Pour le coup rien a voir avec The Social Network, tant en terme d'intention et de feeling (et tant mieux .
Ici c'est un film d'investigation journalistique à la Pakula, mais avec 2 versants. D'un coté (la meilleure partie) on suit Jeremy Allen White en journaliste du Times qui collabore avec (la merveilleuse) Mikey Madison (qui est le highlight du film en lanceuse d'alerte solitaire tentant de faire ce qui est juste) vis a vis des Facebook Files de 2019-2021. Et de l'autre des scenes au coeur de Facebook avec un Jeremy Strong mimétique de Zuckerberg (le fait de vouloir copier le coté robotique du perso donne une impression de facticité plutot que d'incarnation à mon sens) évoluant au sein d'un comité se préparant aux répercussions. Le problème est qu'à ce niveau tout reste en surface ou dans la caricature. Pire ça se dédouane un peu, en se contentant d'illustrer ce qu'on sait tous déjà (à savoir que tout le monde était au courant que l'algorithme favorisait le clickbait, les incitations à la haine ou encore le permission du harcèlement).
Sorkin tente de lier ça à une vraie question politique en pointant du doigt cette responsabilité dans le final, mais au fond The Social Reckoning est surtout un enfonçage de portes ouvertes. Heureusement Sorkin sait ecrire des dialogues et tout ce qui a trait au Times est plaisant à suivre. Mais ça méritait une vraie vision de cinéaste : outre une BO anonyme de Desplat, la réalisation reste fonctionnelle (malgré Cronenweth à la photo comme en 2010), alors que justement tout ce que soulève le film vis a vis des résdaux aurait dû être exposés à l'écran.
Inspiré de la série d'articles des "Facebook Files" de Jeff Horwitz et des révélations de Frances Haugen (ingénieure lanceuse d'alerte), "The Social Reckoning" revient sur l'investigation qui dévoila en 2021 les pratiques controversées du géant des réseaux sociaux. Voilà un très bon film totalement contemporain, construit comme une enquête journalistique passionnante où chaque découverte donne envie de connaître la suivante. Il reste assez fou de penser que quelques lignes de code dans un programme informatique peuvent bouleverser l'existence de millions de personnes, et ce thriller biographique le met parfaitement en lumière. Le réalisateur Aaron Sorkin déroule son sujet avec efficacité, sans jamais perdre le spectateur dans les méandres de ses algorithmes. Jeremy Strong campe un Mark Zuckerberg aussi froid qu'insaisissable, tandis que Jeremy Allen White et Mikey Madison forment un duo particulièrement convaincant. Pas besoin de cliquer sur "J'aime" pour comprendre que derrière nos écrans se cache une mécanique autrement moins virtuelle qu'elle n'en a l'air ! Captivant et édifiant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Brillamment bavard, The Social Reckoning raconte comment Facebook a manipulé son algorithme en favorisant les contenus flattant les bas instincts plutot que l'intelligence, ainsi que les fake news. Une lanceuse d'alerte, voyant comment ces manipulations ne pouvaient qu'affaiblirt la démocratie, décide de parler à un journaliste. On y voit le cynisme des dirigeants de la tech, le résultat sur l'opinion (l'assaut de 2021 contre le Capitole par exemple) et l'importance d'un journalisme éthique. Brillant on vous dit.
C'est un documentaire qui installe le suspense et dont les acteurs principaux sont attachants. Ça commence par un prologue, comme pour un film catastrophe (c'est d'ailleurs le cas). C'est bien fait.
Le film aurait pu s'intituler The Social Network II ; ce n'est sans doute pas le cas parce que le rôle de Mark Zuckerberg a été donné à un autre acteur - et ce choix est particulièrement judicieux : il a vraiment l'allure froide et la gestuelle coincée du patron de Facebook, au point que c'est un des intérêts (drolatique) du film.
L'intérêt premier est évidemment l'histoire de la lanceuse d'alerte et de son acolyte du Wall Street Journal dans l'affaire des Facebook Leaks. On est en 2021, et dans les années antérieures grâce à des flashbacks. Mais par la pensée on est aussi en 2026, en se disant que ce Jacob Coxon qui vient de faire l'actualité en démissionnant de la société d'IA Anthropic, pour raisons morales, sera sûrement un jour le sujet d'un film qui pourrait s'appeler The Social Network III... Le drame serait d'ailleurs pire puisque ça concernerait l'avenir de l'humanité, tandis que dans notre film il s'agit juste de manipulations des gens pour faire plus de fric.
