières années de la vie d’Enrico Berlinguer, le secrétaire général du parti communiste italien, le plus puissant du monde occidental. Dix années cruciales marquées par la fin des Trente glorieuses, les années de plomb et la recherche d’un (nouveau) compromis historique avec la Démocratie chrétienne. Autant le dire d’entrée, ce biopic académique et téléfilmesque ne présente aucun intérêt esthétique ou cinématographique, hormis les quelques images d’archives qui le parsèment. Son seul intérêt est politique dans la mesure où il se veut une défense orthodoxe de la ligne eurocommuniste promue par un Berlinguer présenté, qui plus est, comme une sorte de saint laïque, dévoué à la cause des travailleurs, démocrate et, de surcroît, mari aimant et bon père de famille. Pour ce faire, ce film fait preuve d’une malhonnêteté à peu près totale en occultant les aspects les plus gênants, du point de vue de l’émancipation des travailleurs, de la politique du PCI à l’époque. Et notamment sa collusion avec la DC, non pour sauver la démocratie des méchants (fascistes, gauchistes, otaniens, moscoutaires, etc.), mais pour constituer un barrage à la vague la plus puissante de luttes prolétariennes qu’un pays occidental ait connue dans ce véritable Ventennio rouge qui dura de 1960 à 1980. L’Italie en effet est marquée pendant cette période par une combativité ouvrière qui va faire éclater le mensonge du compromis historique déjà existant depuis 1945 entre les deux mastodontes de la vie politique de la péninsule. Un compromis qui s’appuyait sur deux réalités : l’acceptation du PC comme force d’encadrement dans les régions rouges, les municipalités et les usines contre son renoncement au pouvoir central `-- acté par le désarmement des partisans après la chute du fascisme -- laissé au monopole de la DC. Le surgissement d’un mouvement ouvrier radical contestant le PCI sur sa gauche va déstabiliser ce pacte et forcer les deux partis à imaginer un deuxième compromis afin de constituer une digue contre la contestation et entamer la restructuration du capitalisme italien que le retour des crises exigeait. Participant à la répression de la gauche ouvrière, le PCI va contribuer à l’écrasement du mouvement social dans les usines. Plus tard, après le chant du cygne des élections européennes de 1984, marquées par le surpasso sans lendemain, la mort du bloc de l’Est et les mutations sociologiques de la société italienne auront finalement raison du vieux parti, qui se transformera en parti démocrate à l’américaine dans les années 1990. Au vu de tous ces éléments, loin de l’hagiographie que constitue ce film, c’est une tout autre image de Berlinguer qui se dessine : celle d’un bureaucrate, certes intelligent — il comprend notamment la nécessité de rompre avec un stalinisme désuet — mais cynique dans sa volonté de sauver un appareil bureaucratique intégré au système devenu hostile ou au moins étranger à ceux qu’il prétendait défendre. Bref ce film est in fine bien plus intéressant par ce qu’il ne montre pas que par ce qu’il montre.
ATON2512
ATON2512

80 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
De Andrea Segre (2025).
un film ambitieux retraçant avec justesse la vie d'un grand dirigeant du parti communiste italien qui n'a cessé de vouloir se séparer de la tutelle de Moscou. D'une grande sobriété et d'une grande justesse historique , le film est construit tel un thriller politique édifiant et didactique . Porté par la prestation magistrale d'Elio Germano.
Avec aussi Stefano Abbati, Francesco Acquaroli.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 651 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Le communisme démocratique

