339 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
48 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
14 critiques
3
16 critiques
2
12 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Eva
6 abonnés
27 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 2 juillet 2025
Sincèrement le film ne m’a pas accrochée. Le synopsis loufoque m’a intriguée, je l’ai vu en festival, mais je n’y serai sûrement pas allée sinon. La première partie est assez marrante et absurde, la deuxième m’a paru beaucoup plus longue, ça devient complètement décalé, voire ça tend vers le « gore », j’ai trouvé le temps long et je n’ai juste pas compris…
Le début m’a fait peur ( les premières trente minutes sont trop loufoques) la réincarnation en aspirateur est pour le moins étonnante ( ne vous fiez pas à la bande annonce, plutôt ratée) Mais passé ce moment le film prend une autre dimension avec de brillantes thématiques, comme le décès, l’oubli, la mémoire, l’amour. On revient sur terre, avec beaucoup de nobles émotions, les fantômes redeviennent humains, des vrais, et l’on peut croire en ces histoires d’amour ( certaines scènes de sexes entre garçons explicites, donc pas pour tout public,) se souvenir des êtres qu’on a aimé semble être le filon du film, fort bien exploité, La fin elle, est beaucoup plus politique, et semble faire écho au massacres de 2010 en Thaïlande ? Un film que j’ai aimé sur sa longueur et que je conseille, même si l’on est loin d’avoir le talent de Apitchatpong Weerasethakul…..Belle sensibilité de la réalisation photographie, musique…..Bref une belle curiosité qui demande une certaine patience, ne le ratez pas
Le délire. On peut pas dire que le réalisateur a eu peur de mélanger les genre, et c'est ce qui a finit par le perdre. Mais c'est étonnant, loufoque, très loufoque. L'aspirateur est très beau, très expressif devant des humains mi stoïques ,mi-blasés. Car apparemment en Thaïlande, les vivants et les fantômes, ce sont des événements fréquents !!Filmé dans des cadres strictes qui renvoie à l'incongru des situations, le film parle de la mémoire qui fait l'humain et ses affects. C'est drôle et méditatif à la fois. C'est quand le film prend un tour plus politique qu'il m'a perdu. On comprend que le réalisateur a voulu parler de mémoire affective et collective mais il perd le fil de son récit selon moi
Étonnant, mais également très...bizarre, le film de BOONBUNCHACHOKE est un pur OFNI unique en son genre, parfois drôle, parfois touchant, parfois maladroit ou même bancal, mais assez surprenant dans son genre, pour nous marquer
Il arrive qu’un film parte d’une idée si belle qu’on lui pardonnerait presque de ne pas savoir quoi en faire. Fantôme utile appartient à cette catégorie : un concept saisissant, une émotion sincère, mais une exécution qui s’égare dans sa propre étrangeté. Ratchapoom Boonbunchachoke mêle le drame, le fantastique et la satire sociale, sans jamais parvenir à leur donner un même souffle.
Sur le papier, tout est prometteur : une femme morte de pollution qui revient hanter son mari... à travers un aspirateur. Il y avait là de quoi faire une fable écologique, un conte surréaliste ou une comédie noire. Mais Fantôme utile hésite sans cesse entre le rire et le deuil, entre l’ironie et la douleur, sans jamais trancher. Le résultat est une succession de scènes souvent belles, parfois vides, où le symbolisme finit par étouffer la tendresse.
Davika Hoorne donne pourtant à Nat une voix touchante, presque spectrale. Et Wisarut Himmarat incarne ce mari désemparé avec une douceur qui désarme. Mais la mise en scène, trop lente, trop statique, semble regarder ses personnages de loin, comme s’ils flottaient dans une bulle d’absurde dont ils ne peuvent sortir. On devine l’intention poétique, mais on ne la ressent jamais vraiment.
Le film cherche à dénoncer la pollution, la société de consommation, la mécanisation du deuil — mais il le fait par allusion, par détour, jusqu’à ce que tout devienne un peu opaque. Reste une belle idée : celle de la tendresse qui survit à la matière, même dans un moteur d’aspirateur. Mais cette idée, répétée, commentée, alourdie, finit par tourner en rond.
Alors on regarde Fantôme utile comme on contemple un rêve trop long : intrigué, parfois ému, souvent distrait. Il y a du talent, il y a du risque, mais il manque la chair, le frisson, le désordre. Ce film voulait parler d’amour, de mort, de poussière. Il ne parle que d’intention.
10 618 abonnés
11 772 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 9 mars 2026
« Les morts ne devraient pas importuner les vivants. » Tout le monde n'est pas de cet avis surtout les personnes endeuillées qui ont l'occasion de retrouver un proche disparu même si c'est dans d'étranges circonstances. C'est le cas de March qui retrouve Nat, dont l'esprit est revenu à travers un aspirateur. Lui se moque de son apparence d'autant plus qu'elle est comme avant à ses yeux, mais sa mère fait tout pour l'éloigner de lui. Après les objets connectés, voici donc les objets possédés. Ce n'est pas nouveau dans le cinéma d'épouvante, mais Ratchapoom Boonbunchachoke traite cela de façon décalée avec un humour pince-sans-rire. Le plus drôle, c'est la manière détachée et désabusée dont les personnages s'expriment alors qu'ils balancent parfois des trucs grossiers ou salaces. Une relation perverse et anormale qui sert d'exemple extrême pour évoquer l'intolérance envers ce qui n'entre pas dans les normes de la société. C'est absurde et amusant, mais ça finit par tourner en rond au cours d'une deuxième heure ennuyeuse sur les rêves et l'oubli. J'ai décroché à ce moment-là donc même s'il y a de bonnes choses, je suis resté sur ma faim.