Sachant que cinq ans après l'affaire, il y a toujours presque 50% de gens qui s'informent par Facebook, il est recommandé d'aller voir ce film... juste pour se demander si nos derniers choix (sur un quelconque sujet) ne viennent pas d'une influence pernicieuse par un quelconque réseau social que nous suivons (notamment les sujets politiques ou sociaux). Si cette prise de conscience ne vous intéresse pas, ou si vous êtes fatigué, inutile d'aller voir ce film !
Pas mal mais la narration en chapitres est poussive et pas nécessaire. Forcément le film souffre de la comparaison avec son grand frère mais ça reste un « complément » intéressant.
Après le visionnage de "The Social Reckoning", vous n'utiliserez plus un célèbre réseau social de la même façon. Mickey Madison, révélée dans "Anora", joue une employée de Facebook qui aime dans un premier temps son travail, mais va découvrir des informations qui vont l'interloquer. Elle va partager ses doutes avec un membre du Wall Street Journal. Peu emballant au départ avec un vocabulaire qui ressemble à du charabia pour geek, la suite est haletante avec un vrai travail d'investigation et une grosse prise de risque. Bien sûr la comparaison avec "The Social Network" de David Fincher n'a pas lieu d'être même si on retrouve ici le visage très figé et surtout glaçant du "grand patron". Les temps ont changé depuis le premier volet et le courage de Frances Haugen est à souligner pour contrer les dérives de ces applications. Instructif et effrayant à la fois!
Je n’ai tout d’abord jamais vu The Social Network, voilà, ça n’altérera donc pas mon jugement. Le sujet du film est extrêmement intéressant à traiter, mais sinon, c’est assez plat en plus d’être lent. Ce n’est pas marquant visuellement, ni dans le déroulé de l’enquête, pourtant je trouve que ça démarrait plutôt bien. Ça ne m’a pas convaincu personnellement.
« The Social Reckoning » qui ce veut être une suite à « The Social Network » a plusieurs handicaps mais arrive à tout de même être bon dans son ensemble !
Mikey Madison est vraiment remarquable dans son interprétation, puis Jeremy Allen White est aussi efficace que dans la série « The Bear » !
Le plus gros problème de cette « suite » est littéralement l’absence de Jesse Eisenberg qui ce ressent bien, Jeremy Strong prend bien la relève, il est très bon mais même avec ça c’est difficile de remplacer l’ancien acteur. La réalisation d’Aaron Sorkin est étonnamment réussite et donne un atout au film !
Un autre problème assez conséquent du film est l’intrigue en elle-même, le sujet est intéressant mais à l’image on ne ressent pas trop ça, il y a énormément de longueur et un manque de dynamisme, heureusement le scénario ce rattrape sur l’alchimie de Frances et Jeff qui est là pour le coup réussite, quelques séquences arrivent tout de même a rester captivante. Comme « The Social Network », le film comporte des flashbacks et des flashforwards ce qui fonctionne bien !
En conclusion, « The Social Reckoning » a un super casting malgré l’absence de Jesse Eisenberg, une très bonne réalisation et un scénario à la fois trop timide et réussie sur des éléments !
Un film qui devrait être vu par l’ un film à voir absolument pour toutes les personnes encore ignorantes de ce scandale révélé par ce lanceur d’alerte aux États-Unis , en France en Europe devraient boire ce film. On a aussi peu parlé. Pourtant le système créé par Facebook est formidablement bien décrit une histoire vraie et non pas une fiction ; alors accrochez-vous. Essayez de comprendre , suivez les explications et tel le journalisme qui a révélé ce Scandale vous découvrirez l’ampleur du système Facebook et son danger.
J’ai trouvé le film intéressant, informatif et divertissant. J’ai appris beaucoup de choses tout en passant un bon moment. Ce qui m’a principalement dérangé c’est que le “nouveau” Mark Zuckerberg contrastait beaucoup trop par rapport à la représentation faite dans “The social network” mais à part ça j’ai bien aimé.
