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capirex
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3,5
Publiée le 26 juin 2025
Prix de la mise en scène de la section « Un certain regard » au dernier Festival de Cannes c'est là un intéressant film avec une portée inévitablement Géopolitique ! Le film est doté d’un scénario malicieux avec notamment une intro qui fait référence au "Le Non , la Brute et le Truand" de Sergio Leone et d’un humour absurde avec en seconde parti même un film dans le film !
Même si "Once upon a time in Gaza" peut permettre à certains spectateurs mal informés de constater, grâce à certaines scènes, l’inhumanité du traitement que subissent les gazaouis, on ne peut pas s’empêcher de regretter que, face aux évènements dramatiques qui se déroulent depuis des mois à Gaza, ce film que les frères Nasser ont dû aller réaliser en Jordanie ne soit qu’un mélange assez banal de polar et de western, d’autant plus que la première moitié du film manque cruellement de souffle. Heureusement, la deuxième moitié s’avère plus intéressante, lorsque, 2 ans plus tard, en 2009, Yahya est pressenti pour interpréter le rôle principal, celui d’une sorte de Rambo, celui d’un héros national, dans un film d’action, « Le rebelle », « le premier film d’action tourné à Gaza », scénarisé et produit par le pouvoir en place à des fins de propagande. Mais ce qu’un des producteurs qualifie de « Gazawood » n’a pas les moyens de recourir à des effets spéciaux et les comédiens sont contraints d’utiliser de vrais armes, très faciles à trouver à Gaza, des armes qui ne sont pas chargées à blanc, avec les conséquences que cela peut entrainer. Pour avoir accès à l'ensemble du texte, il faut aller sur le site dont la dénomination comprend critique et film avec le tiret du 6 entre les 2. Film vu au Festival de Cannes 2025.
Once Upon a Time in Gaza constitue une œuvre saisissante, à la croisée des genres : à la fois policier, western et comédie noire, elle déploie un style profondément original qui bouscule les codes narratifs classiques. En mêlant fiction et réalité, le film interroge puissamment nos repères moraux et politiques, notamment autour des notions de vérité et de justice. Jusqu’où peut-on — ou doit-on — condamner la violence politique ? Et que signifie vraiment rendre justice dans un contexte où les institutions sont elles-mêmes fragilisées, voire corrompues et fratricides ?
Loin de tout misérabilisme, le dernier long métrage d’Arab et Tarzan Nasser échappe aux récits victimaires en proposant un véritable acte de résistance. Il s’agit d’un manifeste politique, oui, mais aussi d’un geste cinématographique fort, qui transcende les frontières de Gaza pour rejoindre une réflexion universelle sur l’oppression, la dignité, et les moyens de lutter sans perdre son humanité. Ainsi, il nous oblige à penser et à repenser, à nous positionner, à reconnaître la complexité de la réalité — sans jamais nous offrir de réponse facile.
En 2007, à Gaza, Osama mène derrière sa boutique de falafels un trafic de médicaments. Un jeune étudiant idéaliste, Yahya, l’assiste. Le duo se heurte à Abu Sami, un flic corrompu. Deux ans plus tard, Yahya est recruté pour interpréter le rôle principal d’un film gazaoui. Sur le plateau, il croise Abu Sami.
Les frères Nasser sont de retour, après "Dégradé" (2016) et "Gaza mon amour" (2020). Leur cinéma est pain bénit pour les festivals qui peuvent, en les sélectionnant, tout à la fois cocher les cases palestinienne, anti-colonisation et anti-Hamas. Car les frères Nasser tout en demeurant foncièrement pro-palestiniens et critiques virulents de la politique israélienne ont pris leurs distances à l’égard de l’organisation islamiste portée au pouvoir à Gaza en 2006.
Leur film, tourné en Jordanie, est censé se passer dans la bande de Gaza. Les lieux nous sont presque devenus familiers tant ils constituent le décor d’un grand nombre de films ou de documentaires récemment sortis en salles : "Un médecin pour la paix", "Voyage à Gaza", "Yallah Gaza", "L’Apollon de Gaza", etc. Le parti retenu n’est pas documentaire mais fictionnel. L’humour noir des frères Nasser rappelle celui des films d’Elia Suleiman qui tangentaient le cinéma de l’absurde ("Intervention divine", "Le Temps qu’il reste"…)
Leur film hélas pèche par la faiblesse de son scénario. Il est bizarrement coupé en deux, sa première partie se déroulant en 2007, la seconde deux ans plus tard esquissant une mise en abyme où le héros d’un film interprète un rôle qui reflète sa vie. Cette construction bancale nous empêche de nous attacher aux personnages, celui de Osama, qui disparaît trop vite, étant autrement plus intéressant que celui de Yahya, mis sur le devant de la seconde partie.