J’avais fait la connaissance de l’italien Andrea Segre en 2012 – ça ne date pas d’hier -, avec un très beau film, La petite Venise. Avec ces nouvelles 122 minutes, il fait dans le biopic pur et dur mais néanmoins de grande qualité. Italie 1975. Enrico Berlinguer, chef du plus puissant parti communiste d’Occident, défie Moscou et rêve d’une démocratie nouvelle. Entre compromis historique et menaces venues de l’Est, le destin d’un leader prêt à tout risquer pour ses idéaux. Classique de chez classique dans la forme, cette page d’histoire contemporaine se révèle passionnante car relativement méconnue en France. A voir pour l’intérêt du sujet et la prestation +++ de l’acteur principal.
Afin de restituer le plus fidèlement possible les pensées et les paroles d’Enrico Berlinguer, le cinéaste a mené un long travail de recherches avec son co-scénariste. Ils ont ainsi consulté de nombreuses biographies, d’entretiens avec ses enfants, avec des membres de sa famille et des camarades du Parti Communiste. Ils vont ainsi nous expliquer pourquoi, Berlinguer a tutoyé les cimes du pouvoir sans toutefois les conquérir pleinement. On découvre ainsi une figure politique dont la stature morale semble s’élever au-dessus de l’agitation partisane ordinaire. – Et ça fait du bien -. Ce n’est ni un tribun incandescent ni un stratège flamboyant : il est la probité personnifiée, l’austérité faite chair, un homme de silences, de regards pesés, de convictions murmurées. En refusant l’épique, ce biopic convoque la mélancolie de ce qui aurait pu être et provoque une réflexion spéculative — et salutaire — sur l’histoire en pointillés : que serait-il advenu si ce communisme républicain, indépendant de Moscou, avait accédé au pouvoir par les urnes ? Si la fameuse « voie italienne » avait fleuri au-delà des discours ?
Elio Germano - Donatello (l’équivalent italien des César) du meilleur acteur. Au passage, il s’agit de sa cinquième récompense dans cette catégorie -, habite totalement le personnage du leader charismatique italien. Il compose avec une rigueur extrême un personnage d’une rectitude sans faille, sans jamais pourtant tomber dans l’hagiographie compassée. Autour de lui on note les présences talentueuses de Roberto Citran, Stefano Abbati, Francesco Acquaroli… Peut-être un peu trop elliptique pour les jeunes générations,ce film rappelle qu’un homme droit, dans un siècle tortueux, peut encore susciter l’admiration — sans emphase, sans bruit, sans fracas. C’est cette grandeur tranquille, presque impensable dans notre époque de cynisme tapageur. A bon entendeur, salut !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Une occasion manquée
Comment se réclamer de gauche et ne pas connaitre cette figure emblématique transalpine des 70’s ? C’était mon cas, et la première vertu de ce film est de combler cette lacune. Dans les 70’s, Enrico Berlinguer, premier secrétaire du Parti Communiste Italien, a pour ambition politique de créer un mouvement capable de conjuguer socialisme et démocratie. Pour cela, il doit prendre ses distances avec l’URSS, composer avec les Brigades Rouges ; et même se démarquer du modèle libéral des . Il ne faut pas oublier que l’on est en pleine guerre froide entre Est et Ouest et que le Parti Communiste Français dirigé par Georges Marchais reçoit ses ordres directement de Moscou. Berlinguer a donc cette ambition, folle pour l’époque, de trouver une troisième voie entre capitalisme occidental et communisme soviétique totalitaire. A l’époque, il représente 30% des voix, il est un poids politique pour peser sur la vie politique italienne et il s’en sert pour arriver à ses fins. Dans cette période trouble en France où la guerre partisane empêche les partis de trouver des compromis et où un président part en prison ; ce film nous présente un homme politique indépendant, honnête dont les idées sont toujours guidées par l’intérêt général. Ce film redonne foi en la politique et en l’engagement. Cet engagement total passe par le sacrifice de sa famille, sa sécurité et son intimité car la cause qu’il défend est supérieur. Dans un monde où souvent chacun défend ses intérêts personnels ou partisans ; suivre un homme qui voit grand, çà fait beaucoup de bien et devrait donner l’exemple. Articuler entre images d’archives et de fiction de manière fluide, le film se termine par les images des obsèques de Berlinguer qui réunirent million de personnes à Rome ; dire que l’homme était inspirant.
Raphael Ripert
Raphael Ripert

