Rémi Bezançon signe une comédie policière assez bancale mais pas déplaisante. Laetitia Casta incarne une blonde hitchcockienne, elle qui vénère le cinéaste à travers ses cours de cinéma à ses élèves. Son mari (Gilles Lellouche) est plus pantouflard, peinant à écrire son livre historique. Le film est largement inspiré de "Fenêtre sur cour" (1954) avec de multiples références au "Maître du suspense" quand il y a suspicion de crime chez les voisins. L'ensemble est à prendre comme un divertissement avec Laetitia Casta pétillante et espiègle, chez qui on sent un réel plaisir à incarner cette "agache". Néanmoins, l'ensemble de l'intrigue fait pâle figure si on compare aux films du maître, mais là n'est pas le but recherché. C'est une enquête souvent drôle qui a le mérite de s'appuyer sur des réferences qui donneront peut-être envie aux moins cinéphiles de se plonger dans la filmographie de "Hitch". C'est toujours ça.
Fenêtre sur cour… leader Price ! 1h 44min ! Normalement ca va. Et bien non. C'est long, c'est très très long. Les acteurs ne déméritent pas. Gilles Lellouche, Laetitia Casta, Guillaume Gallienne font le job. Alors qu'est-ce qui ne va pas dans ce film ? La réalisation, les situations qui n'en finissent pas, aucun humour, des dialogues médiocres. A part quelques scènes où l'on nous emmène loin de nos soucis quotidiens, le compte n'y est pas. Une bonne surpise, Laetitia Casta joue correctement, sans minauder et en plus elle très belle. Lellouche fait du Lellouche, c-a-d, il ne joue pas mais est simplement lui-même comme dans tous ses films et à la longue cela devient pénible. Guillaume Gallienne est bon dans son rôle. Alors c'est vraiment la réalisation médiocre et l'histoire beaucoup trop mince pour que ce film soit réussi. Dommage, heureusement pour les connaisseurs des films du très grand Hitch, on s'amuse a repérer les clins d'oeil envers le maître du suspense. Deux étoiles grâce à la beauté de Laeticia !
Rémi Bezançon assume et assure une comédie policière hyper référencée dès les premières minutes, Alfred Hitchcock est partout et omniprésent dès le générique qui nous rappelle un chouïa Saul Bass (affichiste culte des années 50-60) dans un hommage plutôt bien fait. Heureusement l'hommage via une multitudes de clins d'oeil se place dans une fan base savoureuse. Certe parfois un peu facile les liens et rapports entre le récit et les films du maestro reste très sympas. On peut s'étonner par exemple que la prof de cinéma ne réagisse pas plus entre ce qu'elle vit et les films de son réalisateur fétiche, où on peut aussi s'étonner que les actions-réactions surjouées de François /Lellouche soient si "passe-partout" mais finalement le tout forme un vaudeville "hitchcockien" plutôt fun et jouissif. Cette comédie est une fantaisie acidulé surréaliste parfois un peu trop théâtral, à la sauce Agatha Christie mais on prend un véritable plaisir à suivre cette aventure où on a droit de surcroît à une petite leçon de cinéma sur le Macguffin (tout savoir ici) ! Le duo Casta-Lellouche joue à merveille et on savoure aussi la mise en abyme "Magnifique" face à un Gallienne qui s'amuse lui aussi du rapport entre réalité et fiction. Le réalisme n'est pas une condition sine qua none, on reste dans une intrigue trop référencée, ludique même, mais c'est un divertissement qui vaut le détour, un amusement pur qui ne pêche finalement que par une dernière partie un peu trop tirée en longueur. Site : Selenie
Je ne dirai pas que c'est échec, je dirai que ça n'a pas marché. Se faire escorter par les fantômes d'Hitchcock, de De Broca, et peut-être même de Ponson du Terrail pendant deux heures, pour ne ressentir qu'un ennui profond et assister, navré, aux gesticulations de trois comédiens jetés en espadrilles sur une pente huileuse, sans direction, sans dialogues (enfin si, il y en a, c'est le problème), et sans inspiration, c'est un peu comme aller aux Césars en sachant qu'on n'aura pas de prix. C'est la louse. Dès les premières secondes, on sait que ça va être dur: Gilles Lellouche en fait des tonnes dans la bougonnerie, Laetitia Casta fait ce qu'elle peut (elle a des excuses car elle est adorable et bien méritante) et quant à Gallienne, il a le tort de rappeler que selon le maître du suspens, "plus le "villain" est réussi, meilleur est le film". Ça ne lui rend pas service. Clou du spectacle: une leçon de suspens administrée en supposée voix off d'Alfred lui-même, pendant laquelle on n'a ni "sueurs froides", ni "l'ombre d'un doute". En revanche, on se sent comme "les "naufragés".