Prix de la mise en scène (QR cannes 2025) , ce film réalisé par deux frères originaires de Gaza, se résume (selon moi ) à une idée. La corruption des autorités ( représentées par un policier gazaoui ) et l'usage de drogues ( pour supporter sans doute un quotidien invivable).
Le scénario n' est pas à la hauteur ( seuls trois personnages sont vaguement décrits, la seconde partie du film est complètement ratée et se résume à quelques situations dont le montage peine à donner une forme).
Il reste la première partie et le casting bien choisi, mais " once upon a Time in Gaza" ne tient globalement pas ses promesses et constitue ( à mon goût) une sacrée déception.
Le film est divisé en deux parties. La première était très intéressante. Avec quelques imperfections. L'origine des personnages n’est pas assez développée.
Mais la seconde c'était mal écrit ça s'est éloigné du sujet principal.
C’est une pepite ce film ! Y a plus de cinéma dans ce film que dans les 50 derniers films français que j’ai vu dernièrement et il est au dessus de la mêlée de loin ! Je ne parlerais absolument pas de ‘aspect politique (on ne peut pas le nier, mais il est en arrière plan) c’est juste un excellent film de coneam fait dans des circonstances vraiment difficiles visiblement et avec peu de budgets : ici il ne lui faut pas d’effets spéciaux, ni de fusée pour decoller ! Bravo. Bravo aux realisateurs, bravo au chef operateur qui a fait une excellente image et bravo à ces 3 merveilleux acteurs ! J’aurais mis 4/5 normalement mais vu la difficulté de voir naitre un tel film, pour le contexte courageux, je met 5/5. La référence à Coppola spoiler: en intro du film, avec ce cortège et cette musique, rappellera immédiatement « le parrain » bravo pour le clin d’œil et aussi à la référence à Sergio Leon (là y en a plein, mais c’est surtout pour son ambiances) bon, brut, truand… dans un autre contexte et surtout sans effets tape à l’oeio. Realisateurs à suivre car le talllent est evident ici.
Les jumeaux réalisateurs gazaouis ont situé leur Once upon a Time in Gaza, il y a près de 20 ans, dans leur ville natale mais on y retrouve beaucoup moins l'humour absurde qui illuminait Dégradé et Gaza mon amour, comme si l'actualité tragique de ces derniers mois ne les autorisait plus à un cinéma aussi ludique. Le film est scindé en deux parties très distinctes, qui ont du mal à former un ensemble cohérent mais ce côté foutraque possède aussi son charme et on y parle aussi bien falafels que résistance, ce qui n'est pas incompatible. Cependant, la trame assez classique de film noir et de vengeance manque un peu d'ambition et, ceci explique peut-être cela, de moyens, pour véritablement captiver sur la longueur. On y apprécie la mise en scène, malgré tout, et le ton direct et désabusé de certains dialogues, de même que l'hommage explicite à une population courageuse, sans que l'angélisme n'y soit présent, puisque certains des personnages contournent allègrement la loi ou élèvent la corruption à un niveau élevé. Une manière de montrer que la vie a toujours palpité à Gaza, avec ses côtés positifs et d'autres moins glorieux. Cependant, les temps dramatiques semblent ne plus permettre aux frères Nasser d'aller aussi facilement comme avant, avec leur belle ingénuité, vers un cinéma à la fois engagé et divertissant.
"Once Upon a Time in Gaza" est un film palestino-international (France, Allemagne, Portugal, Jordanie, Qatar…) qui a été présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025 et remporté le prix de la mise en scène. Le récit se déroule à Gaza, juste après l’instauration du blocus. Il suit Yahya, un étudiant désillusionné, et Osama, propriétaire de stand de falafels et dealer local. Ensemble, ils bricolent un trafic de médicaments dissimulés dans des sandwichs, jusqu’à se retrouver face à un policier corrompu. Puis Yahya devient acteur malgré lui dans un programme de propagande, symbole d’une génération coincée entre survie et illusions. Réalisé dans un esprit de western spaghetti, le film mêle comédie, drame et thriller. Il parle de vie ordinaire dans un environnement oppressant, sans faire de ses personnages des héros mais en racontant leur simple humanité. Le tournage a eu lieu en Jordanie, quelques mois après le 7 octobre 2023, événement tragique qui a littéralement redéfini la notion de « once upon a time » dans l’esprit des réalisateurs. Le rythme parfois décousu et la structure en deux temps n’apportent pas toujours la tension attendue. Le cinéma proposé est sincère, engagé, mais il résiste à se fondre complètement dans une forme fluide.
