L'Oeuvre invisible
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Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2026
Film émouvant dans sa première partie mais qui perd un peu de son charme lorsqu'on doute quelque peu de la sincérité de cet homme. Mais ce film est remarquablement bien construit et les intewievs (Rochefort notamment sincères et riches.
Gérard Bourgeois
Gérard Bourgeois

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2026
L’HOMME QUI A VU L’HOMME QUI A VU LE FILM
Alexandre Trannoy ne serait-il qu’un mystificateur ? En 30 ans de carrière, ce cinéaste n’aurait terminé qu’un seul film : « L’Homme de l’Aube », vu par une seule personne, Claude Lelouch, alors assistant de Trannoy. Car ce film ainsi que tous ses rushes de tournage auraient été détruits dans le coffre de la voiture avec laquelle il se rendait au Festival de Cannes.
Autre mystification, ce film, selon Trannoy, aurait été nominé cette année-là, ce dont les co-réalisateurs de ce docu-fiction disent n'avoir trouvé aucune trace dans les archives festivalières.
Lelouch, interviewé par Avril Tembouret et Vladimir Rodionov, doute d’ailleurs des qualités de cette œuvre dont seulement quelques séquences révéleraient son génie méconnu.
Tandis que Jean Rochefort entiché par la fantaisie créative de Trannoy en dresse plutôt un portrait romantique souligné par une photo du cinéaste digne d’un jeune premier. Rochefort qui a tourné avec lui, sans suite, ne lui en veut pas, mais lui voue une amitié éternelle, sans doute teintée de pitié.
Avril Tembouret et Vladimir Rodionov mènent ici une quête sans fin, comme une énigme à déchiffrer à travers les interviews mises en abîme, rythmées par des images d’homme fantôme à la manière d’un tableau pointilliste.
A chaque spectateur intrigué de se poser des questions et d’y apporter des réponses improbables. L'histoire de Trannoy l’imposteur offre ici la trame d’un conte philosophique sur le cinéma, comme un clin d’œil au chef d’œuvre de Truffaut : "La Nuit américaine".
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2026
Présenté comme un documentaire sur Alexandre Trannoy, soit disant cinéaste ( mais n' ayant jamais terminé aucun film, sauf un " l'homme de l'aube " disparu dans un accident de voiture...) se révèle comme un exemple de documentaire/imaginé.

Peut-être en creux une réflexion sur le pouvoir des images et la confiance à priori que le spectateur donne à ce qu'on lui montre, " l'oeuvre invisible " se révèle finalement un pot-aux-roses ou une grosse farce charmante.
Lsamuel
Lsamuel

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2026
Aviez-vous entendu parler d’Alexandre Trannoy, un cinéaste maudit qui n’a jamais sorti le moindre film ? On a découvert avec bonheur le documentaire que lui consacrent les réalisateurs Avril Tembouret et Vladimir Rodionov, lors d’une séance au Reflet Médicis le 17 avril 2026, suivie d’une rencontre avec Avril Tembouret, Clémence Rochefort (fille du célèbre comédien) et Frédéric Sojcher (réalisateur et enseignant).

Faute d’images (tous ses films sont censés avoir brûlé ou être portés disparus, et on ne connaît que leurs titres : Le Serpent de Gibraltar, L’Homme de l’aube, La Fuite en avant), ce documentaire atypique se fonde avant tout sur les témoignages de personnalités du monde de cinéma qui affirment avoir connu Alexandre Trannoy dans les années 60/70 . A tout seigneur, tout honneur, Jean Rochefort – qui a soufflé aux deux cinéastes l’idée de lui consacrer un long métrage) – parle de ce mystérieux personnage avec un oeil si malicieux et des moustaches si frémissantes qu’on se demande bientôt si ce Trannoy ignoré par les encyclopédies du cinéma ne serait pas une invention de l’immense acteur mort en 2017. Une impression renforcée par les circonstances étonnantes des rencontres d’autres témoins avec Trannoy. Ce dernier aurait abordé Jean-Claude Carrière dans le métro, et Claude Lelouch près des Champs-Elysées où il prenait des photos au Polaroïd pour les touristes, avant de devenir brièvement son assistant sur un film dont la pellicule allait brûler lors d’un accident de voiture sur la route du Festival de Cannes.

