Vivaldi et moi
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Direct-actu.fr
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378 abonnés 493 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2026
Au cœur de la Venise du XVIIIe siècle, Vivaldi et moi pose un cadre clair, presque rigide, celui d’une institution fermée où la musique est à la fois une discipline et une condition d’existence. Cecilia, interprétée par Tecla Insolia, y évolue comme une jeune virtuose enfermée dans un système qui valorise son talent tout en limitant son horizon. Son quotidien est structuré par les règles de l’Ospedale della Pietà, un lieu où les orphelines sont formées à l’excellence musicale, mais privées de toute visibilité réelle. Ici, la musique élève autant qu’elle enferme.
L’arrivée d’Antonio Vivaldi, incarné par Michele Riondino, agit comme une rupture. Le compositeur n’est pas présenté comme une figure figée du génie, mais comme un homme traversé par ses propres failles, en quête de renouveau. Sa présence modifie l’équilibre établi, non par autorité brute, mais par une manière différente d’aborder la musique. Ce changement agit progressivement sur Cecilia, qui découvre dans cet échange une autre façon de ressentir, de jouer, mais surtout de se percevoir. Ce n’est plus apprendre la musique, c’est apprendre à exister.
Le récit ne se limite pas à cette relation. Il élargit son regard en mettant en lumière celles qui restent habituellement en marge du récit historique. Les musiciennes de la Pietà ne sont pas réduites à un rôle décoratif. Elles incarnent une force collective, un paradoxe permanent entre invisibilité sociale et reconnaissance artistique. Derrière des grilles, parfois masquées, elles jouent pour une élite qui admire leur talent sans jamais leur offrir une identité propre. Cette tension nourrit l’ensemble du film. Elles sont entendues, mais jamais vues.
La musique devient alors un langage à double lecture. Elle est à la fois un outil d’expression et un cadre imposé. Elle permet à ces jeunes femmes d’exister, mais elle les enferme aussi dans une fonction temporaire. Car une fois mariées, elles doivent abandonner cette pratique, laissant derrière elles des années d’apprentissage et d’excellence. Ce basculement donne une dimension plus dure au récit, révélant une société où le talent féminin reste conditionné par des attentes sociales strictes. Le talent a une date de fin imposée.
Le film insiste sur une idée simple, mais essentielle : la création n’est jamais solitaire. Vivaldi compose, mais il compose avec elles, à travers elles. Certaines figures, comme Anna Maria ou Chiara, apparaissent comme des sources d’inspiration majeures, capables d’influencer directement les œuvres du compositeur. La musique devient alors un dialogue, un échange constant entre un créateur et celles qui lui donnent matière. Le génie existe, mais il n’est jamais seul.
Sur le plan visuel, la reconstitution de Venise ne cherche pas la simple beauté. Les décors, les lumières, les costumes participent à construire un univers cohérent, presque étouffant par moments. Les intérieurs sombres contrastent avec les espaces plus ouverts liés aux représentations, renforçant cette impression de dualité entre enfermement et ouverture. La ville elle-même n’est pas idéalisée, elle conserve une part de mystère et de rigidité sociale. Venise brille, mais elle enferme.
Enfin, le film dépasse le cadre du biopic classique. Il interroge la place des femmes dans l’histoire de l’art, leur visibilité et leur droit à exister en dehors des figures masculines dominantes. Sans discours appuyé, il rappelle une réalité souvent oubliée : derrière les grandes œuvres, il existe des trajectoires effacées, des talents contenus, et parfois des vies contraintes au silence. Ici, la musique ne sert pas seulement à raconter une époque, elle devient le reflet d’une quête intime, celle d’exister pleinement. Derrière chaque chef-d’œuvre, des voix qu’on a fait taire.
Anck.
Anck.

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
Deux heures de musique classique, mais les coulisses restent un mystère. Ce documentaire lève le voile sur l’exploitation des jeunes musiciens, et le maestro Vivaldi va secouer cette fourmilière cachée.
Festival de Gerardmer
AvelBre
AvelBre

4 abonnés 45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2026
de facture plutôt classique le scénario un peu léger est sauvé par la façon dont sont filmés les répétitions et les concerts. Tecla Insolia dans le rôle de Cécilia donne un peu d'éclat à ce film.
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2026
Vu au festival de Musique et Cinéma de Marseille.

Mais quel scénario !! Il est super bien écrit, histoire passionnante avec de forts enjeux à chaque scène et des intrigues toutes plus intéressantes les unes que les autres. Big up à l'étalonnage qui a donné une ambiance particulière qui allait si bien avec le récit. Ce film parle de la liberté, une liberté tant convoitée mais qui semble impossible à atteindre. Et c'est beau. La seule chose qui m'a gênée c'est que l'on voit à des moments que c'est un premier film de par des choix au montage (des coupes étranges) et un découpage technique qui des fois manquait de plans (selon moi) ou qui ne se justifiaient pas. Mais sinon ça reste une réussite pour un premier film !!
Catherine c
Catherine c

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Excellent film instructif sur cette période à Venise, sur la Piété et sur Vivaldi. Super musique. Rien à critiquer, à voir!
Abel
Abel

1 abonné 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Je ne sais quelle partie de Vivaldi et moi j’ai le plus adoré, les costumes, les décors, les jeu d’acteur, la métaphore des chaton arracher à leur mère ou encore les musiques ou l’histoire en elle-même, tout était magnifique est valait la peine d’être vu, personnellement dans mon top 3 des meilleurs films diffusé au festival chef op en lumière.
Pascal l.
Pascal l.

