Si on dit « un drame social un peu loufoque », il faut bien dire que cela ne serait pas encourageant…. Et pourtant se dégage de cette comédie de Jean-Baptiste Leonetti, une superbe résonance positive, un espoir de meilleur, à partir d’ un casting redoutable, tant pour les premiers rôles : Rose ( Sandrine Kiberlain ), Jean ( Pierre Lottin ), que pour les enfants de Rose : Tess ( Louise Labeque ), Simon ( Alexis Rosenstiehl ) ou Emily ( Alma Ngoc ). Encore une performance appuyée de Sandrine Kiberlain dans un look inédit et dans un personnage omniprésent et presque infatigable. Elle est au four et au moulin, ou ici, entre galères de survie, affichant une pêche et une détermination incroyable. Elle bouscule tout, et ça marche, y compris, Jean, arrivé premier dans un concours de circonstance ! Mais il tombe bien et assez étrangement va être comme pris au piège de Rose et de ses enfants, et peut être trouver un sens à sa vie qui semble jusqu’ ici inexistante (?) Grâce à des décors qui ont fait la gloire des années 70’, dans cet hôtel en péril, psychédéliques à souhait, tordant une réalité scabreuse en une issue incertaine, le scénario déroule, sans cesse en mouvement avec des trouvailles lumineuses et une énergie fédératrice ! Ce film bouscule les usages habituels plus lisses, plus tolérants, par une fréquence dynamisée, à haut voltage, où Sandrine Kiberlain explose l’ écran et nos émotions. Mention particulière aux enfants, notamment Alma Ngoc, si touchante. Pierre Lottin assure un rôle tellement ambivalent, sobre à l’ extérieur et si expressif intérieurement. Une comédie à la tendresse et la générosité réinventées……!!**