Un film excentrique voire complètement loufoque qui cache une certaine poésie. En revanche, si l'idée de base est vraiment originale (même si certains films s'en rapprochaient un peu, c'est presque du jamais vu), cela pêche un peu dans sa mise en œuvre et le film donne l'impression d'étirer son concept jusqu'à l'overdose.
Du Quentin Dupieux en moins drôle. Un vrai supplice ce film, d'un ennui mortel. Dommage car il y a de bonnes idées de départ mais ça tire en longueurs inutiles et soporifiques.
Mémoires individuelles et collectives Un énième film de fantôme, que nenni !!! On est loin des « Ghost », « Ghostbusters », « Madame Muir » ; car ce film est une immersion dans la vision asiatique des esprits. Ratchapoom Boonbunchachoke, pour son premier film primé à Cannes avec le « Grand Prix » de la Semaine de la critique, convoque les fantômes, les mythes et légendes thaïlandaises pour traiter de la mémoire. Son film est découpé en trois parties et la première sera consacrée à une histoire d’amour. Un homme perd sa femme et a du mal à faire son deuil, elle réapparaitra réincarnée en aspirateur ; car dans ce film, les esprits errants reprennent vie dans de l’électroménager. Faut accepter l’idée de départ ; je préfère la version Spike Jonze (« Her ») qui donne vie à un robot si proche de l’homme ; même si ce dernier traite plutôt des problématiques liées à l’IA qu’à la mémoire. La société refuse d’admettre, au même titre que ‘l’homosexualité, que l’on puisse perpétuer une histoire d’amour avec une machine et il faudra effacer toute trace de la personne décédée pour tuer l’esprit réincarné. Et c’est bien le thème du film qui m’a le plus touché : on est vivant tant que les gens pensent à nous même si nous sommes morts ; par la pensée, on continue de les faire vivre. Là, il va plus loin, il faut effacer les défunts de la mémoire des proches avec des électrochocs ce qui donne lieu à une séquence proche de « Orange Mécanique ». Le propos devient alors plus politique et renvoie à « 1984 » où la répression s’empare de la mémoire collective pour reformuler l’Histoire. Et c’est ce que conteront les deux autres histoires, sous forme de pamphlet politique des repressions en Thaïlande, et qui pour moi occidental ne fera que peu d’écho. On comprend bien que les régimes dictatoriaux réécrivent l’Histoire et refondent la mémoire collective ; la première scène le montre très bien, mais c’est traité avec trop distance pour me captiver. Donc même si on peut trouver le concept novateur, le décalage culturel et le côté hermétique du film, rendent les 2h10 un peu longues. A réserver uniquement aux cinéphiles curieux d’autres cultures et donc d’autres expressions cinématographiques.
On ne peut que souligner l'inventivité et la créativité qui composent ce film thaïlandais peu commun. Et pourtant, je n'ai que trop peu goûté à cette histoire d'aspirateur fantôme s'apparentant à une fable trash. Le message véhiculé sur l'exploitation des travailleurs dans le pays partait d'un bon postulat. Mais mon Dieu, que la suite est confuse avec un nombre incroyable de thématiques abordées. Devant cet objet cinématographique pour le moins désopilant, j'ai vite saturé jusqu'à trouver le film interminable. Faites-vous votre avis! Le mien est négatif, tout en reconnaissant l'audace du projet.
Si le fantôme est utile, le film lui ne l'est pas. Pas du tout. Que l'histoire soit délirante n'est pas un inconvénient, loin de là, c'est d'ailleurs la principale raison qui pousse à aller voir ce petit film thaïlandais. Mais la réalisation, le jeu des acteurs, la mise-en-scène, OMG ! Tout est atroce ! Un des plus mauvais film de 2025.
Premier long-métrage du cinéaste thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke, Fantôme utile prend tout d’abord la forme d’une fable comique et sentimentale, qui imagine la réincarnation d’êtres aimés en appareils électroménagers – en l’occurrence, des aspirateurs. En cela, il n’est pas sans évoquer un Rubber (Quentin Dupieux, 2010) ou un Yves (Benoît Forgeard, 2019) avec son lot de situations poético-comiques. Dans une seconde partie plus politique, le film réinvestit sa thématique des esprits spoiler: pour évoquer les disparus des régimes thaïlandais, en imaginant non sans malice des fantômes collaborationnistes, prêts à aider les tyrans à se débarrasser du souvenir des morts trop encombrants. S’il fait preuve d’une indéniable maîtrise, ce film qui est un acte de foi en le cinéma souffre peut-être de la multiplication de ses couches d’intrigue, et de 20 dernières minutes probablement trop longues. Il n’empêche que cette première œuvre mérite clairement le détour.
March est un homme abattu par la disparition de sa femme Nat, emportée par une maladie respiratoire. Cette dernière voit son âme se réincarner dans un aspirateur pour l’aider à traverser cette épreuve. Au fil de l’intrigue, les fantômes hantent avec différentes intentions, dans un film rempli d’humour noir. C’est brillant, la mise en scène est originale. Le final est explosif.
OFNI Utile ! Le film va bien au delà des attentes que nous propose la bande annonce comme le synopsis, et ça fait tellement du bien de se trouver face à ces inattendus aussi drôles et absurdes que graves et profonds. Une fable politico-sociale qui se cache sous un vernis burlesque aux multiples influences.
J'ai adoré la première partie, d'une incroyable originalité, très drôle et poétique, une sorte de Quentin Dupieux à la sauce thaï. Et puis le film bifurque vers un discours beaucoup plus politique où j'ai regretté de ne pas avoir toutes les références et où j'avoue m'être pas mal ennuyée. Il n'en reste pas moins que j'ai apprécié les dimensions absurdes, foutraques et très queers de ce film surprenant, qui à mon sens, aurait gagné à être plus resserré