Reem Kherici s'empare du plaisir sexuel féminin pour signer une comédie qui se veut transgressive. Inspiré d'une histoire vraie, cette histoire d'absence de jouissance chez Fanny/Lamy donne lieu à des situations drôles où l'homme (François Cluzet) n'hésite pas à passer par la case ridicule. Dommage que certaines scènes soient un peu trop prévisibles (le repas chez les parents par exemple). La gente féminine sera plus amenée à rire d'un problème pourtant sensible mais traité avec humour. Un ensemble qui prête à sourire même si l'on aurait espéré un peu plus d'audace.
Scénario écrit par Reem Kherici, réalisé par elle-même dont la bande annonce a suscité quelques curiosités ! Difficile d’ aborder ce sujet qui touche plus ou moins tout le monde, et il est vrai, reste tabou, un peu moins à notre époque où les langues se délient, et la course ou l’ accès au plaisir féminin devient légitime. Reem Kherici s’ est réellement investie en interprétant le rôle amusant de la sexologue, thérapeute et coach avec un dynamisme décapant. Le couple Alexandra Lamy et François Cluzet ( Fanny et Tom ) est finalement épatant. Alexandra Lamy est géniale dans le rôle de cette femme qui n’ a jamais osé dire à son mari, en 20 ans de mariage, qu’ elle n’ a pas ressenti le « grand frisson ». De son côté, François Cluzet, d’ abord un peu grognon, va se remettre en cause et relever ses manches, en tant qu’ ingénieur, et créer l’ objet « idéal » apte à satisfaire son épouse. Les essais et prototypes ne manquent pas piquant, et provoquer la sidération de leur propre fille Elsa, interprétée admirablement par Mitty Hazanavicius ( Fille de Serge et d’ Axelle Laffont ). Bravo à Reem Kherici de rappeler que 30% des femmes sont « anorgasmiques », concluez qu’ elles sont parfois très douées dans la simulation…( donc de bonnes actrices ). Mais aussi de zoomer sur cette révolution en matière de jouet intime, et semble-t-il très efficace, du « womaniser ». La force de cette comédie réside moins dans les péripéties liées à l’ objet, qu’ à la tendresse et à l’ amour dont font preuve Tom & Fanny. La réalisatrice fait également mouche dans les échanges intergénérationnels absolument réalistes et jubilatoires, sans jamais tomber dans la vulgarité, tout en conservant cette légèreté ! A parier que les ventes du joujou vont connaître un nouvel effet Kiss Cool……!!**
Pour le plaisir, réalisé par Reem Kherici, aborde avec finesse et humour une question intime longtemps tenue sous silence. Entre amour, désir et vérité, le film s’attache à montrer la difficulté d’oser dire, mais aussi celle d’apprendre à se comprendre à deux. Derrière l’apparente solidité d’un couple, une révélation vient tout bouleverser, et rappelle que l’amour ne se limite pas à l’évidence, mais repose aussi sur l’écoute et la capacité à évoluer ensemble face aux non-dits.
Après Jour J et Chien et chat, la cinéaste plonge dans une intimité rarement explorée avec autant de pudeur, celle du plaisir féminin, longtemps relégué au silence. Sous les codes d’une comédie, le film esquisse une véritable initiation à l’histoire de la sexologie et met en lumière la manière dont une société construite par les hommes a souvent préféré ignorer la jouissance des femmes par confort. Le duo François Cluzet et Alexandra Lamy fonctionne avec justesse, tandis que Mitty Hazanavicius s’impose comme une révélation. L’ensemble donne une comédie piquante, à la fois accessible et nécessaire, sur le couple et les tabous persistants autour du plaisir féminin.
Un sujet tabou, mais Reem Kherci le demystifie avec une telle simplicité. Le tandem marche bien, le coeur du film est discuté avec importance mais avec grâce. Certains passages ont vraiment un fort comique, et l’humour n’est jamais gravuleux, une belle fiction tres librement inspiré de faits réels
Reem Kherici s’intéresse à la sexualité des femmes dans cette comédie rafraîchissante. Portée par Alexandra Lamy et François Cluzet dans les rôles de Fanny et Tom, le film raconte ce que traversent beaucoup de couples : une petite crise lorsque cette dernière avoue à son mari n’avoir jamais jouis en 20 ans de mariage. Ce dernier va se lancer dans une aventure un peu folle : concevoir un sextoy pour qu’elle atteigne l’orgasme. Une histoire inspirée de faits réels que l’on prend plaisir à découvrir. C’est percutant, drôle, touchant.
Longtemps associée à la bande à Fifi, Reem Kherici s’en éloigne film après film pour construire une filmographie bien à elle. Après deux premiers essais convaincants (Jour J, Paris à tout prix) et un troisième opus raté (Chien et Chat), la voilà qui retrouve la bonne direction avec Pour le Plaisir. Le pari était risqué : adapter une histoire vraie autour de la création d’un sex-toy en comédie grand public. Mais la réalisatrice s’en tire avec un sens du rythme appréciable et un humour qui fait mouche plus souvent qu’à son tour. Son écriture, plus maîtrisée, sert un propos qui, sous ses dehors légers, n’est pas si anodin — la question du plaisir féminin méritait bien qu’on s’y arrête avec le sourire. Mais le vrai atout du film, c’est son duo. François Cluzet et Alexandra Lamy forment un tandem d’une sincérité désarmante. Complices à l’écran, ils habitent leurs rôles avec une naturel confondant et portent le film sur leurs épaules avec une évidente gourmandise. Les voir ensemble est tout simplement un bonheur. Pour le Plaisir ne révolutionne pas la comédie française, mais il remplit son contrat avec générosité : on rit, on sourit, et on ressort la tête légère. Une belle surprise.
