Les Silences de Riyad
Note moyenne
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Kine
Kine

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2026
J'ai beaucoup aimé ce film, qui parle essentiellement de femmes dans un pays où elles ne jouissent pas d'une grande liberté, tout en louvoyant entre de (nombreux) interdits et règles.
Et je n'ai pas vu venir la fin !
Eleni
Eleni

21 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2026
C'est intéressant sur un plan sociologique et ethnographique puisque le film nous invite à pénétrer un peu la vie quotidienne dans cette partie du Moyen-Orient. D'autant que les pays du golfe sont globalement pour nous une nébuleuse opaque baignée dans le pétrole, l'argent et le pouvoir absolu.
Mais la réalisation est complètement ratée, contrairement aux précédents films de cette réalisatrice saoudienne. Mal joué, lourd, parfois proche du ridicule, comme dans les deux scènes avec le cousin. Pourtant le scénario ouvrait des perspectives intéressantes.
J'ai eu une impression bizarre, comme si la réalisatrice avait été empêchée... serait-ce dû au financement local ?
Fatoumata DJITTE
Fatoumata DJITTE

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2026
Dénouement inattendu. J’ai apprécié regarder ce film, qui nous plonge dans une société en pleine évolution. Il met en lumière les changements qui s’opèrent dans la société saoudienne, tout en montrant que, malgré ces évolutions, la condition des femmes reste encore difficile et marquée par de nombreuses contraintes. J’ai particulièrement apprécié la manière dont le film aborde ces contrastes, entre modernité, traditions et liberté individuelle.
AXL
AXL

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2026
Comme un mauvais téléfilm de France 2… Fin qui pourrait emballer, idem… mauvais usual suspect…
Dommage.
Lylia
Lylia

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2026
Rebondissement inattendu
Bon jeu d'acteurs autour d'un thème d'actualité sur les mariages arrangés et la situation des femmes au Moyen Orient.
Le film le dépeint avec justesse et nous surprend sur la fin
Joselito
Joselito

38 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2026
Partagé entre l'avis de Cadreum et de Creotivemedia : très bon polar, parfaitement filmé, construit et finalement diaboliquement retors éthiquement et politiquement.

spoiler:
D'une magnifique figure d'héroïne le récit devient une triste histoire de vengeance aussi machiavélique que grossière dans son invraisemblance , un peu du registre des vidéos de l'influenceuse mêlant affaires sordides et promotion de produits de maquillage que regarde l'héroïne spoiler:


Entre 2 et 5 sur 5.
Indécidable tellement les deux analyses très fouillées ( en particulier celle de Cadreum ) sont pertinentes et complètement opposées.
khesanh76
khesanh76

40 abonnés 380 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2026
Ce film est comme les anciens diesel, il met TRES LONGTEMPS à démarrer. La première partie met en scène une auxilière de police, omnibulée par la découverte du corps – sans vie - d'une lycéenne dans le désert. ( curieusement resté intact...sans qu'aucun charognard ne soit présent ...mais bon)
Or elle n'a pas le titre d'enquêteur et on se demande pourquoi Nawal ( Mila Al Zahrani) met autant de cœur à résoudre ce crime. Alors qu'elle est désavouée par ses propres supérieurs. Cela prend les 90% du film...
Le dénouement – très surprenant – intervient dans les cinq dernières minutes ...Cela rappelle tout à fait « Sur la route d'Omaha »..

L'autre intérêt de ce film, nous fait découvrir l'autre facette des femmes – de moyenne bourgeoisie – dans leur vie quotidienne en Arabie Saoudite.
Steph100
Steph100

5 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2026
J’ai trouvé ce film étranger excellent, on pense voir une vue des coutumes du moyen Orient, et quand voit l'un des personnages du film, un vieux de la vieille qui se fait oublier, reprendre la main, on comprend avec un décalage incroyable ce a quoi on a assisté, le tout accompagné par des musiques halletantes et mises en place au bon moment, il est juste dommage que le film met du temps à démarrer, d'où certainement une notation moyenne, ce film m’en rappelle un autre où on pense voir telle couleur et on se retrouve avec autre chose et on applaudit !
Amenemhat
Amenemhat

5 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2026
Un polar peu innovant concernant l'intrigue (avec une chute toutefois inattendue), mais qui se laisse regarder. Il est plus original au regard du lieu où il se passe , une Arabie Saoudite montrant un visage de (relative) modernité sociétale, qui n'a pas dû être pour déplaire au gouvernement actuel.
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 571 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2026
Polar tout de même raté, mais dont certains aspects du scénario permettent de porter un regard pas inintéressant, sur la condition de la femme en Arabie Saoudite.

