Un film de série B, qu'on n'est pas du tout étonné qu'il soit produit par le grand manitou du genre Roger Corman, dépassé sur certains plans (les français responsables de la crise économique, bon d'accord on est à chier dans le domaine mais quand même...!!!), naze sur d'autres (les arrière-plans de la ville futuriste totalement ratés !!!) mais hyper-efficace tout de même dans l'ensemble surtout quand sous couvert de gros délire le message de fond, où la violence est hyper-banale, où la vie humaine n'a aucun prix et où les gens sont des véritables moutons devant ce qui peut être considéré comme de la télé-réalité (là le film n'y va pas de main morte !!!), est très pertinent. L'humour très noir et un brin gore fonctionne à plein (la scène avec les infirmières, impayable !!!), les séquences de course sont excellentes (il y a même quelques pointes de suspense réussies sur certaines !!!), Sylvester Stallone, tout juste avant de devenir une grande star avec "Rocky", se fait déjà remarquer en véritable abruti psychopathe, et David Carradine est très charismatique en "Frankenstein". Une forme délirante volontairement grotesque pour un fond intelligent...bref un film à voir.
Quand on finit de visionner ce film, on conserve l'impression que le réalisateur Paul Bartel avait tout deviné 25 ans auparavant. Le film a été réalisé en 1975, produit par Roger Corman, le célèbre réalisateur de "Bloody Mama", histoire qui entre parenthèses avait inspiré un écrivain de bandes dessinées dans sa série "Lucky Luke" pour les personnages nommés les "Dalton". Roger Corman est un provocateur et ce n'est pas par hasard s'il se trouve dans la production du film de Paul Bartel. Ce dernier nous livre une vision réaliste et anticipée de notre monde, bien sûr pas à l'extrême radicalité mais c'est le fond traité qui nous intéresse. Que retenons-nous et en quoi nous reconnaissons-nous, trente-sept années après la sortie du film? La société contemporaine est une société de jouisseurs, d'égoïstes, de racistes, de moqueurs et empreints à une violence extrême selon le réalisateur. A-t-il raison, a-t-il tort? Ceux qui diront qu'il a raison sont sincères, ceux qui diront que c'est outrancier sont de très grands hypocrites. En effet, la télévision d'aujourd'hui avec ses émissions bêtes et méchantes reflète le contenu du film. Le spectateur de ces émissions est un voyeur, un imbécile, une personne qui se marre du malheur des autres, c'est le point de vue du réalisateur et c'est la vérité! Paul Bartel confronte deux acteurs friands du film d'action, David Carradine et Sylvester Stallone et le moins que l'on puisse affirmer, c'est qu'ils représentent chacun deux pôles différents: Carradine représente la sagesse et la vertu, Stallone représente la brutalité et la lâcheté. Il faut noter que c'est bien la seule et unique fois que Sylvester Stallone se prend une telle raclée dans un combat à mains nues, il faut préciser toutefois qu'il n'avait pas encore tourné le film qui l'a rendu célèbre alias "Rocky". Le film dispose d'un scénario très riche et très dense, les dialogues sont subversivement exquis, l'action sanglante, le thème rappelant les gladiateurs mais cette fois à l'échelle de tous les U.S.A. Rouler à bord d'un bolide dont le but consiste à écraser un maximum de personnes allant du bébé à la plus vieille personne, c'est une idée monstrueuse dans un monde qui est dirigé par un seul homme. La dernière partie offre une perspective très intéressante, nous montrant autant la censure que les actes à la fois terroristes pour les uns et libérateurs pour les autres, Au final, Paul Bartel nous donne un film d'anthologie, critique acerbe de l'Amérique et de ses habitants mais également du pouvoir des médias. Un véritable OVNI cinématographique, puissant et révélateur! Une merveille du septième art!
Ne pouvant plus accéder à mon précédent compte à cause du sale coup que m'ont fait les très compétents programmeurs de ce site, j'en crée un nouveau et l'inaugure en mettant quatre étoiles direct à "La Course à la mort de l'an 2000", oeuvre incroyablement couillue et incorrecte qui nous fait prendre conscience, près de quarante ans après sa sortie, à quel point notre cinéma - et notre société en général - se dirige vers une totale aseptisation (car le film de Paul Bartel stigmatise avec une fureur inouïe, mais non pas sans intelligence, la malveillance politique, la crétinerie télévisuelle, l'omniprésence du sport dans la société, l'utilisation de ce sport par le pouvoir pour enfumer et abrutir les masses, le tout en renvoyant l'être humain à sa violence primitive et intrinsèque, laquelle autorise difficilement un quelconque optimisme quant à la résolution des maux évoqués ; bref, quand on voit la direction que prend une bonne partie du monde, il n'est pas exagéré de dire que "La Course à la mort de l'an 2000" est un film visionnaire).
On est ici en présence de ce qui se faisait de plus mauvais dans les années 70 dans les films d'anticipation ultra violent. Les acteurs sont mauvais tout comme le scénario qui est d'une débilité affligeante. La mise en scène est catastrophique mais le pire je crois que c'est la bande son qui est juste énervante. A éviter!
La course à la mort de l'an 2000 a un titre français de pur nanard mais ce n'en ai certainement pas un. Disons plutôt que c'est un film "vintage" . Il a vieilli il est donc difficile de le voir sans le décalage provoqué par les costumes et les effets;décalage vintage augmenté par les doublages français qui sont à la hauteur du titre. Décalage très sympathique d'ailleurs qui ajoute certainement quelque chose de plus au film 40 ans aprés.
