L’Étranger
Note moyenne
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477 critiques spectateurs

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Damian
Damian

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4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Belle esthétique noir et blanc. Traduit parfaitement le livre. Montre plus l’Algerie que le livre.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Adaptation moderne d'un des grands romans du XXème siècle, cette version de "L'étranger" capte de façon précise cette ambiance colonialiste de l'Algérie des années 40, où certains Français donnent l'impression de vivre dans un monde parallèle, où les "indigènes" font partie du décor mais semblent constituer une portion congrue du microcosme local.
Sans doute plus politique que le beau film de Visconti, cette œuvre d'Ozon pointe admirablement la veulerie de Meursault, son indifférence au monde et aux gens qui l'entourent, grâce à l'interprétation nuancée de Benjamin Voisin. Pierre Lottin est également fort convaincant dans le rôle de Raymond, tout comme le reste d'un casting parfaitement choisi, où l'on retrouve réunis, dans de petits rôles, Denis Lavant et Mireille Perrier, le couple du premier long-métrage de Leos Carax.
jean-michel T.
jean-michel T.

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2025
Très bon film.
Le jeu des acteurs est remarquable.
Le scénario reprend fidèlement le roman d'Albert Camus.
j'ai adoré et ai passé un excellent moment de cinéma.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
le N&B sied particulièrement à cette adaptation du roman d'Albert Camus. Le film s'articule en deux parties, même si on sait depuis le début quel en est le fil conducteur : "j'ai tué un arabe" déclare Meursault à ses codétenus alors qu'on l'emprisonne dans une cellule sans confort, infestée de rats avec plusieurs dizaines d'autres personnes.
La première partie, c'est la vie quotidienne du personnage principal, taciturne, sans émotion, sans véritable opinion : l'enterrement de sa mère où il ne manifeste rien, sa petite amie à qui il ne peut dire qu'il l'aime, ses voisins dont un souteneur qui va l'entrainer malgré lui, sans réelle volonté, sans renoncement non plus, au gré de circonstances qui auraient pu être maitrisées, jusqu'au meurtre absurde, absurde comme la vie qui pour Meursault, n'a aucun sens aucun but, ce qui sera développé dans la seconde partie avec les scènes du procès où il ne nie pas, ne se défend pas, jusqu'à la visite de l'Aumonier avant on exécution où il va refuser toute assistance et approche spirituelle.
Les acteurs sont excellents, les images superbes, l'ambiance coloniale et la révolte qui sourd déjà sont jute esquissées à petites touches. Evidemment, comme le personnage est lisse, voire antipathique, le émotions sont plus de nature philosophique ( l'absurdité de la vie) et esthétiques qu'affectives
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 420 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
Si cette adaptation du roman célèbre de Camus, m'a semblé plus réussie au plan formel que celle de Visconti (1967), cet opus de François Ozon, m'a laissé un sentiment mitigé.

Malgré la chaleur du climat qui entoure le scénario, la froideur du film a fait naître en moi un sentiment de détachement émotionnel ( peut-être à l'image de ce qu'éprouve Meursault ).

La théorie de l'absurde chère à Camus est ici édulcorée par un refoulement au caractère vaguement homosexuel. Trait qu'on retrouve dans bon nombre de titres de la filmographie de son auteur.

Certaines scènes ( pas suffisamment nombreuses selon moi ) sont très réussies ( mes préférées sont celles où apparaît Pierre Lottin ) mais globalement j'ai tout de même éprouvé une petite pointe de déception.
Mace Etienne
Mace Etienne

