146 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
23 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
4 critiques
3
9 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Hedi Tabka
6 abonnés
105 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 septembre 2026
J’adore les films en relation avec la télévision, et encore plus ceux tirés d’une histoire vraie. Malgré un très bon Robert Pattinson, j’ai quand même été bien déçu car j’ai trouvé qu’il y avait trop d’histoires parallèles inutiles à l’intrigue initiale qui venaient parasiter le film.
Bon, déjà, ce film m'a donné la nausée. Mais vu ce qu'il cherche à provoquer, j'imagine que c'est plutôt bon signe.
Robert Pattinson est absolument exceptionnel. À aucun moment je n'ai eu l'impression de regarder Robert Pattinson : j'avais vraiment l'impression de regarder ce personnage. Et plus le film avance, plus son évolution devient fascinante.
J'ai adoré la manière dont la tension s'installe progressivement. On sent que quelque chose ne va pas, puis la pression monte de plus en plus, jusqu'à presque arriver sur de l'horreur.
Mais surtout : quelle beauté.
L'image, la mise en scène, le son… Tout fonctionne ensemble et donne au film une véritable identité visuelle et sonore.
Et ça faisait longtemps que je n'avais pas eu cette sensation devant un film : celle de retrouver une vraie esthétique de cinéma, où chaque choix semble pensé pour créer une expérience et pas simplement pour raconter une histoire.
Bref, j'ai pris une claque.
Et accessoirement, j'ai probablement perdu quelques années d'espérance de vie devant certaines scènes (l'homme est horrible).
Une photographie très stylisé et agréable à l'œil, la mise en scène est remarquable et vraiment accessible, ce n'était pas subtil mais dans le bon sens, c'était dynamique et prenant, ainsi qu'évidemment un bon acting (rien d'étonnant avec Robert Pattinson) Ce que je reprocherais au film c'est de toucher à un sujet encore plus d'actualité et sensible (car c'est aujourd'hui plus qu'avant au cœur des débats), et de ne pas se prononcer clairement. Le film se contente de faire un très bon travail de biopic sans y ajouter un quelconque éveil de conscience, un débat ou même une touche de dramatique; En gros il ne polarise ni le débat sur les p*dophile et p*docriminel, ni même sur les chasseurs de p* qui sont a la mode en ce moment, le film surf juste... de son coté
film nerveux, oppressant, perturbant qui relate des faits réels (une émission de téléréalité debusquant des pédophiles en direct, via des comédiens "appâts).
investi par sa mission "morale", R Pattinson est assez grimaçant et complètement torturé et l'ambiance est lourde (+ déluge, fond sonore...). ça et l'image filmée en format "années 2000" rend le film assez lourd.
a contrario, on sent aussi la course à l'audimat, la pression de la renta des émissions (d'où le titre)
Un film glauque, sale, poisseux qui montre le pire de l’humanité si on peut parler d’humanité. Cette atmosphère lourde et poisseuse est renforcée par l’image granuleuse et une lumière jaunâtre, immonde. J’ai détesté comme rarement.
Beaucoup d’effets, grande technicité dans le cadrage et la lumière. Scénario qui aurait pu être intéressant, intriguant et plus ou moins effrayant. Malheureusement, au fur et à mesure du film, l’ennui gagne, l’hyper prévisibilité de ce qui va se passer se manifeste, et lorsque les évènements arrivent, ils ont l’effet d’un pet sur une toile cirée. Des pseudos histoires dans l’histoire qui arrivent aux personnages principaux ne mènent à rien. Le jeu est très appuyé, limite surjoué et ringard. J’estime que seul le comédien qui joue l’appat aura pu me toucher un petit peu… 
Primetime » est, à mes yeux, un film qui avait pourtant une idée de départ intéressante, mais qui ne parvient jamais réellement à la transformer en une histoire convaincante. Le problème vient surtout d'une mise en scène qui semble vouloir impressionner à tout prix, avec des images très travaillées et des scènes parfois artificielles, sans que cela apporte réellement quelque chose au récit. Le scénario manque également de clarté. Les personnages et leurs motivations ne sont pas toujours suffisamment développés, et certaines situations donnent l'impression d'être là uniquement pour faire avancer l'histoire. Au lieu de créer de la tension ou de l'émotion, le film finit par donner une impression de longueur et de confusion.
Par son thème, d'abord. Pionnier des "chasses aux pédophiles", l'émission culte de Chris Hansen a poussé en 20 ans un bon nombre d'adeptes à reproduire ses méthodes sur internet (comme le néo-nazi russe Maksim Martsinkevich ou le streamer français Finnizyy, pour ne citer qu'eux).
Primetime traite son terrible sujet avec une étonnante légèreté, à condition d'avoir les nerfs solides pour l'apprécier. On y alterne concours de cynisme, moments trashs et scènes de tension qui forment le socle d'un thriller réussi, à défaut d'être toujours bien rythmé quand le film divague sur la vie adultère de son protagoniste, qui endosse à son tour le rôle du chassé. Les prédateurs s'enchainent à l'écran jusqu'au "big fish", et parmi eux, de loin l'un des pires, est incarné par spoiler: Jonathan Lipnicki, enfant-star de Stuart Little . Sans complaisance envers les comportements criminels, le réalisateur n'hésite pas à montrer leur cruauté qui font replonger le spectateur dans cet ôde au voyeurisme, avant que ce divertissement malsain ne se termine par un événement qui ramène brutalement le spectateur à ses responsabilités dans les actes qu'il cautionne.
La forme du film sera sans nul doute aussi divisive que son sujet. Fidèle à l'esthétique geek des années 2000, les plans s’enchaînent dans un grand melting-pot, des caméras de tournage à celles de surveillance, jusqu'à en donner un certain vertige, qui peut autant plaire aux fans d'analog horror qu'il fera fuir tout spectateur allergique au tape à l'oeil.
Le film joue à être le miroir des actions de Chris Hansen, qui a bâti sa carrière sur l'exposition d'un problème qu'il n'a jamais cherché à comprendre. On a l'impression de terminer sur un score de 1 partout, et on se pose des questions. Pourquoi dénoncer la barbarie de certains si c'est pour la pratiquer en sens inverse ? Cela guerrit-il les traumatismes ? Je suis surpris que les victimes de pédocriminalité, qui se battent dans une immense détresse pour être prises au sérieux, ne s'opposent pas plus que ça à ce qui n'est, à mes yeux, qu'un concept de télé-poubelle déshumanisant mené en leur nom. Ce jeu de ping-pong entre actes pervers n'est pas à la hauteur de la gravité du problème, à moins qu'une partie des victimes finalement ne s'y complaise.