Un tandem d'escrocs a pour habitude de détrousser gentiment des hommes d'affaires fortunés. Jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin de Maurice, chargé de transporter une forte somme d'argent depuis la Suisse... "Rien ne va plus" démarre vraiment bien, avec un tandem principal Michel Serrault / Isabelle Huppert très attachant. Les personnages (et le scénario) ont de l'esprit et de l'humour, et l'ensemble se vaut aussi drôle que piquant. François Cluzet campe quant à lui cette cible ahurie qui n'en est peut-être pas une, dans un jeu du chat et la souris où l'on se demande qui est qui. Ce genre de "films à arnaque" se termine souvent par des rebondissements et retournements de situations à la pelle. Or, ici, il faut bien dire que dans le dernier acte... rien ne va plus ! L'intrigue s'avère finalement plan-plan, et les scènes de la dernière demi-heure, censées être inquiétantes, sonnent complètement faux. Le tort revient à des personnages qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, des dialogues lourds (à répéter les choses 3 fois, prennent-ils le spectateur pour une andouille ?), et des acteurs qui semblent être dirigés à l'ouest. C'est dommage pour un film qui commençait si bien !
Un père, une fille ; deux escrocs à la petite semaine, vivent de petits coups lucratifs… jusqu’à ce qu’ils s’attaquent à un poisson trop gros pour eux. Fan des comédies absurdes de Lubitsch et des films noirs d’Hitchcock, Claude Chabrol, en mode mineur, réalise un film facile mais plaisant. Son scénario est d’une banalité limite affligeante tout comme sa réalisation au chromo roman-photo ou mauvais téléfilm, bien au-delà d’une simple impression de déjà-vu. Ce film est sauvé du naufrage par ses exceptionnels acteurs. Le duo Serrault/Huppert a l’air de s’amuser et assure à lui seul le spectacle ; situations et répliques d’une drôlerie s’enchainent au point que l’on a du regret de quitter ce binôme. A voir pour la fraîcheur d’interprétation des deux monstres en tête d’affiche. tout-un-cinema.blogspot.com
Un film au scénario sympathique mais parfois alambiqué. On suit deux escrocs, le père et la fille, plutôt habitués à se la jouer petit bras, mais en sécurité, et confrontés un beau jour à un changement de braquet et à des pointures qui les dépassent. Cette histoire de permutation de mallettes dont les pourquoi et comment ne sont pas vraiment clairs trouble un peu le suivi.
Dans ce film Chabrol n'a rien à prouver, ni à critiquer, Non il s'amuse avec un film qui est d'abord un film d'acteur où Isabelle Huppert rayonnante de charme et de talent et Michel Serrault en pleine forme s'en donnent à cœur joie. On se régal et c'est excellent
"Rien ne va plus" comédie dramatique franco-suisse réalisée par Claude Chabrol, sortie en 1997. Un scénario efficace et une très bonne distribution. Avec Michel Serrault, Isabelle Huppert, François Cluzet, Jean-François Balmer, Jean Benguigui et Jackie Berroyer. Le cinéma de Chabrol est toujours un plaisir.
Un film en demi teinte, à la fois charmant et sans grande importance. On retrouve ici moins de virtuosité et d'acidité qu'à l'habitude chez Chabrol. La première heure du film est un peu ronronnante et le couple Serrault/Huppert ne fonctionne pas si bien. Dans la deuxième partie, la tension monte et le scénario prend de l'ampleur enfin. On appréciera le grand professionnalisme des acteurs et la qualité des dialogues.