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2025
Ozon propose une belle adaptation du fameux roman de Camus, à la fois fidèle et très personnel (notamment dans l'ambiguité de son personnage en ce qui concerne sa sexualité). Etrange film que L'Etranger, beau, très bien filmé donc réussi.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Sortie annuelle pour François Ozon, qui s’attaque cette fois à L’Étranger de Camus. Le pari était risqué, et pourtant, le film a pas mal de qualités. La mise en scène est somptueuse, et le noir et blanc magnifique donne une vraie atmosphère. Benjamin Voisin porte tout le film : son jeu peut paraître figé, mais c’est le personnage, donc ça colle. J’ai parfois cru que j’allais m’ennuyer, mais au final, les deux heures sont passées très vite, et le film continue à me hanter, ce qui est plutôt bon signe. L’Algérie des années 30 est très bien reconstituée, et même si je n’ai pas lu le roman, jugé inadaptable, l’ensemble m’a semblé fort et prenant. Pas le meilleur de son auteur, ni le film de l’année, mais un bon cru, presque fascinant, et parfois bouleversant.
Ilo Pol
Ilo Pol

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 novembre 2025
Y a-t-il eu une direction d acteurs dans ce film ?... Peu de finesse dans l interprétation. Heureusement que le noir et blanc est magnifique
Steve O
Steve O

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
Je comprends le choix du n&b, mais film long et lent. N'ayant pas lu l'œuvre, j'ai découvert une intrigue difficile à comprendre.
FVP74
FVP74

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
L'Etranger frappe par son calme dérangeant : Ozon ne cherche pas à émouvoir, mais à exposer l’absurdité nue de l’existence. La mise en scène dépouillée et le jeu glacé de Benjamin Voisin laissent un sentiment d’étrangeté persistant. Tout y semble à la fois beau et vide, comme si le monde observait Meursault sans le comprendre. Une adaptation audacieuse, presque hypnotique.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2025
Le cinéaste hétéroclite François Ozon adapte le roman éponyme d'Albert Camus (que je n'ai pas lu), nous replongeant dans l'Algérie Française des années 1930 et nous contant cette histoire de colonialisme, de crime, de détachement, de mal-être.

Doté d'un aspect formel très poussé (dont une somptueuse photographie en noir et blanc, solaire et plombant à la fois), le film a eu bien du mal à me captiver durant ses 2h, notamment de par sa narration trop lancinante (contre-balancée par un dernier tiers, centré sur le procès, plus expéditif et verbeux) et son personnage principal, Meursault, incarné par le pourtant charismatique Benjamin Voisin qui, de par son jeu taiseux et semblant déconnecté de tout, m'a laissé à distance de son histoire et de ses questionnements.

Un film beau, mais trop taciturne, à l'image de son protagoniste, qui ne m'a jamais vraiment permis de rentrer dans ce qu'il me proposait, me racontait. 5,5/10.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
Une lumière éclatante envahit “L’Étranger”, mais elle n’éblouit jamais assez pour masquer les faiblesses du film. Derrière l’esthétique soignée d’Ozon, on découvre une œuvre étonnamment plate, où le personnage principal semble réduit à un pantin inerte, incohérent, animé tour à tour par des pulsions, par un vide existentiel ou par une résignation sans véritable cohésion.

Le sous-texte du roman de Camus, sa profondeur philosophique et son ambiguïté morale, disparaissent presque totalement au profit d’un discours militant appuyé. La volonté d’ajouter une cible dans le dos des français se fait avec une telle lourdeur que la caricature finit par desservir le propos, tant elle paraît peu crédible et douloureusement schématique.

On peine à croire à ce que l’on voit : les stéréotypes deviennent pastiches, les enjeux dramatiques se dégonflent, et la portée politique s’émousse. Reste une maîtrise évidente des scènes de sexe : les seules où la mise en scène semble retrouver une urgence, un vrai désir de cinéma. Le reste, malgré un emballage brillant, apparaît prétentieux, creux et étonnamment mollasson.
Papounetjb
Papounetjb

