À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
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259 critiques spectateurs

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36 critiques
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102 critiques
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61 critiques
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33 critiques
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19 critiques
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8 critiques
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capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
En adaptant le Roman Biographique de Franck Courtès Valérie Donzelli signe un film poignant porté par l'intensité du jeu de Bastien Bouillon qui trouve la juste mesure : voix placide, regards las, corps vaillant, il apporte sa pleine sensibilité à cet écrivain-homme à tout faire et s’en fait l’idéal porte-parole !
Anita
Anita

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Tous les comédiens sont très justes! Pas une fausse note . C’est excellent ! C’est très bien filmé , les flous , les scènes dans le taxi sont sì touchantes … bref , c’est un film tendre, beau, juste, intelligent qui fait réfléchir sur notre rapport aux personnes qui nous rendent service et qui sont invisibles … un élan du Coeur pour les artistes , les écrivains , les créateurs , les personnes simples qui ont un grands cœur.
Bravo Bastien Bouillon pour son jeu ! Un grand film servie par une brillante réalisatrice .
Ismael
Ismael

127 abonnés 210 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 février 2026
Quand on lit son synopsis, A pied d’œuvre donne plutôt envie, mais à l'écran bizarrement ca ne passe pas. On a l'impression de regarder quelquechose de curieusement statique et irréel, alors qu'il est pourtant tiré d'une histoire vraie.
Le principal souci du film de Donzelli c'est qu'il traite finalement de deux sujets assez différents et qui, contrairement à ce qui est montré à l'écran, sont trés loin de se recouper dans la vraie vie. Le premier o combien d'actualité est celui de la précarité en général et de celle des auto entrepreneurs (coursiers, chauffeurs VTC, et autres manutentionnaires) en particulier. Mais à ce niveau le film n'a pas la clarté ni la puissance de ceux de Ken Loach ( I Daniel Blake, Sorry I Missed You) sur des thèmes similaires. Par ailleurs cet aspect "social" du film est biaisé par le fait que le personnage principal n'est, peut-être pas un "faux pauvre' comme il est souvent appelé dans le film, mais en tout cas absolument pas représentatif de cet univers là.


Ce qui fait le lien avec l'autre sujet du film que l'on pourrait résumer comme le portrait d'un écrivain lambda (par opposition à l’écrivain médiatique) en France en 2026. Et ce n'est pas plus convaincant. Cette fois c'est en grande partie la faute au personnage principal interprété par Bastien Bouillon, qui avait pourtant été trés bon dans La nuit du 12 de Dominik Moll. On a du mal à rentrer dans sa psychologie, ce qui est un peu problématique quand il est de tous les plans du film. Et il donne bien plus l'impression d'un p'tit mec naïf un peu à la ramasse, que d'un artiste incompris dévoré par un riche monde intérieur qui ne demande qu'à être mis sur le papier.


A côté de ça le film n'est pas dramatiquement construit. Il n'a pas vraiment de début et on comprend pas suffisamment ce qui a emmené son personnage principal à adopter la précarité, alors que d'autres choix étaient possibles (Houellbecq avait lui choisi la Fonction Publique à un faible niveau de responsabilité, afin d'avoir le temps d'écrire). Il n'a d'ailleurs pas vraiment de fin non plus, puisque tout laisse entendre que ça va simplement continuer de la même façon. Entre les deux, il se compose en grande partie de petits sketchs ( Paul fait le plombier/ le jardinier/le taxi) qui auraient souvent pu être montrées dans un ordre différent et qui sont entrecoupées de moments de la vie privée. Il y a un côté un peu repetitif à tout ça avec souvent l'impression de tourner en rond. Enfin le choix stylistique, un peu poétique, du film, ne colle pas vraiment à la réalité sociale brutale qui est montrée. Un documentaire sur le véritable Franck Courtés, dont il nous relate l'histoire authentique, aurait probablement été plus intéressant.
amonavis
amonavis

