À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
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271 critiques spectateurs

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Pierre Estrade
Pierre Estrade

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Magnifique film, très équilibré, qui reflète bien l'ambivalence de la situation de l'auteur, de ceux qui l'entourent et de la société
Benjamin Berge
Benjamin Berge

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Un joli pied de nez a certains chef-d’œuvre. Parfois la simplicité peut beaucoup. Parfois un grand acteur peut tout.
Sophie Muffang
Sophie Muffang

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
On s'attache à Paul comme à Bastien Bouillon, on le suit dans sa décision de vivre sa vie comme il l'entend, quel qu'en soit le prix.
Le film pose de vraies questions sur le sens qu'on veut donner à sa vie, dans notre société tellement concurrentielle et cynique.
Tout est dit de façon efficace, sans appuyer.
Le film est tout en finesse, réaliste et plein d'humour.
On rit et on peut aussi pleurer.
PLR
PLR

573 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Adaptation d’un recueil éponyme de nouvelles d’un photographe de presse ayant abandonné son travail et ses revenus stables pour s’adonner à l’écriture romanesque. Mais après le plaisir, les joies, le besoin de l’écriture... les affres de l’édition. Et le métier ( ?) ne nourrit pas forcément son homme. Le scénario nous fait suivre l’auteur au succès relatif passé mais encore en devenir pour l’avenir au gré des petits boulots mal payés qui lui apportent de quoi seulement assurer sa subsistance mais lui laissent finalement le temps – c’est le seul avantage - de s’adonner à sa passion : l’écriture. Le style narratif sera par essence très littéraire, avec la voix off qui lit l’ouvrage qui, mine de rien, se prépare sous les yeux du spectateur. C’est toujours un défi de transposer l’écrit à l’image. Il n’est pas impossible que l’œuvre écrite originale ait obtenu son succès par son phrasé et son style. Choses difficiles à faire passer à l’écran. Impression laissée que les rencontres qui fournissent ces travaux alimentaires auraient pu ou dû faire l’objet de portraits plus poussés, plus hauts en couleurs, posant davantage de justes questions sur la société. Il y a en effet un registre social dans ce récit.
cinefil4545
cinefil4545

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2026
Magnifique, sobre et poignant. Bastien Bouillon au sommet. Un film sur la résistance, le courage, la ténacité. Salutaire !
Fifahue
Fifahue

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
C'est un doux film intimiste, qui capte l'air du temps, avec sa précarisation et ses envies de liberté...Ce n'est jamais acide, ce n'est pas triste, c'est un regard juste, soutenu par un acteur parfait, et une belle équipe, de chaque rôle à la production et la post-production, joliment présenté par une Réalisatrice lumineuse, qui parle avec entrain et donne envie...Un très joli moment de Vie...
brunocinoche
brunocinoche

142 abonnés 1 261 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Le nouveau film de Valérie Donzelli est d'une puissance incroyable. Suivant, dans une mise en scène discrète mais efficace, son personnage principal, elle parle avec talent et subtilité de la création, de la vocation et des sacrifices qu'elles peuvent engendrer. Le film est aussi un constat terrible sur notre société actuelle. Aux cotés de seconds rôles excellents, Bastien Bouillon, indéniablement la force numéro un de ce très beau film, est de nouveau excellent et émouvant. Pourtant très sobre en apparence, constamment présent, on s'attache à lui et il finit par nous déchirer le coeur. Superbe film.
Yves G.

1 897 abonnés 4 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
Paul Marquet (Bastien Bouillon, ancien ouvreur au Balzac où il est exceptionnellement revenu pour présenter son film en avant-première) est écrivain. Il aimerait pouvoir vivre de son art. Ses premiers livres ont été bien accueillis ; mais le succès se fait attendre. Après avoir décidé d’abandonneer son métier de photographe, une activité salariée, rémunératrice et régulière, Paul doit payer le prix de sa liberté. Séparé de sa femme et de ses deux enfants, il vit seul dans un sous-sol que lui prête une vieille tante. Pour s’assurer un revenu, il enchaîne les petits boulots éreintants payés une misère.

