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2,5
Publiée le 18 février 2026
Alyssa veut aller en Europe où elle pourra se construire la vie qu'elle désire. Elle est tellement obsédée par cette idée qu'elle pousse son meilleur Mehdi à s'inscrire à un concours d'art qui permettra au vainqueur de rejoindre le Vieux Continent. Il devient en quelque sorte son ticket de sortie, et même s'il est son compagnon de route, c'est surtout l'histoire d'Alyssa que l'on découvre à travers ce road-trip. Un voyage chaotique trop souvent artificiel notamment quand Amel Guellaty ajoute des contretemps ou des "péripéties" comme les accidents. C'est beaucoup mieux quand l'histoire se laisse porter par cette liberté provisoire, cette insouciance et ces touches créatives qui prennent vie à l'écran. Ça ne veut pas dire qu'il faut éluder une certaine réalité qui rattrape justement Alyssa, mais ce n'est pas ce qu'il y a la plus grande résonance dans ce récit d'émancipation. Au final, un voyage pas désagréable, mais qui n'a rien de spécial.
Comme tout bon roadtrip qui se respecte, D'où vient le vent, le premier long métrage d'Amel Guellaty, possède une excellente et montre des paysages spectaculaires, dans cette escapade qui nous transporte de Tunis à Djerba. Il y a beaucoup de légèreté, de générosité et d'humour dans ce voyage de deux jeunes gens liés par une longue amitié, et plus si affinités. Mais la profondeur affleure aussi, dans le sens qu'il s'agit d'un véritable portrait générationnel qui témoigne d'un désenchantement de la jeunesse, désillusionnée après les espoirs nés de la révolution tunisienne, avec cette seule alternative : partir ailleurs ou rester et subsister sans espoir particulier. La particularité du film vient de ses visions oniriques et poétiques, très brèves et colorées, qui redonnent du lustre au film quand celui menace de ronronner. Tendre, lucide, amère et vibrante, cette comédie sans prétention, mais politique dans sa manière douce, indique bien les difficultés d'un pays à changer et à offrir un avenir à une génération qui ne peut que constater que le conservatisme et les traditions bien établies l'empêchent d'évoluer. Le faire de manière ludique, drôle et libertaire rend D'où vient le vent toujours divertissant à suivre. Avec en plus une actrice épatante, Eya Bellagha, dont l'énergie et la finesse de jeu ne peuvent qu'être remarquées.
Faible dans ses envolées merveilleuses mais dynamique et très bien accueilli par la jeunesse aux Journées cinématographiques de Carthage 2025, le film a reçu, sans doute pour son audace, le prix du meilleur scénario. « Si on ne peut même pas rêver, qu’est-ce qui nous reste ? », demande Alyssa tout en décrivant sa situation, en disant notamment que « la dictature est revenue ». Il est frappant de voir que ce film s’inscrit en continuité avec les films tournés durant la dictature de Ben Ali : comme le précise le critique tunisien Kamel Ben Ouanès dans son livre "Champ-contrechamp" « une errance dans un labyrinthe qui ne conduit nulle part » dans des films où la forme « se caractérise par la discontinuité, la fragmentation ou encore un style hybride et dissonant », traversés dans ce « malaise généralisé » par « le cri d’une conscience qui a soif de dire, de communiquer et de vivre un instant d’absolue liberté » ().
Un très beau film . On pourra s intéresser au sens politique avec cette jeunesse tunisienne qui rêve de s émanciper. On pourra s intéresser à cette jeune femme et à ce jeune homme qui rêvent d amour et de poésie. On pourra s intéresser à la liberté que donne à toute existence une pratique artistique. Bref un film sur l émancipation la liberté et l amour.
Les jeunesses du monde entier ont factuellement des vies qui différent mais partagent beaucoup d'aspirations. D'où la logique de voir dans un même festival deux premiers longs, l'un macédonien ("Le Garçon qui faisait danser les collines"), l'autre tunisien, parler d'émancipation, d'expérimentations, d'interdits transgressés. Malheureusement j'ai trouvé que "D’où vient le vent" le faisait de manière bien attendue, en cochant un peu toutes les cases. En résumé un récit qui parle de liberté mais qui reste bien corseté.
De Tunis à Djerba road trip de deux amis qui aiment leurs pays mais qui pensent qu’ils ne pourront s’épanouir qu’en traversant la mer. Ce film dresse le portrait d’une jeunesse tunisienne qui comme la jeunesse de part le Monde est éprise de liberté mais peut être encore plus qu’ailleurs. Puisque le pays autrefois bien plus libre que ses voisins semble se recroqueviller. Des petites incursions fantasmagoriques donnent à cette œuvre de la fantaisie et la rendent d’autant plus attachante et réussie.
La mise en scène est vraiment belle et les . Le récit est joli et intelligent mais des longueurs font jour et certains ressorts scénaristiques n'étaient pas nécessaires. L'ensemble reste beau et captivant.
Porté par deux jeunes comédiens formidables et étonnamment attachant (même la fille un peu peste, il faut bien le dire !), le scénario de ce road-trip entre Tunis et Djerba est des plus réjouissant, hymne à une jeunesse tunisienne en pleine interrogation sur son avenir. Mais c'est aussi très bien filmé et photographié, avec un cadrage superbe, sans oublier la musique que j'ai trouvé très bien choisie. Bref, voilà un vrai coup de coeur que ce récit d'une belle amitié qui vous restera longtemps en mémoire. A voir sans attendre.
Très belle histoire d'amitié sur fond d'horizon social plombé. Pour continuer à rêver, les 2 héros s'embarquent dans un road movie qui leur réservera bien des surprises. Un portrait sensible de la jeunesse tunisienne, mention spéciale aux deux acteurs principaux qui sont épatants. Film vu en avant-première.
Tres joli film plein de poésie sur la belle amitié de deux jeunes tunisiens qui rêvent d'une meilleure vie alors que leur avenir est bouché et que le manque d'argent et d'opportunités les empêchent d'exprimer qui ils sont vraiment.
Elle est prête à tout, Alyssa, pour pouvoir vivre la vie dont elle rêve. Elle n’en peut plus de la charge de sa maman et de sa petite sœur. Alors elle entraîne son ami, son demi-frère, dans une folle escapade émaillée d’aventures épiques avec l’espoir de gagner la liberté.
Vu en avant 1ère. Film "feel good" malgré toute la misère que les jeunes veulent fuir la Tunisie. Duo/couple du film attachants, on aime suivre leur histoire. Malgré des thèmes lourds, j’ai trouvé le film positif. BO vraiment top.
Ce road-trip peint le portrait d'une génération tunisienne, avec les difficultés d'un pays à changer et à offrir un avenir à sa jeunesse. Alyssa est une jeune fille un peu beaucoup rebelle et Mehdi son meilleur ami rêve lui de vivre de sa passion le dessin. Alyssa va donc tout faire pour l'aider à cette aspiration et va l'entraîner dans une folle escapade. Cette comédie sans prétention, mais sympathique et parfois poétique nous fait alors voyager sur 3 jours de péripéties au risque de malmener leur longue amitié.