La mise en scène est empotée, le scénario pas formidable, jusqu'au dernier quart d'heure, moment largement le plus réussi, grâce à une trouvaille tout sauf banale qui rachète ( un peu )
l'ensemble.

Vu au MK2 Hautefeuille
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 852 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2026
En 2012, Haifaa Al Mansour dirigeait Wadjda depuis une camionnette garée en bord de rue, au talkie-walkie, la ségrégation lui interdisant de se tenir près de ses actrices. Suivirent deux exils sans nécessité puis The Perfect Candidate, première production financée par le Conseil saoudien du cinéma. Elle signe aujourd'hui un polar soutenu par la Saudi Film Commission. Trois volets, quinze ans, une courbe ascendante d'intégration — la fillette et sa bicyclette, la candidate et son élection, l'employée et son poste. L'employée s'appelle Nawal. Elle numérise les dossiers d'un commissariat de Riyad. Conviée un matin sur une scène de crime pour apporter son "regard de femme" à l'examen d'un cadavre d'adolescente trouvé dans le désert, congédiée dès le lendemain, elle poursuit seule, hors autorisation, l'identification d'une morte que l'administration s'apprête à délaisser.

En confiant l'insurrection à une archiviste, il rend l'insubordination traduisible dans la langue de l'appareil : ce que Nawal obtiendra prendra la forme d'une entrée correctement remplie. L'ouverture est désertique : plan large tenu, silhouette minuscule, horizon sans repère, aucun contrechamp pour situer un regard. À cette échelle personne n'a tué, l'étendue a absorbé. Une mort sans main appelle une cause à sa mesure, et le film passera deux heures à la chercher du côté du pays.

L'impunité a son corollaire spatial. L'enquête procède par seuils et chaque enclos cède, chaque lieu livre sa pièce d'information. Un film qui affirme l'opacité du silence produit un pays de plus en plus lisible. La sororité, dans cette économie, cesse d'être une solidarité pour devenir un réseau de renseignement : les femmes se transmettent ce que l'institution refuse de savoir, et leur entraide n'existe que le temps de fournir l'information suivante.

Aussi, le film accorde à Nawal une intériorité ; à la morte, il n'accorde qu'un statut. Elle est l'objet du discours de la directrice, des camarades, des familles, de l'enquêtrice, et sa restitution promise (un nom, une dignité) s'opère intégralement dans le registre de l'état civil. Une fille que la société n'a pas laissée exister comme sujet vivant est réintégrée comme sujet de droit posthume, par les catégories mêmes qui l'avaient rendue invisible. À quoi s'ajoute que l'obstination de Nawal lui vient d'une blessure (un deuil). En d'autres mots, il faut à cette femme une plaie pour que sa rébellion demeure racontable.

Reste ce qui n'est jamais montré : les visages du pouvoir. Le hors-champ est constant, les pressions restent implicites, les réseaux d'influence ne se présentent pas au cadre, aucun décideur n'est associé à la décision de classer. La figure est élégante et c'est ce qui la rend suspecte. Quand un cinéma maintient l'oppression hors du plan de bout en bout, rien dans l'image ne permet plus de distinguer la retenue de la prudence contractuelle : l'ellipse et la censure produisent le même plan. Le titre enregistre cette indistinction — des silences pluriels, sans sujet, sans verbe, sans personne qui se taise, un mot qui absout ceux qui l'organisent en faisant du mutisme un climat.

Catastrophique. Un film qui voudrait disculper l'État le laisserait hors de cause ; celui-ci fait mieux. Il l'accuse d'abord, longuement, avec des preuves que le spectateur croit ramasser lui-même, puis il retire l'accusation en exhibant la main qui avait besoin de la formuler. Le soupçon porté sur l'appareil était un alibi — et le film a fait du spectateur son complice le temps de deux heures avant de le lui apprendre. La Film Commission n'a pas financé un film qui défend l'institution : elle a financé un film qui enseigne que la mettre en cause fut une manœuvre.

Et elle en sort deux fois gagnante. Car ce que Nawal démontre, c'est que le poste où on l'a nommée lui donnait les moyens de tuer sans trace. L'accès des femmes aux fonctions devient la condition du crime. Trois volets, quinze ans, une courbe ascendante d'intégration : la fillette et sa bicyclette, la candidate et son élection, l'employée et son poste. Le troisième épisode arrive financé par l'institution dont il enregistre l'ouverture, et il lui rend l'attestation qu'elle pouvait souhaiter : l'inclusion est acquise, la femme incluse tue.
Yves G.