Le huitième film de Valérie Donzelli (après "Rue du conservatoire", "L’Amour et les Forêts", "Notre dame" et quelques autres) est l’adaptation du roman autobiographique de Franck Courtès. Son sujet est profondément original : raconter, à hauteur d’homme, le quotidien banal d’un écrivain qui tire le diable par la queue pour continuer à écrire.

Le si joliment titré À pied d’œuvre – l’œuvre désignant bien entendu aussi bien l’œuvre littéraire encore en gésine que les innombrables petits travaux quotidiens qu’il faudra accomplir – dissèque un système hypercapitaliste inhumain. Il m’a fait penser au petit roman du regretté Joseph Ponthus, "À la ligne". L’ubérisation n’a pas de cœur. Elle se borne à mettre en rapport une demande – vous avez besoin de vider votre cave ? de réparer vos toilettes bouchées ? de changer votre lave-linge ? – et une demande – vous êtes pauvre et êtes prêt à tout pour gagner vingt euros.

Le sujet était doublement glissant. Il pouvait prêter lieu au portrait exalté du jeune écrivain en artiste christique, prêt à souffrir le martyr pour vivre pleinement son art. Il pouvait aussi conduire à un procès en règle de l’ubérisation et du capitalisme, accusés de tous les maux. Ce double écueil est évité par la mise en scène et par le jeu tout en retenue de Bastien Bouillon.

L’acteur, dont la palette de jeu est étonnamment large (on craignait un temps qu’il ne se cantonne aux rôles de beauf de province qu’il avait incarné dans "Connemara" et dans "Partir un jour"), ne se pose pas en victime. Il a choisi d’être écrivain. Ni plus ni moins. Il n’en a pas honte mais n’en tire nulle gloriole. On le voit d’ailleurs rarement écrire – et c’est à tout bien réfléchir le petit défaut du film. Il accepte les conséquences de sa décision, c’est-à-dire une vie dégradée, moins confortable, moins facile. Y a-t-il une part de masochisme dans sa muette acceptation des tâches les plus viles, les moins bien payées ? jusqu’où aurait-il été prêt à aller avant de dire non ? Autant de questions que le scénario esquive, à tort ou à raison, pour nous proposer une fin plus prévisible.
velocio

1 577 abonnés 3 564 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2026
Nous, spectateurs, comprenons nous le choix de vie de Paul ? Les lecteurs du roman autobiographique de Franck Courtès dont le film est l’adaptation ont-ils compris ce choix de vie ? En fait, en voyant le film, en observant la dépendance à l’application de recherche de petits boulots subie par Paul, en constatant sa transformation en domestique anonyme et interchangeable, on en arrive vite à se demander où est la liberté dont se réclame Paul ! D’autant plus qu’on ne peut pas s’empêcher d’imaginer une option qui, nous semble-t-il, aurait pu donner davantage de satisfaction à Paul et à laquelle, en toute naïveté, on a tout à fait le droit de penser dans la mesure où on ne connait rien au métier de photographe : plutôt que de se transformer volontairement en Souleymane en alignant des petits boulots très souvent physiquement éprouvants et toujours mal payés, pourquoi, tout simplement, ne pas transformer son métier de photographe, un métier qu’il connait bien, en petit boulot, en choisissant de ne le faire qu’à mi-temps ? Curieusement, cette option n’a, semble-t-il, jamais été ne serait-ce qu’envisagée par Franck Courtès. On se félicite toutefois que cela permette au film de Valérie Donzelli de montrer l’ubérisation de notre société et de réfléchir sur l’attirance du monde contemporain pour le fait de donner une note à toutes nos actions. Ce film permet aussi d’ajouter une ligne de plus au très riche CV de Bastien Bouillon, remarquable dans le rôle de Paul. Critique complète sur le film avec le tiret du 6 entre critique et film.
Memory
Memory