La préparation de l’Oeuvre Invisible, semée d’embûches, de problèmes financiers et de fausses pistes qui nous sont relatées (créant ainsi une mise en abyme, la difficulté du duo Tembouret/Radiounov à finaliser leur film faisant écho à l’incapacité de Trannoy à mener un projet à bout) s’est étalée sur une dizaine d’années, au cours desquelles les « témoins » sont décédés les uns après les autres : Rochefort, Carrière, Lelouch, mais aussi Anouk Aimée ou Jacques Perrin.

Restent deux « preuves » de l’existence d’Alexandre Trannoy : une interview audio recueillie par le grand critique de cinéma Michel Boujut (qui n’est hélas plus de ce monde pour nous confirmer son authenticité), dont des extraits nous sont livrés, et une scène de la Strada dans laquelle on le voit en jongleur. Une participation attestée dans l’article de Wikipedia consacré au film de Fellini. Mais, me direz-vous, Wikipedia n’est pas toujours une source fiable…

Alors, canular ou pas ? Au terme du film, et du débat qui a suivi (au cours duquel Avril Tembouret, l’un des deux réalisateurs, a répondu aux questions du public avec une subtilité qui a laissé ouverte les deux hypothèses, glissant même que la mort en 1980 du cinéaste maudit n’aurait pas été authentifiée), le mystère reste entier. Le mystificateur était-il Trannoy, mythomane avéré, ou Rochefort ? Mais qu’Alexandre Trannoy (dont Clémence Rochefort affirme avoir sans cesse entendu parler à la maison dans sa jeunesse) ait vraiment existé ou pas, l’Oeuvre Invisible est en tout cas une belle réussite de cinéma. Alors, courez-y pendant que ce documentaire (ou mockumentaire, ou documenteur ?) est encore proposé dans quelques salles après être sorti non pas le 1er avril, mais le 8. Quand les lumières se rallumeront, peut-être un très vieux monsieur (né en 1926, le cinéaste aurait aujourd’hui 100 ans s’il était toujours vivant) se lèvera-t-il au fond de la salle pour s’écrier : Alexandre Trannoy, c’est moi !
E David
E David

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2026
Les difficultés et l'attente ont du être éprouvantes mais quel beau résultat ! J'ai envie aussi de faire une lettre à "Pierre" : J'espère que vous avez financé et soutenu finalement car nous avons besoin de ce genre de film, porté, maîtrisé, passionnant dans son fond comme dans sa forme, pour qu'avril (le mois) voie sortir le film d'Avril, le réalisateur !
Armand Hennon
Armand Hennon

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2026
Un film brillant et très émouvant . 3 en 1 , celle d’un Don Quichotte du cinéma , de deux dont Quichotte du documentaire et de la passion de Jean Rochefort pour ce cinéaste maudit.
Net Net
Net Net

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2026
Un documentaire sensible et intelligent sur une histoire folle et un personnage tout aussi fascinant du cinéma français. Et servi par la crème de la crème : Jean Rochefort, Édouard Baer, Claude Lellouche… on en sort avec l’envie d’accrocher a nos murs une affiche de film de Trannoy, pour avoir le plaisir de faire partie de ce petit clan d’initié pour qui son nom résonne comme une chimère du réel
t m.
t m.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2026
Poésie et Nostalgie pour un film singulier. Jean Rochefort est sublime. Anouk Aimee pétillé. Et l on suit en se demandant si Alexandre Trannoy a réellement existé
Vicky Pierre
Vicky Pierre

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
J’ai adoré ce film et la manière dont cette histoire est racontée. On pourrait penser à une farce ou à une arnaque mais c’est beaucoup plus que cela. J’ai pensé à Léos Carax qui a eu une histoire assez rocambolesque avec le milieu du cinéma et qui pour certains (dont je fais partie) est une escroquerie. Là on est plus dans un conte postmoderne avec beaucoup de poésie. Merci au réalisateur d’avoir réussi à aller au bout de son projet. Pour nous et pour Jean Rochefort
Pierre
Pierre

