"Un comédien sans spectateur, c'est juste un mec qui parle. Et j'étais son spectateur."
Mockumentaire dans la veine d'un «I'm Still Here» (de Casey Affleck, avec Joaquin Phoenix), une petite capsule filmique centrée sur Raphaël Quenard, sa personnalité lunaire et sa verve inimitable (et son côté radin), mais aussi sur sa quête de célébrité et sa peur du rejet.
Une mise en abyme fictionnelle sur l'amitié, la solitude et l'image que l'on renvoie de soi aux autres, plutôt sympathique et drôle à suivre, même si un peu redondant dans son déroulé malgré sa durée très courte.
Entre décalage et sincérité, un (auto-)portrait qui fait le job comme il faut, comme je m'y attendais, ni plus ni moins.
J'avoue n'avoir pas tellement saisi l’intérêt d'avoir fais ce court métrage inutile et ennuyeux. A part quelques petites scenes insolites qui font sourire, voir ce type étrange et morose raconter sa vision décalé du succès m'a profondément ennuyé. Heureusement qu'il ne fait qu'une heure...Quelques acteurs français se sont prêtés au jeu pour épaissir ce tableau bien fade mais ce type fout le cafard c'est dingue.
Le truculent mais agaçant Raphaël Quenard est devenu incontournabl, et ce documenteur véritable égotrip est très gênant mais conscient, et aurait dû rester confidentiel (il est sorti sur grand écran).
Film surfant sur la renommée grandissante de raphael .long lourd et on s ennuie même parfois de certaines pas franchement originales. Ça laisse sur sa faim. Film vu à Cahors un jour de ai bien apprécié la le reste…
Le film est un ovni mais si on aime Raphaël Quenard on passera un bon moment avec quelques scènes vraiment très drôles. Néanmoins la fin est un peu longuette alors que le film ne dure pourtant qu'1h10. Je pense qu ce film peut devenir culte pour certains (alors que pour d'autres il s'agira d'un énorme navet). A voir pour de faire sa propre opinion.
Un film à son image, surprenant, décalé, décousu, à la limite d'un JCVD parfois mais son vocabulaire est plus élaboré qd même Perso j'ai passé un bon moment, dans le sens où c'est tellement barré que ça en est divertissant. Même si les blagues pipi-caca bite-chatte ça me passe au dessus... J'ai particulièrement aimé les guests aussi (François Civil ❤️)
Si le concept du faux documentaire sur sa vie peut attirer un certain public, on peut aussi questionner l’objectif d’un tel film... Le personnage de se perd dans ce rôle faussement réaliste. Long et finalement ennnuyeux, le film n’est pas une réussite…
On se demande bien à qui s’adresse I Love Peru, sinon à ses seuls interprètes engagés dans un voyage égotique qui se revendique d’un genre documentaire spoiler: trafiqué tel que le pratique, avec talent et vision cependant, un Guillaume Nicloux avec son univers attaché à Michel Houellebecq. La vulgarité remplace tout sens du comique, qu’invalide également une mise en scène insuffisante sinon inexistante. L’entrelacs du vrai et du faux ne dit rien du star-système qui n’ait déjà été dit avant, et nous revenons sans cesse à l’auteur-interprète-romancier-poète-et-agitateur-de-salles Raphaël Quenard soucieux ici spoiler: de s’ériger un monument à sa gloire, à l’ironie et l’autodérision de surface, plus proche en réalité du mausolée.
Si Raphaël Quenard ne vous fait pas rire, n'allez surtout pas voir ce docu-fiction! Par contre, si comme moi vous êtes un inconditionnel du personnage, vous rirez jusqu'à un certain point devant cette logorrhée propre à l'acteur. Même si certaines vannes sont hilarantes, les deux amis flirtent parfois un peu trop avec la vulgarité. Cependant, la rupture avec la petite amie redonne un côté touchant à notre énergumène. Agaçant ou drôle, je vous laisse faire votre avis devant cet OVNI cinématographique trop court à mon goût.
Incontournable depuis quelques mois, Raphaël Quenard a décidé d'aller au bout du processus en sortant un film sur l'ascension de Raphaël Quenard. Filmé en caméra-épaule pour donner une impression de documentaire, cela reste néanmoins un film totalement scénarisé. On y trouve du bon et du moins bon ; la première partie est très drôle, avec d'excellents punchlines, la seconde manque de rythme et semble se prendre plus au sérieux. Le véritable ressort du film tient à la relation qu'entretient Raphaël Quenard avec Hugo David qui rappelle celle avec Anthony Bajon qui avait fait le succès de "Chien de la casse". Alors c'est pas parce qu'on aime le Pérou, qu'on va jouer de la flûte : amusant mais un peu décevant.
Film dans le film, mise en abîme sur le métier d'acteur, documenteur, "I love Peru" est tout cela à la fois. Personnage tantôt énervant car difficile à canaliser, tantôt attachant par moments, Raphaël Quenard porte le métrage (moyen ? car il dure 1h08) sur ses épaules et nous fait bien marrer quand même pendant son périple ou par ses bourdes impressionnantes à la limite du malaisant. Un divertissement original en somme avec une mention spéciale au condor à la voix de José Garcia !
