Teenage Sex And Death At Camp Miasma
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 944 abonnés 8 327 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2026
Une jeune réalisatrice entreprend de ressusciter une vieille franchise qui avait fait les beaux jours du cinéma horrifique dans les 80’s & 90’s

Le précédent film (I Saw The TV Glow - 2024) de la réalisatrice donnait l'impression de n’être rien d’autre qu’une fable initiatique qui se gargarisait à aligner des clins d’oeil aux 90’s. Son nouveau film lui emboîte le pas en s'inspirant ouvertement des slashers des 80's tels Vendredi 13 (1980) ou encore Massacre au camp d'été (1983).

Le clin d'œil est bien évidemment sympathique et parfois drôle lorsqu'elle se moque et détourne les clichés inhérents au genre.

Mais pour le reste, je dois bien l'admettre, je suis resté totalement hermétique à cette fable (branIette) méta horrifico-queer. On est devant une sorte de slasher psycho-sexuel où il est question (accrochez-vous bien) spoiler: d'un serial-killer, d'identité de genre, de dissociation, d'orgasme ("little death" / "petite-mort") , de libération sexueIIe, de VHS ou encore, d'une vulve-magnétoscope
(que n'aurait pas renié Cronenberg).

Sur le papier, c'est intéressant, mais dans les faits, c'est bien trop foutraque et long pour pleinement convaincre.

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Audrey L

831 abonnés 2 880 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2026
Attention, c'est le retour du Tueur à la Grille d'aération ! Pourquoi une grille ?... Euh, parce que... C'est drôle, non, une grille d'aération, non... ? Rigolez, par pitié, tout le film est basé sur des puérilités comme ça, rigolez, pitié. Vous l'aurez compris, c'est dans une salle (pleine à craquer) au silence de mort accueillant chaque vanne gênante de nullité qu'on a maté ce phénomène du Festival de Cannes pourtant ultra-acclamé par la critique. Eh ben, on n'a pas vu le même film. Si vous aimez la parodie d'horreur, il y a nettement mieux, que cela soit un excellent Tucker and Dale, un bon Slumber Party Massacre (2021), La Cabane dans les bois, ou même les régressifs Scary Movie, car tout ce qui constitue le cinéma d'épouvante a déjà été détourné maintes fois. Ici, on a affaire à un pénible patchwork de références méta (c'est ringard) qui vous demandera de connaître vos classiques sur le bout des doigts. Ça cite Freddy 6 pour dire que le
spoiler: tueur va s'en prendre à ceux qui tournent le film

, ça cite en boucle les opus de Vendredi 13 en mettant en évidence les numéros des opus, et à vous de savoir dans lequel
spoiler: l'identité du tueur change, dans lequel le héros rescapé devient le tueur

, etc... Le film vous vomit ses références mal digérées, en se pensant incroyablement intelligent (cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu un film se la raconter autant... C'est gênant, surtout quand absolument personne ne rigole aux vannes nulles, et des chuchotis d'explication se font quand une réf est jetée au pif... Bref, le film est le seul à se croire malin). Dans tout ce fatras pédant, oui, on remarque que la photographie (qui en fait des caisses) est jolie avec ces paysages peints, oui, on est quand même un peu content que le film soit LGBT friendly et que cette cause tienne à cœur de la réal (trans, qui lutte pour la visibilité des queer au cinéma), et que les deux actrices principales donnent de leur personne, avec des scènes assez intimes. Le film discute aussi de l'amour entre deux générations d'âge, aime coller des métaphores sexuelles absolument partout (un lecteur de VHS devient un clito luisant), et la scène de tuerie musicale en caméra "go-pro" réjouira au moins ceux qui ne se seront pas endormis pendant les 45 premières minutes assommantes. On n'a jamais embarqué dans le délire, on n'a pas eu un sourire (plutôt une gêne devant la médiocrité des gags qui jure avec le style du film très pédant et sûr de lui), et on a été plus que gonflé par les citations constantes des mille références du ciné d'horreur, balancés n'importe comment, sans envie, comme une check-list de courses.
Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2026
"Teenage Sex And Death At Camp Miasma" diffusé en VOD sur MUBI, récompensé au festival de Cannes (Queer Palm) est un romance horrifique mi figue mi raisin. Bien que la réalisatrice Jane Schoenbrun propose un hommage aux films d'horreur des années 80 mêlant romance lesbienne et mysticisme, porté par Hannah Einbinder et la sublime Gillian Anderson , j'ai trouvé l'ensemble trop confus et brouillon pour réellement adhérer à cette histoire, une déception.
Cinememories