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2025
Très dommage. C'est un morceau d'histoire politique qu'on peut mal connaître lorsqu'on est comme moi né après ce moment des années 1970. L'acteur principal est très bon, charismatique et fin. Mais le réalisateur n'a pas choisi entre le film et le documentaire, ce qui donne un résultat très lent et indigeste. Avec un peu plus de mise en scène et de dialogue, quitte a s'écarter de moments rapportés ou de discours le film aurait pu faire oeuvre de plus de pédagogie et on aurait appris plus de choses. Ici le film est lent et semble être un enchaînement scolaire de discours et de faits rapporté. J'ai regardé ma montre toutes les dix minutes.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2025
Berlinguer, La grande ambition se donne pour but de proposer un biopic panoramique de la carrière de cet homme politique italien, secrétaire général du Parti communiste et grand artisan du compromis historique avec la Démocratie chrétienne. Tout est bien fait, très éclairant, et mené avec suffisamment de rythme pour que l'on suive avec intérêt les atermoiements de la DC et les efforts de Berlinguer pour faire avancer son parti dans les urnes tout en prenant ses distances avec Moscou.
Le problème, c'est que tout cela est par contre un brin scolaire et manque d'un véritable point de vue : le compromis historique n'est jamais considéré ici que comme une sorte de fin de l'histoire aux bénéfices incontestables - malgré l'évocation nécessaire de l'enlèvement de Moro - sans que le Berlsuconisme qui a suivi - par exemple - ne soit jamais convoqué pour une quelconque mise en perspective.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Superbe plongée dans les années 70 italiennes qui paraissent si loin. Un portrait d’un homme attachant et sincère qui en France était apprécié pour son indépendance. Le contraire de nos stals locaux. Le biopic fonctionne bien et évite le patos. Des acteurs parfaits qui croient à leur rôle. Un vrai beau moment passé avec une figure marquante de l’Italie de la fin du siècle dernier. À voir si on aime l’Italie.
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
Enrico Berlinguer a dirigé le Parti communiste italien de 1972 à sa mort en 1984. Ce biopic d’Andrea Segre (L’Ordre des choses, La Petite Venise) se concentre sur les années 1973-1978. Au début : le voyage piégeux de Berlinguer en Bulgarie où il manque d’être assassiné par les sicaires de Todor Jivkov. À la fin : l’assassinat sordide d’Aldo Moro, le chef de la Démocratie chrétienne par les Brigades rouges. Entre ces deux dates, un double mouvement : Berlinguer s’emploie à s’affranchir de la tutelle de l’URSS et à conclure avec la Démocratie chrétienne, dont le début du déclin lui avait fait perdre sa majorité à la Chambre, un « compromis historique ».

Andrea Segre a ressuscité une figure oubliée de la politique italienne, celle du secrétaire général du Parti communiste à l’époque où celui-ci était le plus puissant d’Europe occidentale, au point d’arriver aux portes du pouvoir, au grand dam des Américains. N’oublions pas qu’en France, à la même époque, Georges Marchais signait avec François Mitterrand le Programme commun qui permit la victoire du leader socialiste aux élections présidentielles de 1981… ce qui marqua le début de l’inexorable déclin du PC qui quitta le Gouvernement dès 1984.

Ce biopic a remporté un succès étonnant en Italie où il est sorti l’an dernier. Il a valu à Elio Germano ("Suburra", "Alaska", "America Latina"…) le Donatello mérité du meilleur acteur, pour son interprétation habitée.

"Berlinguer" est un film d’atmosphère et de sensation. Les décors, les maquillages nous font profondément ressentir les situations : les couloirs immenses du Kremlin et la corpulence taurine de Brejnev écrasent le frêle Berlinguer, les airs de chattemite d’Andreotti laissent augurer les compromissions dans lesquelles le PCI risque de se laisser entraîner….

Hélas, pour un film sur la politique, "Berlinguer" en parle peu. Il nous la montre ; il nous la fait ressentir à travers les effets palpables que l’engagement politique a sur l’homme Berlinguer (à l’instar du documentaire consacré à Laurent Berger sorti la semaine d’après le Dernier Compromis). Mais il échoue à nous faire comprendre, dans toutes ses subtilités, les enjeux de « l’eurocommunisme ».
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2025
Le biopic d’un responsable politique puissant, Enrico Berlinguer qui a dirigé le parti communiste italien entre 1972 et 1984. Sans grand éclat, le film retrace l’immense popularité et talent de cet homme qui autant résisté à la mafia, la corruption, qu’à l’empire soviétique. C’est un peu sage, long, et sans plus d’intérêt que restituer une période politique passée.
henrim
henrim

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5,0
Publiée le 26 octobre 2025
Ce film m'a énormément intéressé et ému. On y voit le cheminement d'un homme politique humaniste et droit comme on n'en fait plus. Les épisodes politiques alternent avec des moments en famille.
J'ai beaucoup appris sur un épisode important de la vie politique du 'bel paese', et aussi beaucoup apprécié les aspects de la vie personnelle du héros du film.
Mon attention n'est jamais retombée et ces deux heures ont passé très vite. On était vraiment dedans !
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