Mélanie (Julia Piaton) et Benjamin (Quentin Dolmaire) ont tous les deux un diplôme d'avocat. L'une exerce tant bien que mal, tandis que le second se morfond chez ses parents, lui qui fête ses 30 ans. Quand la première apprend qu'elle est atteinte d'une maladie incurable, elle décide , avec un repris de justice qui va se muer en infirmier (Grégory Gadebois), et son ami, de partir en road-movie vers une maison close en Espagne spécialisée dans l'accueil d'handicapés. Ce remake de "Hasta la Vista" (2011) commence doucement avant que l'alchimie opère entre ces trois personnages. Maël Piriou n'hésite pas à montrer les frustrations sexuelles générées par le handicap à travers Mélanie et ses désirs. Même si l'issue finale semble prévisible, difficile de bouder son plaisir devant ce trio d'acteurs attachant.
un trio d'acteurs époustouflant, un scénario original qui produit des " pointes d'humour " et qui appelle l'attention sur des thèmes significatifs...plein de tendresse. mais il y a quand même un trop plein de bons sentiments; on passe un moment agréable- sans plus.
Vu en avant-première sans trop savoir ce que j'allais voir. J'ai adoré. Un roadtrip romantique feel good et drôle sur fond de sujet sérieux mais pas pesant. Excellente réalisation. Excellents acteurs. Je recommande.
Mélanie, une avocate handicapée interprétée par Julia Piaton, arrive à convaincre son collègue et ami Benjamin, interprété par Quentin Dolmaire, qu'il est grand temps pour eux d'aller connaître l'amour physique avant de mourir dans une "maison" espagnole spécialisée dans les services sexuels aux handicapés. Pour les conduire dans un van fatigué, Lucas, un repris de justice interprété par Grégory Gadebois que Mélanie a réussi à sortir de prison. Ce film est un remake très libre de "Hasta la vista", film du réalisateur Belge Geoffrey Enthoven sorti il y a 13 ans. L'original était un film moyen, la "copie" est du niveau d'un téléfilm moyen, avec de nombreuses scènes improbables et une mise en scène très plate. En positif, l'absence de pathos, la beauté des paysages espagnols et l'interprétation, surtout celle de Gadebois.
Très belle histoire servie par de superbes actrices et acteurs. Un hymne a l'amour vrai. Vu en avant première au cinéma le grand palace aux Sables d'Olonne.
Un flm pour ne pas tricher en amour, des sentiments vrais, une histoire de road trip pour ? je ne dis rien, lisez le synopsis d’allociné, il est complet….on saluera le casting, la craquante Julia Piaton, qu’on voit de plus en plus, et c’est un plaisir,Grégory Gadebois, qu’on ne présente plus, et un troisième larron, dans cette escapade Quentin Dolmaire...Le scénario est original,spoiler: l’épopée en Van un peu moins , les dialogues sans être transcendants occupent le temps et l’espace, finalement c’est un film touchant plutôt sur la fin, le seul défaut étant la lumière et le grain de photographie, des sépias, bien souvent désagréables car peu lumineux, et des scènes de nuit…..Malgré ce défaut, cette comédie sociale mérite d’être vue. Sans insister non plus….
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Il y a des silences qu’on écoute plus fort que des cris. Une pointe d’amour en regorge — et c’est peut-être là sa plus belle audace. Ce film de Maël Piriou ne cherche pas à faire des étincelles, il préfère la braise qui couve, discrète, obstinée. Une avocate au bord du gouffre, un ancien taulard au volant d’un van brinquebalant, une dernière ligne droite sans GPS. Trois lignes et on a déjà de quoi poser son mouchoir, ou son armure.
Julia Piaton, intense, solide et vacillante à la fois, incarne Mélanie avec une vérité qui vous arrache parfois un battement de cœur. Grégory Gadebois, comme souvent, joue avec ses silences mieux que d'autres ne jouent avec des dialogues bien écrits. Entre eux, il y a ce quelque chose d’impalpable, pas tout à fait de l’amour, pas vraiment de l’amitié, mais une entente muette que seule la fin du monde pourrait interrompre. Et Quentin Dolmaire, discret mais essentiel, comme un diapason à trois temps.