Scénario prétexte à une explication sur l’art et la manière de la mise en scène pour créer du suspens par le maître de ce genre cinématographique, Alfred Hitchcock. Comme technique narrative, le film (celui-ci, évoquant « Fenêtre sur cour » - 1954 -) dans une pièce de théâtre histoire d’occuper un personnage principal (Hamlet, chiant quoi...) et un roman historico-policier en cours d’écriture. Le tout mélangé de manière quelque peu brouillonne et dure à suivre. Enfin, il faut suivre ! Ce « crime du troisième étage » ne vaut finalement que pour les images d’archives – à moins qu’il s’agisse d’une reconstitution ? – du maître du suspens en personne. Sa voix, ses commentaires, ses explications, son art de la mise en scène pour tenir en haleine le spectateur se doublent avec l’intrigue qu’il s’agit de résoudre. Tout cela relève de l’exercice de style. En ce premier jour de sortie nationale, quelques spectateurs quittent la salle avant la fin. Pas bon signe.
Un bon film, bien écrit, bien filmé. Si vous aimez les films d'Hitchcock, si vous aimez les scénarii un peu alambiqués, si vous aimez Laetitia Casta, et si vous acceptez d'entrer dans la réalisation originale, vous aimerez ce film. C'est un film pour les amoureux du cinéma, peut-être un film qui ne va pas convaincre tous les amateurs de crimes au cinéma, car il vous oblige vous même à être un spectateur particulier.
Tous les ingrédients du suspense sont là: un voisin inquiétant, des doutes qui s’installent, une paranoïa grandissante… sauf qu’ici l’enquête est menée par un duo un peu particulier avec LA spécialiste d’Hitchcock et un romancier qui écrit des enquêtes. Autant dire qu’ils ne manquent pas d’imagination. Mais comment démêler le vrai du faux surtout avec un voisin pas franchement commode qui semble tout faire pour entretenir les soupçons ?
Le film met un peu de temps à démarrer et est assez théâtral. Le mélange comédie et enquête fonctionne plutôt bien.
Ce n’est peut-être pas le film de l’année mais l’ensemble reste sympathique et se regarde avec plaisir.
Très divertissant film de Rémi Bezançon où Gilles Lellouche et Laetitia Casta sont irrésistibles dans ce joyeux jeu de faux-semblants ! C'est un long métrage impeccablement maîtrisé mais qui ne se prend absolument pas au sérieux (et c’est tant mieux), entre enquête criminelle à la Fenêtre sur cour improvisée par deux anti-héros et comédie de couple en crise . A noter que l'attention est maintenue jusqu'au bout !
Le crime du 3ᵉ étage est un film plaisant, porté par un duo sympathique, sorte d’hommage au cinéma et plus particulièrement à Fenêtre sur cour d’Hitchcock. Rien de plus, rien de moins.
L'idée du Crime du 3ᵉ étage n'est évidemment pas de proposer un remake fidèle en tout point de Fenêtre sur cour, mais de jouer avec nombre de ses situations et de reconfigurer ses deux personnages à une sauce française, avec des emprunts et des références supplémentaires, au maître du suspense lui-même, mais à d'autres aussi, comme de Broca. Un exercice ludique, donc, allègre et peut-être un peu vain, c'est selon, mais plutôt agréable à suivre. Disons que cela l'aurait été davantage avec une intrigue un plus hardie et une mise en scène capable de prendre quelques risques, quitte à s'éloigner du chef-d'œuvre d'Hitchcock. Faute de quoi, on ne voit plus que les clins d'œil qui ressemblent plutôt à des appels de phare, en définitive. Dans cette Hitch parade, le couple formé par Laetitia Casta et Gilles Lellouche distille une alchimie certaine, la première nommée ayant dans certaines scènes de vrais faux airs de Grace Kelly tandis que le second ne cherche à ressembler à personne, son personnage assez familier attirant une immédiate sympathie. La troisième pointe du triangle, Guillaume Gallienne, est moins mise en valeur et l'acteur a aussi du mal à incarner la noirceur du méchant indispensable aux films d'Hitchcock. Bref, l'exercice de style n'est pas déplaisant, mais il est très limité et soumis à un oubli quasi immédiat, hélas.
Comédie policière avec d'excellents acteurs (Lelouche est vraiment top) et une intrigue inspirée du style Hitchkockien , en particulier "Fenêtre sur cours". La mise en abîme avec la profession de François est jubilatoire. Un excellent moment