Rien ne va Plus est avant toute chose un grand film d’acteurs sur les acteurs, le duo Isabelle Huppert/Michel Serrault s’en donnant à cœur joie dans des rôles doubles voire triples, qui jouent sur l’illusion et les faux semblants. Car au fur et à mesure des retournements dramatiques, c’est un couple d’escrocs qui se complexifie, dont les velléités individuelles apparaissent de plus en plus marquées : qu’attend Victor, qu’attend Betty du coup qu’ils préparent ? Le visage reste impassible, apte au sourire, apte à mimer la douleur. Mais que cache-t-il enfin ? Claude Chabrol se délecte du jeu de dupes qu’il met en scène, offrant au cinéma un très beau duo d’arnaqueurs doublé d’un couple dont la relation reste ambiguë sinon trouble. Les lèvres ne se touchent pas mais se manquent de peu, les regards se rencontrent et se séduisent. Derrière l’artefact se terre quelque chose de plus authentique, quelque chose auquel nous n’aurons accès que par bribes, par échos indirects. Une comédie alerte et bien écrite qui mériterait une plus grande considération aujourd’hui ; un film joueur sur le jeu auquel le spectateur est invité à participer.
Ce Chabrol déçoit à cause de son scénario incompréhensible. Ainsi, si toute la première partie se regarde avec plaisir, la seconde ennuie. Heureusement que le couple Serrault/Huppert aidé de seconds rôles de poids comme François Cluzet ou Jean-François Balmer permet de faire passer la pilule. Un film à oublier dans la filmographie de ce cinéaste.
Un scénario qui n' a ni tête ni queue, invraisemblable; un Serrault qui fait son Serrault, bougon, râleur, imprévisible: bref le Serrault de tous ses films. I. Huppert s' en sort de justesse; Balmer est ridicule dans un rôle invraisemblable. Bref, un Chabrol de plus, un navet de plus. Pourquoi faire de tels films??? Gros ennui !
Visiblement, tout le monde s'est bien amusé dans cette histoire d'arnaque, se jouant dans les contrées Helvétiques en passant par les plages des Caraibes, malheureusement le scénario et le script semblaient ne pas faire partie des bagages. Les situations sont tirées par les cheveux et l'ensemble donne un sentiment de désinvolture. Le film tire sa force de ses dialogues bien balancés et de la bonne humeur de ses acteurs.
Un an après le sombre La Cérémonie Chabrol opte pour la légèreté avec Rien ne va plus, une comédie policière sur des escrocs à la petite semaine; Victor et Betty, qui, en pickpockets modestes, s'attaquent à des vendeurs de tondeuses ou des congrès de dentistes.
Lors de l'entrée en scène de Maurice (François Cluzet) dans l'intrigue, un cobaye transportant cinq millions de francs suisses dans une valise, le motif bien connu de "l'arroseur arrosé" vient se superposer sur la légèreté désinvolte de l'ensemble pour une intrigue qui s'avère conjuguer allègrement suspens gentillet, dialogues bien dosés, et arrière-fond psychologique. La nature de la relation entre Victor et Betty - sympathiquement interprétés par le tandem Serrault-Huppert - pose en effet question: sont-ce des complices? des amants? un père et une fille?
Ce qui séduit aussi chez Chabrol, c'est cette peinture du quotidien qui vient se greffer naturellement sur les rouages de l'intrigue policière, et les mécanismes du comique, les deux genres dont Rien ne va plus semble se revendiquer. On y voit des gens vivre, simplement, naturellement: se brosser les dents, mettre la table, faire la vaisselle, acheter un Kebab, s'asseoir devant la télévision - toute cette partie qui est hélas proscrite dans les films de genre usuels.
Et même si Chabrol semble emprunter des sentiers battus - ces réminiscences de Hitchcock et de Lubitsch, ce motif de "l'arroseur arrosé" - et offrir une histoire qui parfois, avouons-le, flirte avec l'ennui; il arrive encore à nous surprendre aux 3/4 du film avec cette séquence ahurissante chez Monsieur K., interprété par un Jean-François Balmer jubilatoire, qui écoute la "Tosca" de Puccini, tout en enfonçant une épingle dans l'oeil de Maurice pour le faire parler.
Bref, même si le film reste oubliable, Chabrol a l'air de bien s'amuser, et on veut bien s'amuser avec lui.