46 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Un vrai cadeau la VO. Encore et encore s'il vous plaît. J'étudie l'italien et saute sur toutes les occasions offertes d'en voir/écouter. Un plaisir doublé avec Vivaldi en prime d'un lieu de tournage, Venise, au sommet de son raffinement.
Le film ? Bien.
Luca Le Goff
Luca Le Goff

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Un bon film représentatif de la dure réalité de la vie des jeunes femmes orphelines au XVIIIe siècle, aussi une bonne expérience auditive qui nous permet de plonger dans le génie artistique de Vivaldi. Je recommande !
Murielle Pean
Murielle Pean

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
En avant première au fectival du film Italien de Quimper.
L'histoire de Cécilai, de toutes ses orphelines de la musique.
Le pouvoir des hommes sur la vie des femmes.. La liberté, la musique.
On découvre Vivaldi dans l'intensité de sa musique.
Je n'ai pas vu les deux heures passées.
Un chef d'oeuvre, une prise de conscience sur la difficulté d'être une femme à cette époque et encore aujourd'hui.
yoram bosc-haddad
yoram bosc-haddad

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
Avant première dans le cadre du festival du film musical de Suresnes
J’ai été profondément ému par ce très beau film . Le cadre si unique de Venise, la découverte de la virtuosité de Vivaldi et l’histoire intime de Cecilia … le tout dans un contexte de rapport dominants dominés si vrai et si triste
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
Festival de cinéma italien Toulouse 2025

Au début du XVIII -ème siècle à Venise , l’hospice de la Pietà recueille des enfants abandonnés qui à leur majorité sont mariés à des gens de bonne fortune. Assurant ainsi l’entretien de l’établissement et la permanence d’une institution qui se veut honorable.
L’une de ces pensionnaires, Cecilia qui consacre toute sa jeunesse à la musique qu’elle aime par-dessus-tout, sait que le jour de son départ, elle abandonnera définitivement son violon, et son maestro.
Vivaldi en personne, compositeur attitré pour l’hospice, qui en découvrant la forte personnalité de la violoniste ( pas forcément la meilleure reconnait-il) va tout faire pour la garder auprès de lui.
Un combat engagé à perte, rien ne pouvant fléchir les tenants de l’institution qui le jour venu accueillent le prétendant de Cecilia. C’est quasiment une autre histoire qui s’engage alors, tout aussi passionnante que celle que la jeune femme aura menée jusque-là.
Elle est jouée de façon admirable par Tecla Insolia, en compagnie de Michele Riondino, lui aussi à distance d’un personnage attachant et indispensable. Une bien belle scénographie ( lumière ad-hoc) accompagne l’ensemble et signe une morale , d’un autre temps.
Face à la suprématie masculine, le triomphe de l’honneur et du courage d’une jeune femme
Pour en savoir plus :
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Coric Bernard

458 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Cette fiction historique adaptée du livre de Tiziano SCARPA raconte le destin tragique d’une jeune fille, prodige violoniste, dans un orphelinat de Venise. Dans ce film, il y a, bien sûr, une grande place pour la musique de VIVALDI mais c’est également une description des mœurs de l’époque dans la Venise du 18ème siècle. Le réalisateur, qui a fait de nombreuses mises en scène d’opéras, restitue bien tout cela dans cette fiction avec les décors et costumes de l’époque. Le film est agréable à visionner et ravira les mélomanes.

Bernard CORIC

(Film visionné à la convention DIAPHANA le 18/11/2025 à PARIS)
traversay1

4 487 abonnés 5 385 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Primavera a été traduit en français avec le titre de Vivaldi et moi, ce qui n'est pas un contre-sens, mais met l'accent sur le célèbre compositeur italien, alors que l'histoire que raconte le film est bien celle de la jeune Cecilia. Une orpheline comme beaucoup d'autres, dans la Venise du XVIIIe siècle, dont les plus douées sont formées à la musique et constituent un orchestre féminin, destiné à divertir les familles les plus riches de la lagune. Cecilia est une fille au violon, dans les deux sens du terme, puisque son orphelinat est une véritable prison dont elle ne sera libérée qu'en se mariant, transaction qui permet à l'établissement de renflouer ses caisses. C'est là où intervient Vivaldi qui perçoit vite le potentiel de la jouvencelle. Le premier long métrage de Damiano Michieletto est somptueux sur le plan visuel, avec des costumes magnifiques, et aussi sonore, évidemment, avec des pièces de Vivaldi autres que Les quatre saisons. Pour le reste, la mise en scène ne s'autorise aucune folie et paraît même souvent académique, tandis que le scénario, sans grande surprise, reprend le désormais récit rituel d'émancipation féminine, sans creuser outre mesure son sujet. Le film est agréable pour les yeux et les oreilles, c'est déjà cela !
Ag57
Ag57

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4,5
Publiée le 8 novembre 2025
Un film d’une rare beauté !
Magnifique réalisation sur Vivaldi , la musique, et la liberté , qui pousse notre réflexion sur la condition féminine au 17-18e siècle !
Quim
Quim

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4,0
Publiée le 4 novembre 2025
Vu au festival de Sarlat. Excellent. Situé dans les décors somptueux de Venise - magnifiques costumes et musique en cadeau
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