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Doro Zrihen
1 critique
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2,0
Publiée le 20 janvier 2026
La réalisation est efficace, du rythme, de l’émotion. Mais pas au service de la compréhension. Ce film est un docu engagé qui se présente comme neutre. C’est là que le bas blaisse. Pour que ce film remplisse sa mission et soit utile on aurait aimé un contrepoint, de la nuance, de la complexité. Perplexe en sortant j’ai demandé à chatgpt de me proposer sa critique neutre et objective. Et la gêne que j’ai pu ressentir a été confirmée.
Un film émouvant sur un peuple martyr qui n'a pas fini de souffrir. J'espère qu'il permettra de prendre conscience de l'injustice et de l'horreur que subissent les Palestiniens.
"Palestine 36", comme son titre l'indique retourne en 1936 quand les britanniques détenaient ce territoire. Mélange d'images d'archives façon documentaire et de fiction, ce film s'avère intéressant pour revenir aux sources d'un conflit plus que jamais d'actualité. Seulement, les ambitions de la réalisatrice sont trop élevées et le rendu visuel est lui bien pauvre. J'aurais aimé être absorbé par cette quête de liberté de ces villageois mais la réalisation m'en a empêché. Dommage car le désir d'indépendance des palestiniens est abordé d'un point de vue trop brouillon.
En revenant au moment charnière de la révolte arabe sous mandat britannique, Annemarie Jacir ambitionne la fresque autant que le geste de mémoire, mais choisit d’en passer par une forme épique et collective qui évacue l’intime au profit de trajectoires entremêlées. Yousef n’y est jamais un centre, plutôt un corps à travers lequel circule le récit. La mise en scène assume une subjectivité palestinienne qui donne au conflit une lisibilité immédiate, quitte à en arrondir les contours. L’histoire devient récit, et l’adversaire se réduit souvent à une silhouette tenue à distance, privée de parole, presque abstraite. Ce déséquilibre construit une force perceptive indéniable, mais il simplifie dans le même mouvement ce qu’il cherche à éclairer, troquant la complexité du réel contre l’efficacité du geste.
Cette tension se prolonge dans la reconstitution historique. Les décors, les costumes, les textures matérielles oscillent entre précision et approximation. L’insertion d’images d’archives colorisées accentue encore cet écart : ces fragments du réel viennent se greffer sur la fiction pour la légitimer, mais au lieu de produire une continuité, ils introduisent une rupture. L’archive, en quelque sorte, résiste à la fiction.
Palestine 36 n’est pas un film parfait, et ne cherche sans doute pas à l’être. Son ambition en constitue à la fois la force et la limite. En s’inscrivant dans une tradition où le cinéma devient un espace de résistance, il affirme une nécessité, mais à force de vouloir clarifier, il en vient parfois à simplifier. Et si le film laisse une impression d’inachevé, c’est peut-être moins par manque d’accomplissement que parce qu’il se confronte à une histoire qui, elle, ne cesse de se prolonger.
Rien que pour le temps et les difficultés qu’il a fallu pour la réalisation du film, 8 ans, et pour le fait que curieusement celui-ci n’a été distribué que dans très peu de salles en France à sa sortie, et qu’il n’est d’ailleurs plus visible que dans un seul cinéma indépendant à Paris, il faut aller voir ce film. Non seulement Palestine 36 retrace une période peu connue de l’histoire, utile pour comprendre le conflit actuel, mais c’est un film magnifique qu’on ne peut quitter des yeux avant la toute fin du générique.
Trop d'oublis et d'incohérences pour considérer que ce film relate la vraie histoire de cette région... Scènes globalement mal jouées et peu de suspense, ce qui rend long et décevant le visionnage.
Très bon film qui explique parfaitement un moment important dans l'histoire de cette colonisation. Oppression et loi du plus fort passe aussi par l'écran
Décevant à tous points de vue. Sur le plan cinématographique, un film décousu, plein de longueurs inutiles, sans aucune cohérence narrative, ni dans l’enchaînement des scenes. Sur le plan historique, il n’est pas nécessaire d’être historien pour relever toutes les incohérences contenues dans le film. Les événements sont parfois totalement inversés. Bref, un film décevant à plusieurs niveaux
Je n'ai pas aimé le film dans sa globalité, j'aurais apprécié un documentaire mieux argumenté et une partialité totale afin de mieux appréhender un sujet sensible. Pour cette raison je ne le recommande pas.
« Palestine 36 » est un film absolument magistral, à la fois brûlant d’actualité et profondément ancré dans l’histoire, qui mérite largement l’enthousiasme qu’il suscite.