Moulin
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Moulin" et de son tournage !

Une première pour le cinéaste

Pour la première fois de sa carrière, László Nemes réalise un film dont il n'a pas signé le scénario. C’est le producteur Alain Goldman qui lui a proposé le script rédigé par Olivier Demangel. Séduit par la lecture, le réalisateur hongrois y a vu une véritable « mission ». Il s'agit également pour lui d'un projet personnel, conçu comme une lettre d'amour à la France, pays où il est venu s'installer en 1989.

Un visage évident pour un héros national

Pour glisser ses traits dans ceux du chef de la Résistance, le choix du comédien principal s'est fait très naturellement. Le scénariste Olivier Demangel avoue avoir pensé à Gilles Lellouche dès l'écriture du script. L'acteur, habité par le sentiment de responsabilité lié à ce rôle, a cherché à effacer son propre jeu : « J'étais convaincu qu'il fallait enlever toute forme d'exagération ou d'emphase pour aller vers quelque chose de sobre et de neutre. »

Des retrouvailles sous un tout autre jour

Gilles Lellouche et Louise Bourgoin partagent de nouveau l'affiche après avoir tourné ensemble dans la comédie Sous le même toit en 2017. Les deux comédiens se retrouvent ici dans un registre diamétralement opposé, quittant la comédie romantique pour un drame historique sombre et feutré.

Isolation sur le plateau

Incarnant le chef de la Gestapo Klaus Barbie, le comédien allemand Lars Eidinger s'est retrouvé de fait isolé de l'équipe durant les prises de vues. En effet, Gilles Lellouche a délibérément choisi de ne pas interagir avec lui en dehors des scènes de confrontation afin d'alimenter la tension à l'écran. Par ailleurs, le producteur Alain Goldman a dû intervenir pour épauler l'acteur allemand, délaissé sur le plateau en raison de la lourdeur historique de son personnage.

Une immersion extrême pour la figuration

Afin d'incarner un jeune prisonnier aux côtés de Jean Moulin, le comédien Félix Lefebvre a choisi d'aller au bout de sa préparation méthodologique. Il a ainsi demandé à passer sa première nuit de tournage directement au sein du bâtiment servant de décor aux cellules. Un édifice vaste, sombre et particulièrement humide situé en périphérie de Budapest, qui lui a permis de s'imprégner immédiatement du climat suffocant du récit.

Cap sur la Hongrie

Bien que l'intrigue se déroule principalement à Lyon, le long-métrage n'y a pas été tourné. L'équipe s'est en effet rendu compte lors des repérages que la cité rhodanienne avait trop changé par rapport à 1943, notamment les anciens locaux de la Gestapo avenue Berthelot. Le tournage s'est donc intégralement déroulé en Hongrie, les espaces restreints des cellules de la prison de Montluc ayant quant à eux été entièrement reconstruits en studio.

Atmosphère sous tension et pellicule 35 mm

Fidèle à ses habitudes de mise en scène, László Nemes a fait le choix de tourner son film en pellicule 35 mm et au format Anamorphique CinemaScope. Outre l'aspect esthétique et la profondeur des noirs qu'offre l'argentique, ce parti pris impose des contraintes de temps d'enregistrement qui obligent l'équipe à une grande rigueur. Le cadre resserré du Scope participe également à renforcer la sensation de claustrophobie des lieux de détention.

Cannes 2026

Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026. László Nemes s'était déjà rendu sur la croisette à l'occasion de la présentation du Fils de Saul, qui a obtenu le Grand Prix en 2015.

Une composition à l'aveugle

Pour la musique originale, la compositrice Laetitia Pansanel-Garric a travaillé selon une méthode bien précise dictée par le réalisateur. Afin d'éviter de surligner l'action ou d'accentuer artificiellement les émotions des comédiens, elle a composé ses premiers thèmes symphoniques uniquement sur la base du scénario, sans avoir visionné la moindre image du film. Ses compositions ont ensuite été entrelacées au design sonore de Tamás Zányi.

Un personnage fictif au cœur de l'Histoire

Afin d'apporter un contrepoint émotionnel au duel psychologique strict opposant Moulin à Barbie, le scénariste Olivier Demangel a créé de toutes pièces le personnage de la Comtesse, interprétée par Louise Bourgoin. Comme le matériau historique ne révélait presque rien des dix derniers jours de Jean Moulin, ce personnage féminin ambigu apporte une touche de poésie et d'humanité sans trahir la réalité historique.

Une lignée d'incarnations au cinéma et à la télévision

En prêtant ses traits au chef de la Résistance, Gilles Lellouche succède à une poignée de grands comédiens ayant déjà interprété Jean Moulin à l'écran. Avant lui, le célèbre résistant avait notamment été incarné au cinéma par le metteur en scène et comédien Patrice Chéreau dans Lucie Aubrac (1997) de Claude Berri. À la télévision, ce sont les acteurs Charles Berling (dans le téléfilm de 2002 réalisé par Yves Boisset) et Francis Huster (Jean Moulin : une affaire française en 2003) qui avaient endossé le rôle du héros national.

Dans la vaste fresque cinématographique consacrée au Général de Gaulle — le diptyque réalisé par Antonin Baudry, composé de La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer et La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom — c'est le comédien Félix Kysyl qui prête ses traits au mythique organisateur de la Résistance.

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • Les Misérables (2026)
  • Notre salut (2026)
  • Karma (2026)
  • Digger (2026)
  • Heart Of The Beast (2026)
  • Verity (2026)
  • Garance (2026)
  • Le Corset (2026)
  • Minotaure (2026)
  • Ni vue, ni connue (2026)
  • La Gradiva (2026)
  • Le Fantôme de l'Opéra (2026)
  • The Social Reckoning (2026)
  • La Maison de nos rêves (2026)
  • La Bataille de Gaulle - partie 1 : L'Âge de Fer (2026)
  • Kraken (2026)
  • Ducobu et le fantôme de Saint-Potache (2026)
  • Si tu penses bien (2026)
  • Malfaisante (2026)
  • Hope (2026)