Le plus gênant est l'incarnation du patron de Facebook Mark Zuckerberg ; en effet, l'acteur joue Zuckerberg de façon aussi sec que froid, mais surtout d'une tenue statique, immobile malheureusement il est humain, et non il n'est pas si monolithique et si poker face Ici ce n'est qu'une caricature évidemment biaisé qui accentue le mal qu'on peut penser de lui. Un peu facile. L'autre soucis est que le film reste 100% à charge, et donc forcément d'un parti pris et d'un manichéïsme toujours gênant quand le sujet est aussi complexe et universel. Les preuves et le dossier d'enquête solides et irréfutables néanmoins, jamais le film ne mentionne ou s'interroge sur le libre arbitre des gens. En effet, le film dénonce le manque de contrôle de Facebook sur les publications, mais dans le même temps personne ne se dit que les gens ne sont pas forcés à cliquer partager ou liker ! Le scénario occulte complètement le public, les membres de Facebook (et donc des réseaux sociaux), et même les victimes ne sont que des statistiques. C'est un peu dommage car c'est ce qui aurait pu amener de l'émotion. Heureusement le film reste sur un fil funambule certe branlant mais prenant. L'enquête est passionnante, les états d'âmes de la lanceuse d'alerte/Madison intéressants, avec un contexte chronologique cohérent. Un film à conseiller donc. Site : Selenie
"The Social Recknoning" timidement noté par la critique est un drame biographique qui fait le job. Le réalisateur Aaron Sorkin propose un récit inspiré de faits réels centré sur les révélations de Frances Haugen et Jeff Horwitz concernant les Facebook Files. Malgré une mise en scène académique, le scénario est rigoureusement documenté et porté par un casting de haut vol incluant Mikey Madison oscarisée en 2025 comme meilleure actrice pour "Anora", Jeremy Allen White et Jeremy Strong.
Seize ans après The Social Network, Aaron Sorkin passe derrière la caméra pour raconter les Facebook Files et le combat de la lanceuse d’alerte Frances Haugen. Porté par Mikey Madison et Jeremy Allen White, The Social Reckoning est un film-dossier vif, limpide, mais aussi plus didactique que vertigineux. Sorkin y pose les bonnes questions sur la toxicité des réseaux sociaux, sans toujours oser creuser jusqu’à la racine du mal.
"Une arrestation au bord d’une route. Une femme, le visage aimanté à son écran, n’entend plus les policiers qui lui parlent. La scène d’ouverture glace le sang parce qu’elle montre un fléau invisible et toléré par ceux qui l’ont fabriqué. En 2010, The Social Network, mis en scène par David Fincher sur un scénario oscarisé de Sorkin, pressentait déjà que nos interactions sociales allaient changer de forme. Tout tenait dans son dernier plan, un Mark Zuckerberg seul face à son écran, rafraîchissant une page en boucle après une demande d’ami. [...] Le voici de retour chez Facebook, la facture à la main. On y suit Frances Haugen (Mikey Madison), ingénieure du réseau social, qui confie à Jeff Horwitz (Jeremy Allen White), journaliste du Wall Street Journal, les documents qui vont secouer le cocotier de la Silicon Valley."
"Au centre du débat trône l’algorithme, sorte chef d’orchestre invisible. L’outil devait rapprocher les gens, offrir un espace pour s’épanouir en groupe, effectuer des rencontres, créer des liens. Il a cependant appris à récompenser la colère des utilisateurs. Facebook refuse d’arbitrer le vrai et le faux, mais ne pas trancher revient déjà à choisir, et cette neutralité de façade nourrit la radicalisation. Il s’agit d’une « inception » planétaire, où l’idée s’implante à coups de scrolling, avec des dégâts psychologiques bien réels. À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, et quand l’intelligence artificielle brouille encore plus la frontière entre information et manipulation, le film tombe à point nommé."
"Le récit patine pourtant dès qu’il s’arrête pour expliquer sa thèse. De manière didactique et programmatique, on désigne un coupable sans creuser l’origine du mal, ce modèle économique qui monnaie notre attention. On ne s’aventure pas sur le terrain du thriller non plus. Haugen a pourtant photographié des milliers de pages au risque d’être démasquée, mais la peur de se faire prendre reste hors champ, loin de la tension de Reality ou de Snowden. La mise en scène est trop sobre et sage, enfermant les personnages dans des bureaux gris et des décors urbains, à peine aérés par quelques échappées dans un parc. Sorkin reste un écrivain, un dialoguiste du sensationnel, et l’angoisse bureaucratique que Fincher insufflait à Zodiac ou Mindhunter manque cruellement."
"Reste un film dynamique et accessible, qui pose une réflexion sincère sur la toxicité des réseaux sociaux. Où s’arrête la liberté d’expression quand le mensonge rapporte plus que la vérité ? Qui doit tracer la frontière entre le vrai et le faux, un patron, un algorithme ou nous-mêmes ? Et que reste-t-il de notre libre arbitre après une heure de scrolling ? Le film n’apporte pas toutes les réponses, mais il désigne ceux qui les cherchent. Son final galvanisant célèbre ainsi la presse d’investigation et le courage des lanceurs d’alerte, à grand renfort de discours, comme toujours chez Sorkin. Il parlera sans doute aux plus jeunes et à tous ceux qui scrollent sans voir la machine qui les regarde. The Social Reckoning ne réécrit pas l’algorithme, mais il donne au moins envie de le débrancher, le temps d’une séance."
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