607 abonnés 1 695 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2026
Teenage Sex and Death at Camp Miasma débarque à Un Certain Regard comme une gifle affectueuse : gore, érotique, méta et follement amoureux du cinéma de série B. Jane Schoenbrun signe ici un trip halluciné sur la création, le désir et le regard qu’on porte sur soi-même, parfois dans le même plan.

Si on pensait que Jane Schoenbrun allait sagement ranger ses obsessions après I Saw the TV Glow, c’est raté. Son troisième long-métrage nous parvient avec un titre en forme de programme et une générosité presque agressive. Il veut tout faire en même temps : faire rire, troubler, émouvoir et forcer à regarder en face ce que l’on cherche vraiment quand on appuie sur le bouton play. C’est pop, c’est drôle, c’est parfois franchement absurde et pourtant, ça creuse.

Petite mort, grand trip

Kris (Hannah Einbinder, impeccable dans son premier rôle majeur), non-binaire et polyamoureuse, est engagée par un studio pour rebooter une franchise de slasher des années 80 dont le tueur emblématique, Little Death, « Petite Mort », autrement dit l’orgasme, avait la tête en forme de bouche d’aération. Ce détail résume à lui seul la densité du film. Ce casque cubique et mécanique, qui cadre le regard comme une caméra, porte à la fois la mort, le plaisir et l’acte de filmer. Schoenbrun ne fait pas semblant. Quand Kris se rend sur les lieux qui ont inspiré le Camp Miasma originel pour rencontrer Billy (Gillian Anderson), la final girl recluse du film d’origine, c’est vers cette dissolution qu’elle se projette. L’éveil sexuel et l’éveil créatif fusionnent, dans un méta trip à la fois théâtral, stylisé et réjouissant dans la première partie. Billy, elle, est ce que Kris pourrait devenir, une artiste qui n’a jamais vraiment quitté le décor de sa propre naissance, moins hantée par le passé que par ce qu’elle représente dans la fiction. Leur relation fonctionne comme un miroir tendu entre deux femmes que le genre slasher a objectivées différemment, et qui choisissent, ensemble, de s’en emparer.

Le film se permet aussi une autodérision savoureuse sur la mécanique hollywoodienne du moment, car Kris est précisément engagée pour « camoufler la laideur » d’une franchise aux tonalités transphobes. On rit franchement de cette entreprise de récupération progressive menée depuis les studios, d’autant plus que Schoenbrun en fait partie et le sait. Traiter ça par la bizarrerie assumée, par le nanar revendiqué, est en soi un geste politique. Le cinéma de genre a toujours privilégié l’espace pour représenter des marges, tordues et monstrueuses. Mais sans vraiment pousser ses réflexions au bout, on reste parfois avec une impression d’une œuvre inachevée, qui agit plus comme une parenthèse ludique, qui oscille entre le premier et le second degré.

Teenage Sex and Death at Camp Miasma n’est pas un film qui se donne facilement, car sa narration suspendue, introspective, peut autant nous emporter que nous laisser à la porte. Mais derrière l’excès de sang, les pochettes VHS et le poulet frit ultra-sensuel, c’est une déclaration d’amour pure et dégénérée au cinéma de genre, à ce que le slasher a toujours su faire mieux que les autres, donner un corps aux pulsions qu’on n’ose pas nommer. Et c’est peut-être suffisant pour s’arrêter devant autant d’audace en ce début de festival.
Julio Red
Julio Red

187 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2026
Un film plutôt intéressant, avec une ambiance particulière et un sujet qui intrigue, mais qui ne m’a pas totalement convaincu. Ça se regarde sans déplaisir, avec quelques bons moments, mais l’ensemble manque un peu de profondeur et d’impact pour vraiment marquer les esprits. Un film correct, sans être inoubliable
Edgar B
Edgar B

87 abonnés 126 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2026
Teenage Sex and Death at Camp Miasma s’avance avec la promesse d’une relecture méta et décalée du slasher, mais le film s’effondre bien vite sous le poids de ses propres maladresses. Le concept de départ — confier le reboot d'une vieille franchise d’horreur dans un camp de vacances à une réalisatrice excentrique — avait de quoi nourrir une satire mordante.

