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pat4poufzouz
12 abonnés
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5,0
Publiée le 28 mars 2026
Un film magnifique, tout en pudeur, qui montre la façon dont l'irrationnel déstabilise au sein de nos sociétés modernes. Sans pour autant caricaturer l'une ou l'autre des réactions.
Après avoir fait la remarquable série Querer qui décrit avec finesse le mécanisme de l'oppression, je suis étonnée de ce retournement de la réalisatrice qui réalise un film à charge sur une femme, la tante, qui a une morale, qui est généreuse et qui ne pense qu'au bien-être de sa nièce. La tante dans le film qui a un mari formidable et va coucher ailleurs? La jeune fille a une crise mystique. Quel message veut-on faire passer? Le film serait-il à charge sur l'émancipation des femmes?
Sur un sujet original, celui de la foi, un très bon film. Le scénario tient la route et les personnages convaincants sont pleins d humanité. L actrice principale irradie l écran et sa tante très émouvante aussi. Entre amour et désir l histoire se déroule sur le fil d un funambule.
Film vu dimanche soir… Une pure merveille… Un réalisme a coupé le souffle, un jeu d'acteur parfait, un film universel qui prend aux tripes, tout sauf manichéen, ce qui fait vraiment du bien par ces temps d'idéologie absurde.
En provenance d'Espagne, ce film bénéficie d'un excellent bouche-à-oreille et de plusieurs récompenses. Je me suis donc laissé tenter par cette proposition cinématographique. On y retrouve la jeune Ainara, 17 ans, orpheline de mère, qui va à la surprise de ses proches et surtout de sa tante émettre le souhait d'entrer dans les ordres. La moitié de ce récit se déroule pendant les déjeuners agités du dimanche chez la grand-mère. Sans être désintéressants, ces discussions se résument trop souvent à des conflits familiaux. Par contre, la jeune actrice débutante Blanca Soroa illumine ce long métrage dans son cheminement vers une vie dédiée au Seigneur et un rayonnement quasi-mystique. Résultat un peu en dessous de mes attentes.
Pourquoi Ainara, 17 ans, veut-elle devenir religieuse? Fuit-elle les études? Son propre malaise adolescent? Sa famille, en particulier son père négligent, qui lui laisse la responsabilité trop écrasante de ses cadets depuis la mort de sa mère? Ou est-elle une authentique mystique? L'irruption de la spiritualité dans cette famille terre-à-terre, dont les divers membres, au mieux agnostiques, souffrent avec beaucoup de maladresse et sans horizon ni consolation, provoque des vagues qui vont en grossissant quand la vocation de la jeune fille semble persister. Pourtant, Ainara écoute tout le monde: les religieux, les anti-religieux, et aussi le regard sensuel d'un garçon. Sa conscience est secouée dans tous les sens. C'est un très beau film sur l'adolescence.
Thème très original à notre époque : Ainara, une jeune fille de 17 ans, affirme une vocation religieuse catholique. Blanca Soroa, l'actrice qui l'incarne, est lumineuse. Cette vocation ainsi que le milieu du couvent sont traités par la cinéaste de façon très respectueuse, ce qui m'a plutôt surpris dans l'ambiance actuelle, qui me semble plutôt anti-catholique, notamment au cinéma (The Magdalene Sisters, Philomena, Grâce à Dieu). Avis discutable d'ailleurs, car en quoi parler des abus des membres du clergé catholique serait-il fondamentalement anti-catholique ? La jeune Ainara, donc, veut prendre le voile, ce que son père spoiler: accepte, un peu étonné et intéressé, et ce que sa tante n'accepte pas, dans une radicalité excessive . C'est cette dualité d'opinions et de réactions qui donne du relief au film. Les scènes sont assez lentes, amples, avec un point focal : les repas familiaux du dimanche. Si l'on prend un peu de hauteur, on peut considérer que les thèmes majeurs de ce film sont les suivants : qu'est-ce qu'une éducation réussie ? Qu'est-ce qu'un bon parent ?
Je viens de voir ce film cet après-midi. J'ai du faire 1 h aller et 1 h retour pour le trouver. Dommage qu'il ne soit pas assez diffusé car un film de cette qualité c 'est rare. Sur le plan intellectuel, on comprend mieux le choix du monastère incompréhensible pour un non croyant. Sur le plan émotionnel, on est transporté par cet élan irrésistible vers ce chemin spirituel qui semble en apparence austère mais tellement riche à l 'intérieur de soi. On côtoie deux mondes. Celui de la matérialité, avec un vernis de tolérance qui craque dès ses convictions sont remises en causes. Et de l'autre, le mystère de la foi que seuls les chanceux sensibles à la spiritualité peuvent percevoir. L'actrice principale est remarquable et les autres sont bons. La réalisation est soutenue et on espère que la vocation se poursuivra malgré les manipulations de la tante. Bref pour moi, le meilleur film de l'année.
Intéressant, Les Dimanches place le choix au centre du récit; celui qu’on veut faire, celui que les autres contestent, et le doute qui naît quand il faut l’assumer.
Magnifique. Superbe interprétation, mise en scène sobre et profonde, d'une grande intelligence et finesse. Le sujet est très rarement évoqué au cinéma : la vocation religieuse, l'appel et le conflit familial qui l'engendre bien souvent. La réalisatrice Basque réussit l'exploit de ne prendre parti ni pour un camp ni dans l'autre mais fait preuve de grand respect quant au choix de son héroïne et surtout de nous captiver tout le long du film. Chef d'œuvre.
Avec la foi comme seul refuge #lesdimanches est le portrait émouvant d'une jeune fille lâchée par sa défunte mere mais surtout par son père et sa tante
un récit initiatique intéressant, posant les bonnes questions sur le fond mais trop classique et un peu froid sur la forme. par contre, les acteurs sont tous excellents.