Gentille comédie avec un duo qui est au top, mais ça tourne un peu en rond autour du même sujet et devient un peu obsessionnel, les hommes sont un peu pointés du doigt et mis de côté comme si le plaisir solo devenait le centre et que le plaisir à deux était mis de côté
Sincère! Reem Kherici signe avec "Pour le plaisir" son quatrième long métrage. Après un sympathique "Paris à tout prix", un oubliable "Jour J" et un décevant "Chien & Chat", il s'agit de son meilleur film selon moi! Avec une belle promotion et des critiques globalement positives (surtout pour une comédie), il mérite de faire des entrées.
J'ai vraiment trouvé ce film orignal, amusant, drôle et tendre! L'histoire, plutôt culottée, nous fait suivre un couple d'âge mûr pour lequel tout va être bouleversé lorsque la femme va enfin avouer à son mari qu'elle n'a jamais joui. Tout est habilement mené dans cette comédie. Les messages sont intéressants mine de rien. Aussi, l'oeuvre parvient à éviter l'erreur d'en faire trop, dans le sens où elle parvient à faire réagir le spectateur sans aller trop loin dans le burlesque. Elle arrive à ne pas mettre mal à l'aise ou à devenir lourdingue malgré donc ce propos assez osé.
Ce qui fait la grande force de "Pour le plaisir", c'est également son duo d'acteurs. Alexandra Lamy, comme à son habitude, nous offre une prestation lumineuse. Elle est idéale dans son rôle. À peine sortie de "Compostelle" (et de son million d'entrées), et avant d'être à l'affiche du prochain long métrage de Eric Judor, notre ravissante blonde nationale est partout. Elle continue de prouver qu'elle est l'une des meilleures dans le cinéma français depuis de longues années. Elle partage l'affiche ici avec François Cluzet, attachant et marrant lui aussi dans son interprétation. Les 2 s'en donnent à coeur joie, ça se sent à l'image. Ils forment un duo complice, attendrissant, plein d'énergie et dont on a un véritable plaisir à suivre. En dehors d'eux, et pour compléter le casting, c'est vrai que le film est assez pauvre en personnages secondaires. La majorité n'est alors pas franchement utile. Seuls Reem Kherici (en rôle secondaire pour un fois dans une de ses oeuvres) ou le personnage de la fille de Lamy/Cluzet ont un minimum d'intérêt et retiennent notre attention.
Autrement, soulignons quand même que certains gags sont vraiment marquants, dans le bon sens du terme évidemment (je retiens surtout celui du coup de téléphone au début, du club échangiste ou encore des poissons). J'ajoute que les dialogues sont soignés, et que le film, sans surprise, fait un peu téléfilm d'un point de vue réalisation.
Ma note de "Pour le plaisir" n'est pas dingue pour autant puisque ce n'est pas non plus un film mémorable et dont je suis pressé de revoir. Côté films français en 2026, j'ai un peu préféré "Gourou", "Marsupilami" ou le plus récent "Juste une illusion".
Bref, ce n'est pas le film français de l'année mais je recommande complètement "Pour le plaisir"! C'est une jolie comédie, légère, rafraîchissante et qui donne le sourire.
Une comédie réussie sur le plaisir féminin et la communication dans le couple, juste dans son propos, drôle sans être vulgaire. Elle est portée par son duo de comédiens au top.
Le sujet est génial et la promo, importante, a été finalement plus intéressante que le film en lui même qui reste sympatoche mais pas non plus un grand film. Pas d’éclats de rire, on voit arriver les gags mais si le film débouche sur des orgasmes féminins sincères il aura tout gagné !
Première promo à Quotidien (du moins dans mon souvenir) puis une double plus solennel à Cannes pour le cap des 600 000 spectateurs. Plus qu’une simple comédie sur un couple en manque d’ « inspiration sexuelle » (surtout l’épouse), spoiler: un vrai biopic sur les créateurs du womanizer ou le sex-toy ayant « révolutionner » le plaisir féminin. Et s’il est bien une réalité sur ce récit, c’est qu’il s’agit du premier biopic sur des personnalités étrangères réaliser et jouer par des français. Reem Kherici (« Mes Trésors », « Jour J », « Chiens et chats »…) signe un récit dynamique et porteur sur la voie des femmes, jouant comme réalisant, elle double le message que 30% des femmes ne veulent pas dire ouvertement. Le duo Audrey Lamy (« Un gars un fille »…) & François Cluzet (« Un moment d’égarement »…) fait merveille et Cluzet ne perd rien de son talent râleur/grincheux. Le plus percutant et quand même très tirer par les cheveux reste l’inculte qu’on les 2 compères sur le sexe et surtout, le comportement presque d’ado rebel de François. Le seul ou plutôt la seule du cast à n’avoir clairement pas servis concrètement l’histoire est Mitty Hazanavicius qui fit bien comprendre à ses parents que leur « crise de la cinquantaine » est une bouffonnerie totale. Les « scènes » sexuelles ou prémices étaient à la fois ratées comme cocaces par leur déroulement parce qu’elles montrent bien à quel point ces parents sont de vrais ados. Pas mal de moments sont clairement irréalistes par leur déroulement mais restent correctes en soit. Un jeu et un réal globale convaincante et sincère pour montrer la naissance d’un jouet révolutionnaire, conçu par un couple en manque de dynamisme qui sera devenu star de leur domaine à jamais.