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2026
Je suis encore sous le choc de l'ennui, de la pauvreté scénaristique, de la nullité abyssale !!
le film dure une heure trente c'est le bon côté. c'est un gars qui veut devenir écrivain, pour ce faire il accepte de faire des petits boulots, donc on le voit bricoler pendant à peu près une heure 20, le film ne dit rien, ne raconte rien, il n'y a pas d'intrigue il n'y a pas de dialogues percutants, il n'y a rien.
amour13
amour13

59 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
Si c’est ce film était une fiction, j’aurais mis au moins 4 étoiles mais de savoir que c’est un fait réel c’est décevant car en 2026 en France, il y a 11 millions de gens pauvres donc voir un homme qui est photographe de métier qui lui rapporte 3000 € par mois qu’il arrête du jour au lendemain pour faire des petits boulots et écrire, c’est ridicule. 
Fifi0707
Fifi0707

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2026
Désolé, je ne suis pas cinéphile mais simplement spectateur.
J'ai été happé par l'histoire de cet homme fragile qui se bat et est prêt à tout pour exercer sa passion : l'écriture.
Bastide Bouillon joue magnifiquement ce personnage, un vrai kif.
Ce film parle aussi de la famille avec toutes ces complexités.
A voir pour passer un agréable moment !
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2026
Comment l'acharnement pour la passion de l'écriture peut mener tout droit à la plus grande précarité! On hallucine devant ce type d'appli où le vainqueur est celui qui demande le moins d'argent pour emporter un job, en se disant qu'il est incroyable d'en être arrivé là. Quant à Bastien Bouillon, il est tout à fait excellent. Mais malgré de beaux moments, j'avoue m'être un peu ennuyé, et avoir eu du mal à vibrer...
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2026
Une bonne idée d'un "lâcher prise" plutôt positif mais cela s'éternise trés langoureusement et on apprécie d'en voir la fin, assez convenue....
Xavierdethoisy
Xavierdethoisy

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2026
Bien joué. Mais on tourne en rond. L histoire ne tient pas debout (plus de temps d ecrire en etant ouvrier que photographe ? renoncer volontairement a 8000 euros par mois et ... devenir une pauvre victime de la mondialisation ?). Ca dure 1 heure 30. Et c est deja long. La derniere phrase reflete d ailleurs le film...
The CritizMan
The CritizMan

55 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
À pied d’œuvre de Valérie Donzelli est un film profondément humain et sensible, qui touche juste par sa manière frontale mais pudique d’aborder la fragilité, l’épuisement et le poids du réel. Il y a une sincérité évidente, presque douloureuse, qui rend l’expérience touchante mais aussi franchement déprimante par moments, tant le film refuse toute facilité ou échappatoire émotionnelle. Cette exigence a un prix : certaines séquences s’étirent inutilement et créent quelques longueurs, sans pour autant trahir l’intention. Un film honnête, âpre, qui marque plus par ce qu’il fait ressentir que par ce qu’il raconte.
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Excellent film, casting au top du premier au dernier rôle. Les dialogues sont brillants, un sujet casse gueule très maîtrisé ! La première fois que je trouve un film aussi bon qu’un livre !
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Chouette petit (et pas tant que ça) film français : fin, politique et intimiste (sans tomber dans le pathos).
Interprétation parfaite de Bastien Bouillon.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Dans cette adaptation du livre de Franck Courtès sorti en 2023, Valérie Donzelli s’ attache, comme elle le fait depuis 25 ans, à mélanger subtilement la comédie dramatique et la romance en jouant sur les curseurs avec dextérité admirable, avec un écho à ses propres expériences non caché. D’ ailleurs, on retrouve souvent dans ses réalisations des acteurs fétiches ; c’ est ici le cas pour Paul Marquet que Bastien Bouillon interprète, après des collaborations communes marquantes (« La Guerre est déclarée », « Main dans la main », ou plus avant « Marguerite et Julien ») que nous venons de suivre avec un grand plaisir dans « L’Affaire Bojarski » en inspecteur André Mattéi… ( les hasards du calendrier ). Nous sommes immédiatement emportés dans ce choix de vie que Paul a fait, laissant de côté un métier plus lucratif, et par voie de conséquence, parents, femme et enfants, pour laisser libre cours à sa passion d’ écrire. La caméra accompagne et dissèque cette dégringolade financière et sociale, en toute simplicité, dans cette austérité de vie, où chaque euro compte, sans omettre les sentiments profonds de Paul pour ses enfants éloignés au Canada. Dans un rythme qui ne s’ essouffle jamais, on reste saisi par un comportement docile et opiniâtre, de cet homme qui se débat pour son art. Les choix musicaux ponctuent habilement des scènes telles que « Joe le Taxi » avec Vanessa Paradis, génial, ou avec Serge Reggiani « Le Vieux Couple » adressant une Nostalgie doucereuse… inspirés sans doute par une V Donzelli amusée ! A noter, une jolie prestation de Virginie Ledoyen en Editrice de Paul, ainsi que celle d’ André Marcon en père imperméable. V Donzelli nous régale dans cette dernière réalisation qui fait mouche, encore une fois, à travers l’ intimité de ce personnage touchant dans un choix de vie osé, sobrement endossé et obstinément écrivain…. !!**
France Redon
France Redon

