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Fiers R.
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2,5
Publiée le 28 juillet 2026
On pardonnera pas mal de choses à ce premier film pétri de bonnes intentions grâce à sa sincérité et sa justesse de trait. Cependant, on se désole tout de même qu’il devienne de plus en plus insignifiant et décevant au fur et à mesure qu’il progresse. Pourtant, on ne peut nier que « Microstar » débute plutôt bien à tel point qu’on sentirait presque poindre le film générationnel pour celle à laquelle on a attribué la lettre Z. On y suit un jeune homme qui en est donc issu et comme on en voit tant : gentil mais un peu paumé, à moitié influenceur (raté) et à moitié acteur (sans rôle) et qu’on va suivre lors de ses pérégrinations d’étudiant parisien à notre époque. Entre romances, errances, rencontres, combines et petits plans pour se faire du fric, le personnage de Gabriel incarné pae Abraham Wepler inspire automatiquement une certaine sympathie. Durant la première demi-heure, on se dit que l’on va passer un bon petit moment de détente, en phase avec notre époque et les préoccupations des jeunes de cet âge-là. Il y a même pas mal de séquences qui font mouche comme celles avec le père azimuté et surtout celles où entre en jeu Félix Lefebvre. Le jeune comédien découvert dans le sublime « Été 85 » de François Ozon confirme tout le bien que l’on pense de lui et continue de varier les prestations. Avec celui de ce fils de riche à moitié magouilleur, à moitié flambeur et 100% perché, il étonne en embrassant totalement l’aspect caricatural du rôle. Cheveux blonds peroxydés, gouaille charmeuse et attitude complètement perchée, il est excellent. Il y a donc des bonnes choses dans ce petit film.
Il faudra cependant se faire une raison : « Microstar » ne passe pas le cap du long-métrage et – si on devait user d’une métaphore facile – il tient plus du petit sprinteur que du grand marathonien. En effet, très vite, l’intrigue (ou ce qui sert d’intrigue) n’avance plus guère et le film commence rapidement à tourner en rond ou faire du surplace, faute de renouvellement des enjeux et d’un vrai scénario. On est plutôt face à une succession de petites vignettes, tantôt amusantes et bien vues, tantôt faciles, clichées (l’audition), ratées ou déjà vues (les soirées d’enfants de riches). Et ça fait peut-être un peu mal de le dire mais on est clairement face à un « microfilm » qui se révèle insignifiant et anecdotique. La mise en scène est correcte mais, après une petite heure et trente minutes, on se rend compte qu’il y avait beaucoup de vide dans ce long-métrage, que tout reste en surface, sans parvenir non plus à nous embarquer dans le versant chronique d’une génération comme pouvait le faire Cédric Klapish avec « L’Auberge espagnole » et ses suites. Quant au propos sur les nepo babies (ses enfants de stars qui suivent le chemin de leurs parents dans le show-business), il est tristement survolé et le script ne capitalise pas du tout sur ceux qui ont été convoqués au casting. En somme, c’est sympathique sans plus grâce à quelques moments bien rendus mais c’est surtout très oubliable.
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Ce trio d'acteurs embrasse pleinement l'absurdité du milieu qu'il croque, et le charme opère assez vite. Abraham Wapler compose un romantique un peu gauche, Raïka Hazanavicius s'amuse à dénoncer le népotisme du cinéma, ironie savoureuse pour une fille d'artiste reconnue, et Félix Lefebvre enfile costumes clinquants et bijoux dorés en fils à papa parfaitement bling-bling. L'ensemble dégage une fantaisie réjouissante. Pour un premier film, Léopold Kraus insuffle une vraie fraîcheur à cette comédie sur une génération biberonnée aux réseaux et à l'angoisse du monde. Le récit reste plus touchant que franchement drôle, la mise en scène peine parfois à trouver son tempo, mais l'énergie communicative du casting suffit à emporter l'ensemble.
"Microstar" s'empare d'un sujet contemporain : celui des influenceurs, de la quête permanente de visibilité et de cette illusion de réussite entretenue par les réseaux sociaux. Léopold Kraus dresse le portrait d'une génération qui rêve de célébrité autant que de sens. Gabriel Rose, influenceur beauté sans le sou, aspire avant tout à devenir comédien. Après une succession de castings ratés, il se retrouve propulsé dans le milieu très fermé de la jeunesse dorée parisienne grâce à un projet de marque de bijoux. En parallèle, sa rencontre avec une jeune chercheuse en écologie l'oblige à questionner ses choix de vie et l'image qu'il renvoie. Abraham Wapler porte le film avec beaucoup de naturel. Son physique rappelle d'ailleurs souvent celui d'Orelsan, ce qui renforce le côté désabusé et maladroit de son personnage. Malheureusement, le scénario hésite constamment entre satire sociale, chronique générationnelle ou romance. Aucune de ces pistes n'est véritablement menée jusqu'au bout.