"Dans Once Upon a Time in Gaza, les frères jumeaux Arab et Tarzan Nasser livrent une tragi-comédie saisissante où l’absurde du quotidien sous blocus se mêle à une fraternité contrariée. Portés par un imaginaire cinéphile nourri au chaos, ils transforment Gaza en un théâtre surréaliste, où l’art devient un acte de résistance autant qu’un geste de tendresse face à l’enfermement. Une œuvre à la fois intime et politique, entre fable noire et poème visuel."
"Bien que le titre évoque un conte, c’est en réalité une fresque cynique qui se déploie insidieusement. Chaque membre du trio que l’on suit – un vendeur de falafels qui deale des médicaments, un étudiant rêveur et paumé, un policier corrompu – est peu à peu confronté à la réalité brutale de Gaza, ce territoire qui est à la fois leur foyer, leur prison et leur tombeau. Victimes collatérales d’une crise politique qu’ils ne maîtrisent pas, ils cherchent à arracher un semblant de liberté."
"Par petites touches, par des détails égrenés au fil du récit, les Nasser illustrent le contrôle à distance exercé sur les citoyens de Gaza. Plutôt que de montrer la peur de façon frontale, ils choisissent la nuance, notamment lorsque Yahya cède à la vengeance – une manière pour lui de pallier une justice locale défaillante, voire factice, comme celle du film qu’il tourne (ou presque)."
"Once Upon a Time in Gaza nous rappelle que la situation de Gaza tient de la grande farce – une farce aux conséquences tragiques et bien réelles. Qu’on le veuille ou non, travestir la guerre n’empêche pas qu’on tire à balles réelles. Ce film en apporte une démonstration éclatante, en déployant un langage cinématographique et symbolique autour d’une occupation à la fois discrète et écrasante."
"Arab et Tarzan Nasser restent fidèles à leur engagement artistique, réclamant de manière frontale que ce cauchemar cesse enfin. Leur film résonne comme un acte de résistance, mais aussi comme un testament. Il convoque le western spaghetti, le film noir et la comédie satirique, dans un mélange complexe mais cohérent, qui trouve toute sa légitimité à travers sa galerie de personnages à la fois héros, témoins, martyrs et fantômes d’une cité suspendue entre extinction et renaissance."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Un brave gazaoui qui se débrouille comme il peut dans l’enclave, notamment en farcissant ses sandwiches aux falafels de Tramadol se voit confier le rôle d’un super-héros palestinien. Malgré le titre ce n’est évidemment pas un conte de fée que l’on nous raconte, comment pourrait-Il en être autrement dans cette partie du monde? Mais derrière ses ornements politiques ce film ne néglige pas une certaine légèreté par moment voire même des traits d’humour singuliers. Puisqu’il s’ouvre par exemple avec le discours complètement hors-sol de l’actuel président américain souhaitant transformer Gaza en Riviera.
Dans la bande de Gaza en 2007, les bombes et les morts rythmes déjà le quotidien des gazaouis. Yahya est pourtant un étudiant plein d’insouciance qui accepte de se lancer dans un trafic de médicaments aux côtés d’Osama. Ils vont croiser la route d’un flic corrompu qui va changer le cours de leur existence. Le scénario est très bien construit et la mise en scène est absolument brillante. Une grande réussite.
Très bon film bien réalisé. De nombreux thèmes dans un seul film très dense. Certaines scènes sont tout à fait innovantes comme celle où le dealer danse devant la télévision avant de se faire scene est bien tournée/montée. La fin du film nous laisse sur notre faim car comme 90 pour cent des réalisateurs, ils ne savent pas terminer le film.
Un western audacieux ne craignant pas d’apporter le présent au passé. Mêlant western et politique le film nous transporte entre vengeance personnelle et sujet humaniste et universel dans lequel notre monde évolue. Peut-on combattre les nôtres alors qu’une guerre mets en jeu la patrie et l’idéalisme d’un pays ? C’est ce que les frais Nasser questionne dans ce film qui mêle intérêts personnels et enjeux politiques, sans manquer de pointe d’humour et avec une mise en scène qui n’a pas volé son prix à Cannes.