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Excellent film tout en nuances et pudeur. Le film est révélateur de ce que la France est devenue : le pays des travailleurs pauvres.
L’acteur est excellent, sa voix et son ton, tout en finesse. Il y a eu un moment de silence à la fin du film dans la salle.
Webmaster
Webmaster

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Dès les premières images, Valérie Donzelli plante un décor dépouillé où l’espace se rétrécit autour de son personnage principal. Paul, ancien photographe à succès reconverti en écrivain, voit ses rêves se heurter au mur de la réalité : un livre qui ne se vend pas, des avances épuisées, un appartement qu’il faut quitter. Il a 42 ans et, dans ce monde qui glorifie la jeunesse et la rentabilité, il est déjà considéré comme un poids mort.

La caméra capte avec justesse les signes presque imperceptibles du déclassement : un carton de déménagement qui traîne, un manteau usé, un regard qui s’attarde sur une vitrine. L’écriture du film épouse cette lente descente sociale sans jamais la surdramatiser. Le passage par Pôle emploi est traité avec une sobriété désarmante : les offres d’emplois stables ne conviennent pas, non par arrogance, mais parce que Paul veut encore sauver le temps qu’il consacre à l’écriture — ce luxe ultime des précaires.

C’est alors qu’entrent en scène les plateformes numériques, arènes modernes où l’on se dispute des tâches dérisoires à coups d’enchères à la baisse. Ces micro-missions, parfois absurdes — tondre une pelouse aux ciseaux pendant trois heures — deviennent autant de petites humiliations quotidiennes. Le film révèle ainsi la mécanique impitoyable de l’uberisation : l’isolement, la fragmentation du travail, l’érosion de toute valeur.

En parallèle, Donzelli tisse le fil intime d’un homme séparé de ses enfants, incapables de venir à lui. Le Noël en visio est un moment de grâce amère : d’un côté, la chaleur lumineuse d’un intérieur canadien, de l’autre, la solitude glaciale d’un studio. Les mots blessent — « personne ne lit tes livres » — mais l’image retient surtout la fragilité de la fillette qui préfère ignorer l’œuvre de son père, comme pour se protéger.

La mise en scène refuse le pathos, préférant le contrepoint de chansons françaises et d’un piano délicat, qui adoucissent la dureté du propos. Ce choix musical crée une forme d’ironie tendre : au milieu des petites défaites, une mélodie s’accroche encore, comme un souffle de dignité.

Lorsque le livre finit par trouver son public, le succès ne vient pas comme une revanche flamboyante mais comme une reconnaissance discrète. Le plus important n’est pas l’argent, mais le regard du fils qui, en lisant le livre, comprend enfin qui est son père.

Conclusion
À Pied d’Œuvre est une chronique douce-amère de la précarité contemporaine, vue à hauteur d’homme. Valérie Donzelli y mêle la lucidité sociale d’un Ken Loach à une pudeur toute française, préférant l’ellipse à la démonstration. Bastien Bouillon incarne un Paul tout en nuances, ni héros ni victime, juste un homme debout dans la tempête. C’est un film à la fois politique et intime, qui interroge la valeur que l’on accorde au temps, au travail et à la création
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