Gabriel Rose (Abraham Wapler aux faux airs de François Civil) entretient une relation compliquée avec Pauline (Raïka Hazanavicius) et rêve de devenir influenceur. Mais la fortune ne lui sourit pas jusqu’à sa rencontre avec Stanislas (Félix Lefebvre), un fils à papa qui veut s’associer avec lui pour commercialiser les bijoux bling-bling qu’il fabrique.
Léopold Kraus a vingt-sept ans à peine et quelques courts-métrages à son actif. "Microstar" – dont le sens du titre s’éclaire grâce à une de ses séquences les plus drôles – est son premier film. Il a le même héros que "The Giaccomo", sorti une semaine plus tôt, auquel j’ai été bien chiche de ne pas mettre une troisième étoile. Ce mockumentaire transgressif était autrement plus original que cette comédie romantique très classique.
Pour autant, si je vous conseille en priorité le premier, allez voir aussi le second si vous en avez le temps et le goût. Vous ne serez pas déçu. "Microstar" est une comédie rythmée et drôle, bien écrite, bien dialoguée, bien jouée grâce notamment à Félix Lefebvre révélé par Eté 85 et vu notamment dans "La Passagère", "Rien à perdre", "Une vie rêvée" et "L’Epreuve du feu". Abraham Wapler, fils de Valérie Benguigui, et Raïka Hazanavicius, fils de Michel Hazanavicius, s’y moquent des népo-babies, comme on appelle désormais ces héritiers promis à une gloire suspecte, et d’eux-mêmes. Rien qui ne révolutionne durablement le cinéma mais un film aimablement troussé.
Un film qui ne révolutionnera pas le genre mais montre la superficialité des vingtenaires à la conquête des réseaux sociaux. De bonnes interprétations et un bon rythme qui permettent de ne pas s'ennuyer. Un bon moment
J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, qui manquent de relief et d'évolution. Leurs motivations sont parfois floues et leurs réactions ne semblent pas toujours crédibles. Même les moments censés être émouvants tombent à plat, car le film ne prend jamais vraiment le temps de développer ses protagonistes.
Le principal défaut de Microstar est son rythme. De nombreuses séquences s'étirent inutilement et donnent la sensation que le film tourne en rond. Certaines scènes auraient pu être raccourcies sans nuire à la compréhension de l'intrigue. Résultat : on finit par décrocher avant même d'arriver au dénouement.
Avec Microstar, Léopold Kraus signe une chronique contemporaine mordante sur le culte de l'image, les réseaux sociaux et l'illusion de la réussite. Entre satire sociale, comédie dramatique et récit initiatique, le film dresse le portrait d'une génération en quête de reconnaissance dans un monde où les apparences valent souvent plus que les convictions.
Gabriel Rose, influenceur beauté sans le sou, rêve de percer comme comédien. Après une succession d'échecs, une rencontre avec Stanislas, héritier fortuné évoluant dans les cercles les plus privilégiés de Paris, lui ouvre les portes d'un univers où luxe, influence et opportunisme semblent être les seules règles. Mais l'arrivée de Pauline, jeune chercheuse engagée en écologie politique, remet progressivement en question ses ambitions et son rapport au succès.
Le scénario explore avec intelligence le fossé entre deux visions du monde : celle d'une société obsédée par la visibilité, la consommation et le prestige social, et celle portée par une génération qui cherche encore à donner du sens à son engagement. Sans jamais sombrer dans la caricature, Léopold Kraus observe les contradictions de son époque avec un regard à la fois ironique et empathique.
Abraham Wapler compose un personnage principal particulièrement crédible, partagé entre son désir d'ascension sociale et son besoin d'authenticité. À ses côtés, Félix Lefebvre incarne avec justesse l'insouciance d'une jeunesse privilégiée, tandis que Raïka Hazanavicius apporte beaucoup de finesse au personnage de Pauline, véritable contrepoint moral du récit.
La mise en scène alterne habilement entre l'esthétique lisse des réseaux sociaux et une approche plus naturaliste des moments d'intimité. Ce contraste souligne efficacement le décalage entre l'image que chacun construit et la réalité de ses doutes, donnant au film une identité visuelle cohérente avec son propos.
