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Louisa
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5,0
Publiée le 27 septembre 2026
j'ai adoré ce film, le jeu d'adele est fabuleux ! ce film m'a vraiment fais beaucoup de bien, il est super agréable ! la relation entre Adèle et Sara est juste magnifique ! je recommande vivement
Après le superbe film choral « Je verrai toujours vos visages », Jeanne Herry s’impose à nouveau dans un film intimiste qui fait briller une Adèle Exarchopoulos toujours bluffante de naturel, ici en intermittente du spectacle minée par ses addictions, et une Sarah Giraudeau toujours excellente, ici en amoureuse attachante et pleine d’empathie. Les scènes s’enchaînent avec une grande intelligence du montage, les plans sont pleins de respect pour les personnages, les dialogues font mouche. C’est un grand film malgré un sujet, l’addiction à l’alcool, déjà bien exploré au cinéma.
Si dans un premier temps, il n'y a pas de fil conducteur proéminent dans ce long métrage de Jeanne Herry, il faut saluer la performance sur mesure d'Adèle Exarchopoulos. Le sujet central, sur fond de Covid 19 s'arrête ensuite sur l'alcoolisme. Ce tournant davantage dramatique permet aussi quelques sourires par les propos crus de l'actrice et le décalage entre dialogues et images. Profitons de la vie !
Belle réussite enthousiasmante. Bien écrit, réalisé et magistralement joué par deux excellentes actrices entourées d'un beau et très juste casting, pour aborder de façon fine et complexe plusieurs thèmes sans qu'aucun ne soit laissé en route. Intelligent, digne et respectueux.
Après Pupille et Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry choisit de s’attaquer une nouvelle fois à un sujet de société fort : ici, l’alcoolisme.
Le film suit donc Garance de manière presque immersive, en se focalisant constamment sur son point de vue. À aucun moment, le récit ne bascule du côté de son entourage. Jeanne Herry fait le choix radical de ne jamais s’éloigner de son personnage principal, présent dans quasiment chaque plan.
Autre parti pris tout aussi fort : ne jamais montrer frontalement les moments de perte de contrôle. Le film évite soigneusement les scènes attendues de crises de dérapage spectaculaire ou de chute brutale. Pas de scènes de vomissements, d’effondrement ou autre humiliation publique : tout reste hors champ. Là encore, ce n’est pas anodin, puisque cela nous place dans la position de Garance, qui découvre les conséquences de ses dérapages sans sembler en garder le souvenir.
Le film ne s’attarde pas non plus sur les raisons profondes de son alcoolisme, préférant rester à distance de toute explication psychologique trop appuyée. Pour autant, il n’en minimise pas les conséquences. Au fil des années, l’alcoolisme de Garance s’installe progressivement et vient lentement ravager son quotidien, que ce soit dans ses relations personnelles ou dans le monde du travail.
Le film ne tombe jamais dans le pathos, gardant une retenue constante, même dans ses moments les plus difficiles.
S’il faut reconnaître une qualité à Jeanne Herry, c’est sans doute la justesse de ses dialogues, mais surtout son incroyable direction d’acteurs. Adèle Exarchopoulos impose ici un magnétisme rare : omniprésente à l’écran, elle livre un jeu à la fois puissant et profondément crédible, sans jamais forcer. Elle confirme, une fois de plus, qu’elle est l’une des actrices françaises les plus marquantes de sa génération. spoiler: Sa relation avec le personnage de Sara Giraudeau fonctionne également très bien, avec une justesse qui évite tout jugement ou caricature .
Cependant, à force de ne jamais montrer frontalement les ravages de l’alcool, le film donne parfois le sentiment de survoler son sujet, voire de l’édulcorer. Cette limite devient plus flagrante dans un dernier acte expédié, qui affaiblit la crédibilité du final. Malgré un regard globalement réparateur et bienveillant, la conclusion laisse une impression de facilité, celle d’un film finalement trop sage, qui n'ose pas assez et m'aura laissé un sentiment de frustration...
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Garance incarne une jeune actrice pleine de vie et d énergie qui est tombée dans la dépendance alcoolique. Adele Exarchopoulos a un rôle très fort. Elle tombe amoureuse de saea gireaudou et se bat pour s en sortir. Un film fort bien joué
Adèle Exarchopoulos est habitée par son rôle, elle nous donne envie de se battre à ses cotés. C'est un film puissant qui restera dans les annales. Jeanne Herry nous annonce dès le début la couleur: le film sera engagé politiquement et socialement. spoiler: Ce film porte un regard attendrissant sur l'homosexualité et son acceptation. Il est également le porte parole du respect du droit à avoir des enfants ou non, notamment sur l'IVG.
Le montage souligne particulièrement bien l'ambiance, avec des cuts bruts montrant l'emprise de l'alcool sur Garance, montage qui s'adoucit avec spoiler: sa prise de conscience.
Ce film est un moment de grâce... Grâce aux comédiennes et comédiens, grâce au scénario millimétré, grâce à une photo lumineuse... Adèle est incroyable de justesse et d'émotion, Sara est une apparition magique, tous les autres sont justes dans leur jeu et donne à ce bijou un réalisme documentaire teinté de romantisme. Bref, j'ai adoré !!! Un film qui fait aimer les acteurs et le cinéma.
