L'objet du Delit
Habilement composé et orchestré, le film nous régale d'un opéra de conflits relationnels et générationnels, renouant, et remuant les affres intemporelles des rapports homme/femme, dont l'un tend à se ridiculiser, l'autre à s'affirmer, dans un portrait d'ambiguïté et d'absurdité, fait de posture et d'imposture, de nuance et de pertinence.
On savoure les dialogues, et la subtilité des dérives de chacun, dont les thèmes s'étendent allègrement, et allégoriquement au milieu de la culture, au rapport de classe, mais aussi dans les coulisses de la scène et des tourments que l'on refoule. Comme une mise en abyme, entre le spectateur et toutes ces individualités, la communication et l'humour vont permettre de désamorcer, d'oublier l'objet des délits, en formant dans ce joyeux chaos, une unité symphonique de voix et de voie, faisant de Mozart, de l'art un lieu de réunion, de communion et de réconciliation, mais surtout de sublimation !
D'un autre côté, on pourra noter quelque longueur, et lourdeur, avec des personnages agaçants, hésitants et peu attachants, dont certains feront même doublon. Poussif, excessif et démonstratif, le film pourra donner l'impression de s'éparpiller dans un sujet, à la fois sur-exposé tout en étant survolé, dans cette comédie chorale et caricaturale qui ne veut pas trancher, simplement exhiber, en brassant de façon générale et généralisée un sujet si délicat, cherchant sans contrefaçon à susciter le débat, de façon didactique et sans créer de polémique.
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