Un simple accident
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Un simple accident" et de son tournage !

Palme d'Or

Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025, où il a obtenu la Palme d'Or.

Grand Chelem

En remportant la Palme d’Or avec Un simple accident, Jafar Panahi réussit l’exploit d’être le seul cinéaste de l’histoire à remporter les plus hautes distinctions dans les principaux festivals de cinéma au monde. Par le passé, il a déjà remporté la Caméra d’Or à Cannes pour Le Ballon blanc (1995), le Léopard d’Or à Locarno pour Le Miroir (1997), le Lion d’Or à Venise pour Le Cercle (2000) et l’Ours d’Or à Berlin pour Taxi Téhéran (2015).

Retrouvailles

Avec Un simple accident, Jafar Panahi retrouve deux comédiens avec lesquels il a déjà travaillé : Vahid Mobasseri (dans Aucun ours – 2022) et son neveu Majid Panahi (dans Taxi Téhéran – 2015).

Hors des sentiers battus

Un simple accident a été réalisé sans autorisation officielle de tournage de la part des autorités iraniennes.

Un souvenir carcéral

Le film est directement né de la deuxième expérience carcérale de Jafar Panahi, entre juillet 2022 et février 2023. À la différence de sa première peine en 2010 au cours de laquelle il avait connu un quasi-isolement, il a cette fois-ci été amené à côtoyer de nombreux autres prisonniers. En sortant, après huit mois de détention, l’idée de faire un film pour ceux qu’il avait rencontrés en cellule est devenue une nécessité.

Idée de départ

À l’origine du film, Jafar Panahi avait une question en tête, qui consistait à se demander ce qui se passerait si l’un de ses codétenus en prison, une fois libéré, réussissait à mettre la main sur son ancien bourreau, qui lui avait fait subir tortures et humiliations. Dans Un simple accident, cela se traduit par la quête de vengeance de Vahid qui croit reconnaître son ancien tortionnaire et décide de se venger.

Un travail d’équipe

Sur Un simple accident, Jafar Panahi s’est entouré de deux amis scénaristes. En outre, il a également fait appel à un homme qui a fait beaucoup de prison en Iran, Mehdi Mahmoudian. Ce dernier l’a d’ailleurs aidé pour les dialogues en s’inspirant de ce qui se passe dans les prisons et des manières, différentes les unes des autres, qu’ont ceux qui sont sortis d’en parler.

Pressions du régime

Comme ce fut le cas pour ses précédents films, Jafar Panahi a dû tourner de manière clandestine. Malgré tout, le réalisateur a eu maille à partir avec les autorités iraniennes. En effet, peu avant la fin du tournage, des policiers en civil sont intervenus et ont ordonné d’avoir les rushes du film. Devant le refus du réalisateur, les autorités ont menacé d’arrêter toute l’équipe et de bloquer le tournage. Malgré une suspension momentanée du travail, le tournage a finalement repris et s’est déroulé sans encombres jusqu’à la fin.

Mélange

Le casting d’Un simple accident mélange des acteurs confirmés (Vahid Mobasseri, Ebrahim Azizi…) et des comédiens non professionnels comme Maryam Afshari (Shiva) qui est arbitre de karaté et Mohamad Ali Elyasmehr (Hamid), qui travaille comme menuisier et fait des études de théâtre.

Méthode spécifique

Sur le tournage, Jafar Panahi n’a pas souhaité que ses acteurs improvisent. Lors de l’étape de préproduction du film, il a fait venir individuellement ses comédiens chez lui et leur a donné à lire le scénario en leur demandant s’ils étaient d’accord de participer à une telle aventure qui pouvait présenter un certain nombre de risques. Ce n’est qu’une fois ce pacte de confiance établie que le travail a pu commencer.

Exception

Contrairement à de nombreux films qui critiquent le régime iranien et qui ne montrent pas le nom des acteurs et des techniciens au générique, Jafar Panahi a fait figurer ceux de ses différents collaborateurs. Tous désiraient que leur nom apparaisse à l’écran et plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs accompagné le réalisateur au Festival de Cannes pour défendre le film.

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