10 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
Pas le film de B. Bouillon que j'ai préféré. Ca décrit cependant notre époque avec plus ou moins d'intérêt.
Karine Begaries
Karine Begaries

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2026
Vu en avant première à l’ugc ciné cité bordeaux !
une petite un régal qui sort des sentiers battus
catherine P
catherine P

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2026
Vu en avant première. C'est un film bouleversant sur le fait de choisir sa façon de vivre envers et contre tout et notamment sa vie d'écrivain. L'enthousiasme de Valérie Donzelli pour son sujet est nettement perceptible. Bastien Bouillon est parfait pour ce rôle, distillant à la fois émotions et réalité quotidienne, poursuivant son chemin " quoi qu'il en coûte",car intrinsèquement il ne peut pas faire autrement... Je pense même que j'irai le revoir !
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 682 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Un mur qui explose

Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, la comédie dramatique de Valérie Donzelli arrive sur nos écrans. Et ces 92 minutes sont un vrai plaisir. Un photographe à succès abandonne tout pour se consacrer à l'écriture et découvre la pauvreté. Cette adaptation, paraît-il très fidèle, du roman éponyme de Franck Courtès, nous raconte qu’achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n'augure aucune fortune. Ce beau drame subtil et pudique a reçu le Prix du scénario à Venise. Un des beaux films français à l’affiche en ce moment. Ne vous en privez pas.
Tout commence par un mur qui explose, un mur qu'on brise, qu'on troue à la masse, pour en faire un judas et jeter un regard sur le monde, un monde qu'on connaît peu, celui de la misère, de l'enchère devenue règle dans le monde du travail, des petites mains qui vendent à bas coût leurs services. Un mur qui explose, donc, comme une révélation, une vérité qu'on dévoile. Mais le film n'a rien d'une révélation. On pourrait même regretter qu’il arrive un peu tard. Car pour qui l'« ubérisation » des lois du marché de l'emploi est-elle encore une inconnue ? Pour qui les avancées numériques de ces emplois temporaires, nouvelle forme d'interim et d'esclavage moderne, sont-elles encore un mystère en 2026 ? La misère est ici prise comme une expérience sociologique et littéraire. On voit donc facilement les écueils qui risquaient de rendre ce film problématique, mais la sincérité du propos sur la réalité du témoignage nous évite tous les poncifs du mélodrame qu’on aurait pu craindre. Quand il s’agit de parler de l’air de notre temps, Valérie Donzelli excelle et le prouve encore une fois. Un beau portrait humain et une œuvre assurément politique plus que réussie.
Et en cela, le film doit beaucoup à la composition tout en demi teinte de Bastien Bouillon, pour son 4ème film avec Donzelli - La Guerre est déclarée, Main dans la main et Marguerite et Julien. Ce type sait tout faire et il le fait bien. C’est sans doute pour ça qu’on le voit autant sur les affiches. André Marcon, Virginie Ledoyen et la réalisatrice en personne complètent le casting. Une manière très personnelle de parler de ce XXIème siècle et d’une société qui tolèrent de moins en moins ceux qui sont hors des chemins balisés et qui le revendiquent. Passionnant !
Robin C.
Robin C.

25 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2026
Vu en avant première en présence de la réalisatrice.
Un film plutôt sympathique, au scénario peu original mais puissant dans son message.
Pas à pages
Pas à pages

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2026
Vu dans le cadre d'une avant-première Positif. Valérie Donzelli a retrouvé l'inspiration pour ce drame littéraire édifiant sur le monde du travail, la cruauté de la création artistique, porté par un personnage à l'intégrité d'une sous-jacente féroce détermination. Un conte moderne sur l'aliénation par le travail, l'uberisation de la société et la définition du succès.
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