Ce qui frappe ici, ce n’est pas tant l’histoire — somme toute classique — mais la manière de la raconter. Piriou filme comme on écrit un poème en prose : avec des angles humbles, des lumières tendres, une attention rare à ce qui ne se dit pas. On sent l’héritage des humanistes discrets : un peu de Stéphane Brizé, une pincée d’Agnès Jaoui, l’ombre d’un Ken Loach en version lavande.
Certains spectateurs diront : « C’est lent. » Peut-être. Mais qui a dit que l’émotion devait arriver à la minute 12 comme dans une série Netflix ? Le rythme ici épouse les battements ralentis d’un cœur fatigué, pas la pulsation d’un écran qui clignote.
On y parle de mort, d’amour, de pardon, de mots qu’on n’ose plus dire, ou qu’on dit trop tard. Et pourtant, on ne ressort pas accablé. Un peu plus vivant, peut-être. Comme si le film avait juste glissé sa main dans la vôtre sans bruit. Ou posé une cuillère de confiture sur une tartine brûlée.
J'ai vu ce film en avant première aux Sables d'Olonne le 19/04/2025. Un road-trip sentimental plutôt qu'une histoire autour du handicap. Un trio d'acteurs qui fonctionne à merveille. Beaucoup de justesse, de délicatesse et de l'humour. Tout est réuni pour passer un excellent moment.
Une maison close en ligne d’arrivée, une maladie grave en passagère, et un van brinquebalant : il fallait oser ce voyage vers l'Espagne ! Sur le papier, ce trio improbable avait du potentiel, l’idée de départ était bonne… mais dommage que ce road trip manque un peu de piquant. La mise en scène ronronne, les dialogues n’enflamment jamais, et les situations sont cousues de fil blanc. Heureusement que Grégory Gadebois joue très bien, il apporte un peu de relief à cette équipée un peu molle. J’ai trouvé les deux personnages en situation de handicap plutôt poussifs, surtout le rôle tenu par Quentin Dolmaire, jamais vraiment crédible, presque agaçant par séquences. Quelques jolies scènes percent tout de même l’ensemble, mais cela reste trop sage, trop convenu. On sourit parfois, on s’ennuie un peu aussi. Attendrissant par petites touches et emballé dans de jolis paysages. Site CINEMADOURG . free . fr
« Handicap, sex and fun (?) » Je m’attendais à passer un bon moment d’humour et de sérieux avec ce road movie de deux handicapés moteurs qui partent en Espagne conduit par un Grégory Gadebois bougon et sympa comme il sait l’être. Et bien ça a été bizarrement « électrocardiogramme plat », avec un film trop sage et académique avec finalement une histoire bien lisse et attendue, et une musique convenue. Dommage
Très beau film que je viens de voir en avant-première avec d’excellents acteurs. Julia Piaton est solaire, Grégory Gadebois et Quentin Dolmaire sont touchants . Jolie mise en scène de Maël Piriou. À voir absolument
Très belle histoire d’amour, on oublie le handicap des 2 protagonistes et on se focalise sur cette belle histoire. Bravo pour la réalisation de ce film !!
Tout est raté dans ce film: l’idée de départ (pourquoi la jolie avocate handicapée devrait-elle aller dans une maison close en Espagne pour enfin avoir une relation sexuelle avec - en plus-le prévenu qu’elle défend?), l’histoire d’amour alambiquée au possible, les situations invraisemblables plus la musique. Bref, à fuir!
Ce type de scénario, on pourrait le penser adapté d’une quelconque œuvre littéraire contemporaine abordant quelques problèmes de société : le handicap, le regard de la société (des valides), la sexualité desdits handicapés. Mais c’est ici un scénario original quoique inspiré de pas mal de choses, déjà lues, déjà vues, déjà mises en scène, sur les mêmes registres. Un peu tragique (spoiler: la maladie qui en sus du handicap peut frapper à tout moment, comme pour tout le monde tel que le relève un dialogue, mais quand même …). Un peu comique, disons second-degré (spoiler: le juge d’instruction qui invite l’avocate tétraplégique à s’asseoir ; « oui, merci » dira-t-elle de son fauteuil roulant ). Beaucoup road-movie, mâtiné de romance. Julia Piaton (fréquemment à l'affiche dans la période) et Grégory Gadebois (travaillent beaucoup aussi) tirent leur épingle du jeu de ce scénario avec leurs airs détachés et pince sans-rire (ironie à froid).