À travers le parcours de Gabriel, Microstar questionne la valeur du succès, la fabrication des identités numériques et le besoin de trouver sa place dans une société dominée par l'apparence. Derrière son humour et son regard satirique, le film offre une réflexion étonnamment sensible sur les aspirations d'une génération.
Une satire contemporaine fine et intelligente, portée par un casting convaincant. Léopold Kraus signe un premier film lucide sur les illusions de la célébrité et la difficulté de rester fidèle à soi-même.
Gabriel Rose est influenceur mais rêve de cinéma. Il rencontre Stanislas, un fils à papa qui fourmille de projet et intéressé par la popularité numérique du jeune homme. Ils vont former un binôme surprenant où chacun tente de tirer profit de l’autre. Le film est loin d’être aussi creux que les personnages. C’est attendrissant.
Gabriel rêve de percer par tous les moyens : le cinéma, le standup, l’influence mais il n’a ni le talent, ni les contacts, sa rencontre avec un fils à papa pourrait exaucer son rêve. Petite comédie légère sur une thématique qui l’est tout autant. Ça se regarde sans problème, ça s’oublie aussi sans problème.
Belle surprise ! Frais et joli premier long métrage du jeune réalisateur, Léopold Kraus, avec des jeunes acteurs qui me semblent prometteurs. Émouvant, drôle par moments, parfois cynique et bien dans l’esprit du temps. Cependant, ce monde artificiel des influenceurs et de la réussite facile à travers réseaux sociaux est un peu démembré. Manque de relief et de rythme, un peu confus, bric-à-brac. Avec un peu plus d'expériences et de techniques, Léopold a le potentiel d'être un nouveau Klapisch. "Microstar" aborde trop de thématiques (népotisme, sexe, consommations amoureuses, amitiés intéressées et méprisantes, échecs, solitude, illusions, critères mouvants, images publiques, réussite professionnelle, argent et notoriété facile, regard collectif versus le regard personnel) - intéressantes certes - mais trop éparpillées à mon goût. Le film traduit le désenchantement d'une jeunesse Gen Z incapable de choisir entre rêves de gloire, de réussite rapide et désirs simples et personnels, génération qui confond progressivement visibilité et existence ; le tout avec humour (références à Spiderman) et humanité. Le film dénonce une course effrénée contre la montre ; la jeunesse se fixe des objectifs sans profiter pleinement de l'existant (honte d'un rang social parental ?). Les relations sont-elles réellement capables de survivre aux échecs, aux absences et au silence ? Il s'agit d'une dimension universelle. Le jeu d'acteur d'Abraham Wapler me fait penser à celle de François Civil : drôle, insouscient, sensible, fin, profond mais toujours dans le réalisme. Je lui prédit un avenir de comédien prometteur s'il fait les choix du coeur.
J’ai vraiment passé un bon moment devant Microstar. Le film est drôle, touchant et parle avec beaucoup de justesse des réseaux sociaux et de la recherche de soi.
J’ai surtout été bluffé par Abraham Wapler. Il joue avec beaucoup de naturel et de sincérité. Son personnage est crédible, attachant et il arrive à faire passer plein d’émotions sans en faire trop. On oublie vite qu’on regarde un acteur tellement son interprétation est juste. Franchement, c’est une très belle découverte et je suis curieux de voir ce qu’il fera par la suite.
Un film frais, sincère et porté par un jeune comédien vraiment talentueux.
Film assez plaisant mais qui n’arrive pas totalement à décoller pour nous emporter, malgré des personnages bien vus et parfaitement interprétés, mais le scénario n’arrive pas à se renouveler complètement. Intéressant mais pas fondamental.
De jeunes acteurs pour un scénario manifestement écrit aussi pour drainer dans les salles la Génération Z (14 – 29 ans aujourd’hui). C’est sans doute parce que je ne suis pas de cette génération que je n’ai pas trop goûté à cette comédie romance. J’ai simplement apprécié le joli minois de Raïka Hazanavicius (un nom de famille qui compte dans le cinéma). Et aussi l’étonnement autour d’un Félix Lefebvre – même génération de jeunes acteurs – parfait sosie de François Civil qui nous dit-on avait refusé le rôle. Génial, audacieux, osant évoquer sans filtre la sexualité des jeunes adultes (oh oui...) nous disent les critiques conquis. Je le suis moins.