Les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures comme on dit. Alors si le film, en forme de faux documentaire ou de documenteur comme certains aiment à appeler ce genre de projet qui mélange fiction et réalité, a le mérite d’être très court (à peine une heure et dix minutes!), il n’en est pas pour autant bon ou réussi. Et il s’adresse en priorité aux admirateurs du trublion iconoclaste qu’est Raphaël Quenard. Si vous n’êtes pas fan, il est peu probable que vous passiez un bon moment devant « I love Peru » où il est de tous les plans et dans son propre rôle. Et même quand on apprécie cet acteur singulier – ce qui est notre cas – pas sûr que vous soyez fan de ce drôle d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié) qui n’est d’ailleurs pas si tordant qu’attendu. Certes, il y a quelques séquences très amusantes et notamment une qui lui a d’ailleurs servi de bande-annonce, certainement parce que c’était la plus hilarante : celle de la tirade sur le cou des péruviens. Sinon, tout est basé sur le charme (relatif selon chacun), le phrasé (si unique) et les délires de sa tête d’affiche. Et il faut dire que cela ne fonctionne pas tout du long et que cette farce ressemble davantage à une inside jock entre potes auquel le spectateur ne se sent pas forcément toujours convié.
En effet, « I love Peru » aurait pu être un bonus DVD d’un film mettant en scène l’acteur mais de là à sortir un tel projet en salles, il y a un monde. Aussi sympathique soit-il sur certains aspects et semblant très sincère et naturel dans sa proposition, il frôle parfois dangereusement le délire narcissique. Et comme on a du mal à savoir vraiment ce qui est vrai de ce qui est inventé, on est parfois presque gêné, car le film n’a pas peur d’aller dans l’humour grivois et vulgaire voire carrément amoral (quand l’acteur tente de se disculper d’accusation de pédophilie). On s’amuse certes des caméos de pas mal de célébrités - probablement amies - qui mettent de l’eau au moulin de cette pantalonnade mais on a du mal à cerner le but de ce film de potes. Et quand, dans le dernier tiers au Pérou, le faux documentaire dévie en introspection amoureuse laissant totalement l’humour de côté, on est encore moins convaincus en dépit de quelques belles tirades bien jouées par Quenard. Dans ce genre de délire davantage destiné aux fans inconditionnels, on préfèrera la folie dotée d’un humour très méchant de Laurent Baffie dans le méconnu « Les clefs de bagnole ».
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Avec I Love Peru, Raphaël Quenard signe, en tandem avec Hugo David, une œuvre aussi barrée qu’introspective, un objet cinématographique non identifié qui oscille entre comédie absurde, satire du milieu artistique et quête spirituelle improbable. Fidèle à sa personnalité d’acteur hors normes, Quenard s’amuse ici à dynamiter les codes du cinéma d’auteur tout en livrant une réflexion aussi sincère qu’hilarante sur l’ego, la célébrité et la vacuité du succès.
Le point de départ est simple : un comédien en pleine ascension, ivre de reconnaissance, finit par trahir ceux qui l’ont toujours soutenu. Mais son vide intérieur le rattrape. Une vision, une illumination, un délire mystique — difficile à dire — le pousse à tout plaquer pour partir au Pérou, à la recherche d’un sens, d’un souffle, d’une vérité. Ce qui aurait pu n’être qu’un caprice d’artiste devient peu à peu un road-movie existentiel, où le burlesque côtoie la mélancolie et où la dérision devient un moyen de survie.
Raphaël Quenard, magnétique, s’offre un rôle à la hauteur de son talent : celui d’un homme en crise, à la fois pathétique et sublime, grotesque et profondément humain. Son jeu, oscillant entre improvisation contrôlée et sincérité désarmante, fait de chaque scène une expérience imprévisible. Hugo David, complice de longue date, lui donne la réplique dans un équilibre parfait entre la folie et la lucidité. Ensemble, ils livrent un duo de cinéma d’une alchimie rare, porté par une mise en scène inventive et nerveuse, quelque part entre le mockumentaire et le trip halluciné.
Le film doit aussi beaucoup à son ton volontairement dissonant : mélange de documentaire truqué, de fable initiatique et de satire du showbiz. Quenard y tourne en dérision son propre statut d’acteur « phénomène », mais sans cynisme : derrière la farce, il y a la douleur, le doute, la solitude. Le rire naît de la fragilité, et c’est sans doute ce qui rend I Love Peru si touchant.
Visuellement, le film joue avec les contrastes : images nocturnes urbaines, éclairages mélancoliques, séquences en studio qui dévoilent les coulisses de la création, et plans splendides tournés dans la nature andine, où la spiritualité affleure dans la lumière. L’ensemble compose une œuvre à la fois poétique et punk, portée par une liberté de ton totale.