Ce Death Race là est un mauvais film d'humour, qui à souffert des ravages du temps et qui ne brille pas par son jeu d'acteur. A voir si vous êtes fan, sinon, passez votre chemin.
Plus subversif que le remake avec Jason Statham, l'original se démarque par son côté subversif et politiquement incorrect. Par son aspect kitsch assumé et le passage à l'arrière-plan du côté "course automobile", le film se révèle une charge politique virulente contre le totalitarisme. Il renvoie par certains aspects aux despotes de la Rome antique, distrayant la plèbe en proposant des jeux de cirque pour masquer les problèmes politiques et sociaux, manoeuvre toujours très actuelle par le biais du foot, notamment. Carradine, en Spartacus moderne, assume pleinement son rôle de libérateur. On peut également souligner le côté immoral de cette télé-réalité avant l'heure, les participants gagnant plus de points en écrasant des piétons sur leur passage.Ce film précurseur et jouissif dont l'humour n'est pas absent,loin d'avoir vieilli, est d'une grande modernité et d'une surprenante actualité. Seul petit bémol, le happy-end peu crédible dans ce monde cruel.
L'original du Death Race avec Jason Statham, la redécouverte de ce film fut un réel plaisir! Produit par Roger Corman, c'est un film de genre qui oscille entre l'horreur suggéré, l'érotisme gentil et la critique de la société moderne. Sorte de version cinéma du dessin animé Les Fous du Volant, l'histoire voit 5 pilotes de "véhicules-chars" transformés et armés de couteaux traverser les États-Unis et devant tuer des personnes sur leur passage afin de marquer des points. Ils sont suivis par les médias et diffusés sur tous les écrans par un État totalitaire. Sorte de Running Man, le film critique la violence dans la société et à la télé, ainsi qu'un gouvernement trop militaire. David Carradine et Sylvester Stallone, jeunes acteurs, se tirent donc la bourre dans cette série Z qui se regarde encore avec plaisir et un sourire gêné. Pas culte mais pas loin!
Très bon film de science fiction de l'époque. Scénario captivant. Le casting est excellent. C'est toujours marrant de voir la représentation de la société d'aujourd'hui par une vision d'il y a 40 ans.
A force d'avoir à peu près tout entendu sur cette « Course à la mort de l'an 2000 », je dois avouer que c'était avec une certaine impatience que je m'apprêtais à découvrir cette production Corman, avec à la baguette l'un de ses plus fidèles disciples : Paul Bartel. Et je n'ai pas été déçu. Alors évidemment, il faut aimer les grosses séries B qui tâchent, et je conseille aux amateurs de bon goût de fuir le plus loin qu'ils peuvent! Cela dit, si vous n'en faites pas partie, difficile de résister. Scénario hautement improbable mais réjouissant à force d'aller toujours plus loin dans l'excès, scènes d'actions savoureuses, ton insolent et propos corrosif plutôt futé... Je dois avouer avoir pris beaucoup de plaisir à suivre cette course menée à un rythme d'enfer, où les salauds règnent en maîtres incontestés et dans laquelle David Carradine et Sylvester Stallone s'éclatent à peu près autant que nous. Bref, un vrai film culte, qui a beau perdre un peu de sa force en fin de parcours, n'en est pas moins réjouissant : à (re)découvrir.
Derrière ce titre français un peu nanar, il faut l'avouer, se cache un film tout à fait honorable. Alors certes ce n'est pas un grand film, mais il arrive à divertir, à avoir un concept tordu et décalé, et à y aller jusqu'au bout. En fait ce qui me dérange plus dans le film c'est qu'ils aient tenté d'y mettre un peu de politique, j'aurai préféré que personne ne remette en question cet univers, pour le rendre encore plus glauque. Jouer la carte de l'immoralité à fond, là du coup la fin est plus convenue et classique. En tous cas ce course à la mort de l'an 2000 est un film bien foutu, avec des bonnes idées, très plaisant à suivre et assez fun, avec pas mal d'humour noir, c'est bien plus intéressant que le remake de Paul W.S. Anderson (en même temps, c'est pas dur).
Le moins qu'on puisse dire, c'est que Bartel s'est lâché ! Si "Death Race 2000" a énormément vieilli au niveau des décors et costumes, son ton corrosif, trash, et avant tout fun est toujours d'actualité. Bourré d'humour noir et politiquement très incorrect, le film nous fait suivre une course où tous les coups sont permis, et où l'écrasement d'innocents donne des bonus. Critique SF du totalitarisme, de la presse cynique et sensationnaliste, de l'excès de violence à la télévision : le film est finalement une vision caricaturale mais prémonitoire de la société des années 2000.
Scénario basique et ultra-simple. Les soi-disants acteurs principaux n'ont presque rien à faire, seule leur présence à l'écran est utile pour obtenir un peu de charisme. L'intérêt vient des poursuites en voiture, bien mises en scène pour un film de 1975. Sinon, les scènes se suivent et se ressemblent, pour aboutir à un épilogue d'une minute trente servant de caricature aux fameuses happy-end américaines.
Film cultissime, avec un humour noir et cynique qui a gardé toute sa force malgré son age... Voici donc le chef d’œuvre qui a inspiré les créateurs du jeu mythique : Carmageddon ! Bravo !
Navet assez curieux : on sent une pointe d'idées subversives à vague potentiel mais finalement c'est bien nul et kitch; il n'y a qu'à voir le remake de 2008 pour voir qu'on pouvait faire quelque chose...sans aucun reste de subversivité mais de gros moyens!