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3,5
Publiée le 15 avril 2026
La voix de Trannoy ressemble tellement à celle d'un acteur qui joue. Et comment croire qu'ils vont interviewer le producteur à Los Angeles sans lui avoir parlé du sujet de leur entretien ?
Ben_Paris_
Ben_Paris_

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5,0
Publiée le 14 avril 2026
Un bijou d'une sensibilité extrême ! Ce film part en quête d'un cinéaste au destin à la fois troublant et hors du commun. Retrouver tous ces intervenants mythiques est un bonheur absolu.
Francoise G
Francoise G

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 avril 2026
quelle déception
à éviter absolument si vous aimez le cinéma
Le réalisateur n'a rien à montrer , n'a fait aucune recherche sur ce personne qui aurait comme tous les personnes mythomanes et un probablement escroc être un bon sujet .
C'est triste de voir
Cedric Blondelot
Cedric Blondelot

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2026
Hier, j’ai eu le bonheur de voir L’Œuvre invisible, en compagnie de l’équipe du film, au Reflet Médicis (rue Champollion, Paris 5e).
Nous ne sommes qu’en avril, mais je sais déjà que ce sera l’un de mes meilleurs souvenirs ciné de l’année. Ce genre de film dépasse rarement les trois semaines d’exploitation…
Il y a des films qui racontent une histoire. Et puis il y a L’Œuvre invisible : un film qui raconte le sillage d’une vie malgré l’absence d’une œuvre.
On entre comme dans une enquête. Un nom : Alexandre Trannoy. Une promesse : un cinéaste génial, qui aurait tourné une quinzaine de films avec des castings de poids — Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Jean Rochefort, Marlene Dietrich…
Et pourtant, rien. Trannoy reste un fantôme du cinéma français, passé entre les mailles de l’histoire officielle.
Très vite, le sol se dérobe. Les témoignages flottent. des souvenirs se contredisent. Les images manquent, ou peut-être qu’elles mentent.
Le film avance à tâtons. Il instille le doute comme un poison lent. Chaque certitude est sapée, chaque piste se délite. On ne regarde plus un documentaire : on est pris dans une fiction qui refuse de dire son nom.
C’est là que ça devient vertigineux. Ce que fabrique le film, ce n’est pas un portrait. C’est une absence. Une œuvre en creux. Un tombeau pour un artiste si fascinant qu'il pourrait peut-être inventé.
Trannoy devient alors une figure quasi mythologique — un Don Quichotte du cinéma, porté par une foi inaltérable dans ses rêves.
Il y a quelque chose de cruel, presque pervers, dans cette manière de jouer avec notre besoin de croire. Mais aussi quelque chose de profondément juste : le cinéma n’est peut-être rien d’autre qu’une machine à fabriquer du réel avec du doute.
Et quand le film s’achève, il ne reste presque rien.
Rien, sinon cette question, tenace :
et si les œuvres les plus puissantes étaient justement celles qu’on ne peut pas voir ?
Paul Brichet
Paul Brichet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2026
Souvenez-vous de Sugar Man… on se posait la question dans ce documentaire si Sixto Rodriguez existait. Vous avez bien 1h11 à perdre ?! Faites connaissance avec Alexandre Trannoy !
Une remise en question sur l’Échec à l’heure où tout va trop vite et où la performance au sens large, devient un critère de réussite. Ce documentaire magnifique, voire fantastique, est une Œuvre qui ne doit pas être ou devenir Invisible.
Un grand bravo à Avril Tembouret et Vladimir Rodionov pour leur persévérance : 15 ans pour aller au bout, pour achever ce film… drôle, beau, émouvant. C’est très fort.
Aurelienhp
Aurelienhp

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2026
Il y a une tendresse infinie avec laquelle se déploie le film pour nous emmener dans cette quête obsédante pour une figure centrale du cinéma des années 60, et pourtant absente des archives : celle d’un cinéma qui rêve de projets qui rendraient la vie plus intense…
C’est un voyage brillamment mené dans les méandres de l’inachevé, de la peur de ne pas être à la hauteur de ses rêves, de ses idoles. J’ai été ému comme rarement par cette réflexion poignante sur la lisière trouble entre la fiction et le réel.
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