À l'écran, la proposition se dégrade rapidement en un exercice de style confus et totalement désincarné.
Le principal problème tient dans la mise en scène de Jane Schoenbrun, incapable de trancher entre l'hommage sincère et le pastiche de série Z.
Le récit est brouillon, décousu et particulièrement ennuyeux.

À force de vouloir jouer sur tous les tableaux sans jamais tenir une ligne claire, le scénario perd le spectateur dans un marasme narratif dont on décroche sans effort.

Même la présence de Gillian Anderson ne parvient pas à sauver l'ensemble. Censée apporter un ancrage ou une forme de crédibilité culte,, l'actrice semble au contraire en roue libre, piégée dans un rôle qui ne la met guère en valeur et peine à convaincre. Son décalage avec le reste du casting ne fait que souligner le manque d'aboutissement du projet.

Incapable d'accrocher son public qui ne sait pas trop où mettre les pieds, ou d'expliciter sa propre démarche, le film s'avère bien trop plat pour justifier qu'on y consacre son temps. Une tentative dispensable qu'on abandonne sans regret avant la fin.
Théo G.
Théo G.

35 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2026
Assez partagé sur cet OVNI. Un récit intriguant et charnel, dans l’air du temps, où le slasher devient un terrain d’exploration du désir et de la découverte de soi. En revanche, je ne trouve pas toutes les idées convaincantes et le film tourne assez rapidement en rond. Les scènes de slasher sont réussies, nanardes à souhait (totalement assumées), en plus d’être très fun. Une œuvre inconstante, mais intéressante dans sa démarche.
Arthur Brondy

312 abonnés 1 562 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2026
C’était la sensation du festival de Cannes. Et le phénomène semble s’être arrêtée aux portes de la bulle de la Croisette. Le film, auréolé de la Queer Palm, n’a eu droit qu’à une poignée de projection le 17 septembre avant de se retrouver sur la plateforme Mubi en octobre. On y suit le projet d’une jeune réalisatrice, qui cherche à faire revivre une franchise culte avec la première comédienne. Leur rencontre, pleine de mystère s’avère surprenante. C’est absurde, kitsch, queer (un peu), drôle aussi, mais loin d’un chef d’oeuvre.
Ameline Grout
Ameline Grout

47 abonnés 101 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2026
Un slasher qui se dévore lui-même : logique lynchienne, VHS et fausse neige, Anderson et Einbinder livrées à un délire queer et viscéral. Du cinéma qui sait qu'il en est un.
Baalero
Baalero

10 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2026
Un plaisir de. Our Gillian Anderson toujours aussi intéressant. Film un peu meta. A voir sur grand écran ( pas téléphone)
Isaac L
Isaac L

13 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2026
Le film réinvente les codes du slasher pour en faire un récit d’émancipation et d’acceptation de soi, nan c’est fort
Alexandre L
Alexandre L

15 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2026
Film qui a le mérite d’être original mais qui m’a finalement laissé assez indifférent, malgré quelques légers moments de tensions et quelques gags. Mais c’est poussif.
Brigitte Baronnet
Brigitte Baronnet

174 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2026
Halloween meets Sunset boulevard meets Red is dead… Film meta sur le genre horrifique et queer, et c’est jouissif
Stambz
Stambz

12 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2026
Vu à UGC Les Halles. Y’a counting crows dans le film c’est déjà ça. Sinon c’est joli et bien réalisé mais manque de rythme et sans grand intérêt.
Virgil GATINE
Virgil GATINE

9 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2026
Le film mérite très largement la hype que le monde lui donne !

J’aurais très sincèrement pu mettre 5 étoiles mais spoiler: la séquence où elle arrive seins nus dans le salon m’a un peu sorti de la vibe du film même si elle s’intègre bien à l’histoire…
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