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2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Une bonne idée pour commencer : le choix du noir et blanc, qui permet dans un premier temps un passage fluide entre une bande d’actualités de l’époque et l’installation de l’histoire. Ce choix permet par ailleurs, par moments, de donner une touche esthétique très plaisante au film. Dommage que ce choix, qui fait si bien coller le film à son contexte historique, n’ait pas inspiré la bande son du générique de fin, totalement hors sujet et en rupture totale avec ce qu’on vient de regarder. Si tant est qu’on ait accroché à l’histoire et à l’ambiance, cette bande son vient trop brutalement réinsérer le spectateur dans le monde d’aujourd’hui.
A moins que ce choix ne soit simplement fait pour nous réveiller, et s’assurer que nous quittons bien la salle ? Car, à vrai dire, ce film est long, long , long…. Ou du moins le paraît.
Mais quelle idée a guidé Ozon dans son choix d’empêcher son acteur principal de jouer ? L’une des scènes finales prouve pourtant que Benjamin VOISIN dispose de la palette d’émotions d’un vrai comédien. Mais il lui est demandé pendant tout le reste du film de promener un regard et une moue uniques, un port de tête désabusé et indifférencié quelle que soit la situation. Certes il est plutôt beau, et souvent bien photographié. Du coup, l’image qui me vient : une gravure de mode à la mine figée, sans rien dans le regard qui nous donne envie de s’intéresser au personnage. Malgré mes efforts (j’ai quand même essayé), je n’y suis personnellement pas arrivé : je n’ai éprouvé aucune empathie pour cet homme. Il m’est pourtant souvent arrivé, au cinéma, d’aimer les méchants, voire les salauds, parce qu’ils étaient à minima intéressants. Ici, rien de tout cela : on a affaire à un ectoplasme. C’est d’ailleurs resté l’un de mes questionnements pendant tout le film: qu’est-ce qui peut pousser Marie, le personnage féminin, solaire, pétillant, spoiler: à vouloir lier sa vie à quelqu’un certes beau mais sans charisme, et qui ne sait rien donner en retour
?
Ce n’est d’ailleurs pas le seul mystère de ce film, tout au long duquel on voit le personnage se mouvoir sans émouvoir, sans qu’on ait la moindre clé permettant de comprendre son comportement. Ses agissements n’ont, aux yeux du spectateur que je suis, aucun sens ou justification. Qu’est ce qui le pousse par exemple spoiler: à refaire un tour sur la plage à la recherche de l’homme qu’il va finir par abattre, alors que les scènes précédentes montre qu’il n’a aucun affect particulier par rapport à cet homme, se bornant jusque-là à accompagner son « ami » dans sa vendetta, mais dans une attitude strictement suiviste ?

N’ayant pas lu le livre de Camus que le film prétend nous faire partager (excusez mon inculture !), j’en suis arrivé à me questionner sur les raisons du succès que ce livre avait connu et qu’il continue à connaître. J’ai fini par avoir ma réponse, bien tard dans le film, spoiler: au moment où MEURSAULT vient de « tuer l’arabe »
. En voix off, on l’entend -enfin- penser, tenter une explication de ce qui vient de le pousser à agir ainsi. En quelques phrases, j’ai aperçu toute la finesse et la richesse de l’écriture de Camus. Ce film aurait-il su m’accrocher si Ozon avait eu la bonne idée de laisser plus de place aux mots de Camus, plutôt qu’au mutisme bien photographié de son personnage principal ? J’en fais le pari. Du coup, bien que ne l’ayant pas lu moi-même, je conseillerais plutôt de lire le livre (dont un tout petit extrait a su m’agripper) plutôt que s’imposer un film à mon sens incapable de transmettre et faire partager la moindre émotion.
Evelyne D.
Evelyne D.

14 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
l'image est belle, les acteurs excellents et le film m'a donné envie de relire le livre que je n'ai peut etre jamais lu! . Mais le rythme nonchalant m'a donné envie de regarder ma montre ts les quarts d'heure après la première heure. La reconstition de l''Algérie coloniale est précise et semble très fouillée.
Albert DE ZAN
Albert DE ZAN

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2025
Les comédiens bien ! Le personnage de Meursault laisse a désirer (absence de ressentiment), Ozon le caricature à l'excès, il sort de l'individu a l'esclandre d'avec le prêtre sur la fin ! Par contre l'atmosphère du livre est bien restitué et en noir et blanc super.
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