GARANCE : un sujet lourd, un traitement appliqué… mais un film qui peine à convaincre
Il y avait pourtant matière à faire un film fort avec Garance. Le sujet est lourd, difficile, et mérite évidemment d’être traité avec sérieux. Jeanne Herry ne le prend pas à la légère et certaines scènes fonctionnent plutôt bien, notamment grâce à une volonté évidente de mettre les personnages face à des situations humaines complexes, sans chercher systématiquement la facilité.
Mais voilà : encore faut-il que le film soit captivant.
Et Garance est surtout long. Très long. À plusieurs reprises, j’ai regardé l’heure en me demandant quand le film allait véritablement démarrer. Le rythme est particulièrement poussif et l’ensemble finit par donner une impression de lourdeur supplémentaire à un sujet qui, lui, l’est déjà suffisamment. On comprend rapidement où le film veut nous emmener, mais il prend énormément de temps pour y parvenir.
Autre problème : le casting et la direction d’acteurs ne m’ont pas franchement convaincu. Certains personnages semblent davantage être là pour porter un discours et représenter une certaine vision très contemporaine de la société que pour exister réellement à l’écran. Et à force de vouloir cocher toutes les cases du cinéma social actuel, le film finit parfois par donner l’impression de regarder une démonstration plutôt qu’une histoire.
Le résultat est d’autant plus frustrant que certains acteurs semblent eux-mêmes enfermés dans cette mécanique. Ça manque de naturel, de spontanéité et, par moments, tout simplement de crédibilité. Certaines interprétations m’ont laissé complètement à distance, avec cette sensation désagréable de voir des personnages réciter leur rôle plutôt que de véritablement le vivre.
Concernant Adèle Exarchopoulos, elle fait le travail. Elle est loin d’être mauvaise, certaines scènes lui permettent même de montrer une vraie intensité. Mais là encore, je reste sur ma faim. Ce n’est ni une prestation catastrophique, ni une performance qui restera particulièrement dans les mémoires : c’est bien, sans plus.
Reste donc un film qui avait incontestablement quelque chose à raconter et qui traite un sujet difficile avec une certaine justesse, mais dont l’exécution m’a laissé largement indifférent. Trop long, trop démonstratif, parfois franchement ennuyeux, et porté par une galerie de personnages dont certains semblent davantage conçus pour correspondre aux codes du cinéma social et progressiste actuel que pour être réellement intéressants.
Un sujet important ne suffit malheureusement pas à faire un grand film.
Vraiment brillant ! Jeanne Herry arrive à traiter des sujets graves avec justesse et lumière. Adèle est extraordinaire dans ce rôle de Garance, allez-y les yeux fermées.
J’ai beaucoup aimé ce film Il est tendre et dur à la fois Adèle est , comme à son habitude, magistrate dans ce rôle . Et, pour la première fois , j’ai apprécié Sara Giraudeau à l’écran. Elle qui joue d’habitude toujours tout pareil à su, cette fois, s’approprier un rôle différent . Un très joli film qui donne à réfléchir sur notre consommation
En compétition à Cannes, « Garance », quatrième long-métrage de Jeanne Herry, avec Adèle Exarchopoulos dans le rôle-titre, suit, sur huit ans, une comédienne, Garance, éclatante de vie, qui se bat sur tous les fronts, se donne sans compter…comédienne de théâtre mais pas encore une vedette, actrice de doublage, toujours partante, la solaire Garance ne se cache que d’une seule chose : elle boit. Boire ? Cela fait longtemps qu’elle a commencé, sa mère ayant eu la bonne idée de la mettre en garde contre les dangers de la drogue tout en oubliant, toutefois, de lui rappeler que l’alcool faisait partie des drogues… A 36 ans, pas aidée par des frustrations liées à son travail et par une alternance de fêtes un peu trop arrosées et d’angoisses, elle en est à 2 litres de vin blanc par jour et finit par passer au cubi, moins cher !!! Malheureusement, trop de temps est consacré à toute cette période dans le film. Alors oui, on apprécie lorsque le film commence enfin à s’écarter de ce processus irrespirable, lorsque Garance rencontre Pauline (splendide Sarah Giraudeau) une scénographe et entame avec elle une relation amoureuse…Pauline, aussi calme qu’elle est vibrionnante et qui se montre prête à l’aimer malgré la dépendance qui la ronge… Cette importante consommation d’alcool a forcément des effets : on s’endort dans le bus, on ne sait plus trop bien son texte, la diction devient parfois approximative. On essaie de trouver des excuses, on s’engueule avec ses partenaires. Résultat : la troupe de théâtre ne veut plus de vous, idem en ce qui concerne les doublages. Côté santé, cela ne va pas fort non plus : le foie est à bout de course, et, si Garance ne se soigne pas, c’est le cimetière dans quelques mois…Force est de reconnaître que suivre la déchéance d’un homme ou d’une femme alcoolique n’est pas un sujet facile à traiter au cinéma : c’est très vite répétitif en plus d’être, osons le dire, déprimant à regarder…d’autant que s’y rajoute la leucémie de sa jeune sœur Charlotte…. Adèle Exarchopoulos porte certes le personnage avec vigueur, mais son itinéraire reste cadenassé par un scénario qui n’y va pas avec le dos de la cuillère, comme pour nous arracher les larmes…et lorsque Garance tente de décrocher, le drame bascule dans le film-dossier, labourant le parcours implacable de la désintoxication…et on est presque soulagé de voir l’addictologue prendre en main Garance…Je n’ai pas spécialement aimé …