Une histoire plutôt convenue et cousue de fil blanc, malgré la mise en scène, tout est déjà dans la bande-annonce. On s'ennuie un peu (trop). Dommage. Borgo et L'inconnu de la Grande Arche sont plus réussis, je vous les conseille.
Marouane est un ado de 17 ans, assommé par la chaleur d’un été. En vacances au camping avec ses parents et sa soeur, il vit sa vie d’adolescent, entre les soirées d’été entre amis et la plage. Mais sa vie va dramatiquement basculer lors de sa dernière soirée de vacances. Le personnage de Marouane est tortueux, complexe, discret et parvient à séduire quand même. Le film est réussi pour pleins de raisons : la chaleur qui nous étouffe nous plonge dans le même état que les protagonistes : amorphes. Le casting est composé de jeunes comédiens prometteurs : on veut les suivre. La musique, nous plonge dans une ambiance pleine de questionnements : on se demande sans cesse ce qu’il va bien pouvoir se passer ensuite. Enfin, le décor nous donne envie d’enjamber l’écran et de rejoindre cette plage des Landes au plus vite. Vous l’aurez compris, ce nouveau film de Stéphane Demoustier est le bijou de cet été. En bonus, pour celles et ceux qui auraient lu le livre de Victor Jestin (j’en suis), je ne me suis pas rendu compte avant le générique que je connaissais l’histoire. Et ça c’est chouette.
Avec La Chaleur, Stéphane Demoustier poursuit son exploration d'une adolescence confrontée à un événement irréversible. Adapté du roman de Victor Jestin, le film suit Marouane, un jeune de 17 ans qui passe sa dernière journée dans un camping des Landes après avoir enterré le corps d'un adolescent sur une plage. Dès lors, le récit ne cherche pas à multiplier les rebondissements. Il accompagne au contraire un personnage enfermé dans un silence qui devient progressivement le véritable moteur dramatique.
Le film se distingue par son refus du spectaculaire. La culpabilité ne s'exprime jamais par de grands discours, mais par une accumulation de gestes retenus, de regards fuyants et d'hésitations qui modifient la perception du temps. Chaque promenade sur la plage, chaque repas familial ou chaque échange avec les autres adolescents semble susceptible de faire basculer la situation. Cette montée progressive de la tension transforme les scènes les plus ordinaires en moments d'attente presque insoutenables.
Cette approche rappelle la manière dont Stéphane Demoustier abordait déjà la question du crime dans La Fille au bracelet. Dans les deux œuvres, l'événement criminel constitue moins une enquête qu'un révélateur des fragilités humaines. Les personnages évoluent sous le poids du regard des autres, tandis que la culpabilité, réelle ou supposée, finit par redéfinir leur place dans leur entourage. La Chaleur prolonge cette réflexion en l'inscrivant dans un univers estival où les vacances, censées représenter la liberté, deviennent paradoxalement un espace de surveillance permanente.
Le récit observe également avec précision les mécanismes de conformité qui structurent les groupes adolescents. Les soirées, l'alcool, la séduction et la nécessité d'appartenir au collectif créent une pression diffuse. Chacun semble jouer un rôle afin de préserver son image, alors que les émotions demeurent largement inexprimées. Le film montre comment cette normalité apparente peut devenir un piège pour celui qui porte déjà un poids intérieur impossible à partager.
Porté par la composition très intériorisée d'Hadrien Hussein, épaulé par Tristan Richard et la révélation Martina La Manna, La Chaleur s'impose comme un thriller psychologique atypique. Son rythme privilégie l'attente à l'action et le non-dit aux démonstrations. Dans un paysage où les récits accélèrent souvent leur narration, le film choisit une progression lente et organique qui fait de chaque silence un élément dramatique à part entière.
Décidément, la filmographie de Stéphane Demoustier ne se contente pas d’être superbe, elle est aussi très variée. De Terre battue en 2014, à ce ce thriller dramatique, en passant par la fille au bracelet, Borgo et surtout L’inconnu de la grande arche, il n’y a décidément pas grand-chose à jeter. Aussi ces nouvelles 93 minutes m’ont-elles un peu laissé sur ma faim. Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane, 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu’il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaitre au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s’il n’est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia… Oui une déception, car le cinéaste ne tire pas vraiment profit d’un bon point de départ et nous laisse dans un entre-deux mollasson et un tantinet monotone… La chaleur sans doute ! Au-delà de l'aspect thriller du film, le réalisateur voulait surtout dresser le portrait d'un adolescent de notre époque. Certes le personnage est atypique et il a des relations difficiles avec son entourage, famille, copains et même Giulia, sont très joli flirt. Mais sa bouderie permanente, ses allers retours constants, son indécision et le manque de tension dramatique qui s’en suit finissent par lasser. Dommage, car, même si on ne ressent aucune empathie pour le « héros », on aurait aimé se passionner pour un vrai suspense, ou à défaut pour une quelconque tension. Mais non, et ce n’est pas le twist final qui apporte quoi que ce soit. Enfin, le fait que ce film se soit tourné avec un budget plus que modéré n’explique, ni excuse la faiblesse du scénario. Une bonne idée ne suffit pas à faire un film, encore faut-il en faire quelque chose. Le casting est entièrement constitué d’inconnus du grand public. A cet effet Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna, - un petit accessit particulier pour sa très jolie présence -, Noël Houssard, Zakariya Gouram, Cécile Ducrocq, font le boulot, mais avec cette espèce de mollesse ambiante qui fait qu’on a du mal à adhérer à leurs problèmes, somme toute banals. Reste la qualité de la photographie, la maîtrise technique – du montage en particulier -, et une belle direction d’acteurs parmi lesquels certains – es – se révèleront peur être. Tout ça ne remet pas en cause mon admiration pour ce cinéaste, dont le talent n’est nullement remis en question, mais savoir détecter, ici, un léger coup de mou… Je me répète, la chaleur sans doute.
Les personnages de Stéphane Demoustier manquent souvent d’aspérités et tendent vers le cliché. Malgré ses faiblesses l’intrigue autour de son personnage principal taiseux, introverti et aux réactions à retardement, a dû charme
Nous avons vu ce film en avant-première, Stephane Demoustier ffaitune fois encore preuve de son talent. Il filme avec justesse le mal-être des adolescents et surtout celui de Marwan, un adolescent introverti. Il arrive à maintenir une tension tout au long du film jusqu’à la chute