Heureusement que Claude Chabrol bénéficie de la complicité d’excellents comédiens : ils donnent un peu d’intérêt à une histoire d’escrocs passablement artificielle et à l’humour bien appuyé.
Pas facile de sortir d'un grand film comme "la Cérémonie". Et si ce dernier reste à ce jour son dernier grand film, "Rien ne va plus" demeure un film d'excellente facture, meilleur à mon avis que ces derniers films : "Au coeur du mensonge", "Merci pour le chocolat" et "La fleur du mal". Le film ne s'inscrit pas dans la veine de ses études bourgeoises avec intrigue à la clé. Certainement plus rythmé, le film dispose d'un scénario intelligent et il est servi par un quatuor extraordinaire. On suit avec plaisir le duo Isabelle Huppert/Michel Serrault dans leurs combines, François Cluzet croyant mené les débats et un Jean-François Balmer magnifique (superbe scène quasi-comique lorsqu'ils séquestrent Huppert et Serrault).
Rien ne va plus est un honnête Claude Chabrol, dans lequel L'excellent Michel Serrault s'en donne à cœur joie dans le rôle d'un vieil arnaqueur qui fait les quatre-cent coups en compagnie de sa comparse, jouée par Isabelle Huppert.
Un des films les moins cotés parmi ceux de la collaboration Chabrol/Huppert. Pourtant si "rien ne va plus" n'est pas sans quelques défauts, il présente de nombreuses qualités qui en font un film très très loin d'être négligeable. Il s'agit de l'histoire d'un binôme dépareillé d'arnaqueurs, formé d'un homme âgé et d'une femme plus jeune. Quels sont leurs rapports ? On comprendra que Victor est secrètement amoureux et jaloux de Betty. De même Betty bien qu'indépendante semble plus exercutrice des plans imaginés par Victor que l'inverse. D'où le caractère exceptionnel de l'initiative de Betty dans la seconde partie. Jusqu'au jour où il se retrouvent aux prises malgre eux avec une bande d'arnaqueurs de haut vol et surtout dangereux. La première demi heure est absolument exceptionnelle et on a le sentiment d'être face à un chef-d'oeuvre. Malheureusement le film decrante peu à peu. Selon moi, la faute principale en revient à une faille scénaristique qui apparaît lors de la mise en place de l'arnaque dont va être victime le personnage interprété par François Cluzet. Le film perd alors pendant un moment sa fluidité et c'est dommageable à l'ensemble. J'en veux pour preuve les résumés erronés de cette partie transitive que j'ai pu lire dans la presse professionnelle. S'il y a une morale à ce film qui semble en être dépourvu ( le monde se partage entre les idiots et les affranchis), il souligne que parfois " passer pour un imbécile auprès d'un idiot est un des plaisirs les plus subtils de l'existence " selon la fameuse expression de Talleyrand. Elle pourrait même être complétée par une réplique savoureuse du film, " je ne me fais aucune illusion sur la profondeur de la connerie humaine ". Chabrol pousse la démonstration jusqu'au bout puisque ce regard, cette connaissance des rapports humains peut même aller jusqu'à vous sauver la vie. Victor parvient a embobiner le gang de Monsieur K ( esthète cultivé, fin rhéteur et amateur éclairé d'opéra). On notera aussi que Chabrol nous laisse entendre, selon moi, qu'il ne croit que peu en la conception classique de l'amour et parie beaucoup plus sur l'amitié amoureuse pour pérenniser le couple, comme en témoigne les dernières minutes de "rien ne va plus". A titre personnel, je ne suis pas un admirateur d'Isabelle Huppert, certes actrice de qualité mais dont le physique me semble très éloigné des critères de séductrice , qu'elle a interprété à de nombreuses reprises à ma grande stupéfaction. J'ai souvent pensé que l'explication venait de son union avec le producteur Toscan du Plantier. Mais sans doute ai je l'esprit mal tourné..