1 895 abonnés 4 142 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2026
Le corps d’une jeune femme assassinée est retrouvé dans le désert. Personne ne réclame sa dépouille. L’employée dans un commissariat de police, traumatisée par son récent divorce et le décès de son enfant, devient obsédée par cette affaire et se met en tête de l’élucider seule.

Rares sont les films qui nous viennent d’Arabie saoudite. "Wadjda" (2012) et son héroïne entêtée avaient marqué les esprits. C’est sa réalisatrice, Haifaa Al Mansour, qui mène une carrière à cheval entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, qui est aux manettes des "Silences de Riyad".

Il montre une Arabie saoudite rarement filmée, celle des classes moyennes, celle des jeunes qui, pour chasser l’ennui, s’adonnent au rodéo urbain, celle des femmes, en butte à un régime strictement patriarcal mais qui profitent des marges de liberté qui leur sont laissées pour s’émanciper peu à peu : elles ont désormais le droit de conduire et de sortir en cheveux [l’Iran et l’Afghanistan, à l’exception des pays de la péninsule arabique, sont les seuls pays au monde où le port du voile pour les femmes est obligatoire dans l’espace public].

Mais il le fait d’une façon typiquement américaine, dans un polar qui respecte scrupuleusement les règles du genre au risque de sembler bien planplan, avec son lot de révélations, de courses-poursuites et de capitaine de police débonnaire façon "Columbo". spoiler: On bâillerait presque d’ennui si dans les ultimes minutes le scénario ne prenait un tour inattendu et stupéfiant façon "Usual Suspects".
Joce2012
Joce2012

269 abonnés 788 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2026
Très bon film, dont le scénario tient en haleine du début à la fin, de nombreux rebondissements et une fin surprenante
Mélany T
Mélany T

49 abonnés 859 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2026
Le récit dans ses 3/4 est classique mais passionnant, le contexte singulier et captivant et la mise en scène très belle. Mais la révélation finale est artificielle et peu subtile, c'est dommage. L'ensemble reste intriguant.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

132 abonnés 460 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2026
Les Silences de Riyad confirme le regard engagé d'Haifaa Al Mansour sur les mutations de la société saoudienne. Délaissant le drame intimiste pour le thriller d'investigation, la cinéaste construit un récit tendu où une enquête criminelle devient le révélateur des silences, des injustices et des rapports de pouvoir qui traversent une société en pleine évolution.

Dans le désert saoudien, le corps d'une adolescente est retrouvé sans identité. Faute de famille pour signaler sa disparition, l'affaire est rapidement refermée. À Riyad, Nawal, une jeune employée du commissariat, refuse pourtant d'abandonner ce dossier. En remontant le fil de la vie de la victime, elle découvre une vérité bien plus vaste qu'un simple fait divers, mettant progressivement sa propre sécurité en péril.

Le scénario conjugue efficacement les codes du polar et du drame social. L'enquête progresse avec rigueur, chaque révélation dévoilant une nouvelle facette d'un système où les apparences dissimulent des réalités plus complexes. Sans jamais sacrifier le suspense, le film interroge la place des femmes, le poids des traditions et les difficultés rencontrées par celles et ceux qui choisissent de faire éclater la vérité.

Mila Al Zahrani livre une prestation d'une grande intensité dans le rôle de Nawal. Son interprétation, tout en retenue, traduit avec justesse la détermination d'une femme qui refuse de détourner le regard malgré les risques encourus. Aziz Gharbawi apporte une présence nuancée à cette enquête, tandis que Shafi Al Harthy complète une distribution particulièrement solide.

La mise en scène privilégie une tension sourde, où les grands espaces désertiques contrastent avec les lieux clos de la capitale. La photographie joue sur les lumières et les silences pour installer une atmosphère pesante, tandis que le rythme maîtrisé laisse progressivement émerger les enjeux humains et politiques du récit. Haifaa Al Mansour confirme son talent pour raconter de grandes histoires à travers des destins individuels.

Au-delà de son intrigue policière, Les Silences de Riyad est une réflexion sur la mémoire, l'effacement et le courage de celles et ceux qui refusent que certaines vies tombent dans l'oubli. Le film rappelle qu'une enquête peut parfois révéler bien davantage qu'un coupable : elle peut mettre en lumière les mécanismes d'une société tout entière.

Élégant, maîtrisé et profondément captivant, Les Silences de Riyad dépasse le cadre du thriller pour livrer un drame humain d'une grande puissance. Haifaa Al Mansour signe une œuvre engagée et subtile qui confirme sa place parmi les grandes voix du cinéma contemporain.
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