M.A.S.H.
Note moyenne
3,7
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137 critiques spectateurs

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24 critiques
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jarvi
jarvi

50 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mai 2026
Vu (hélas !) à la Cinémathèque française le jeudi 21 mai 2026.
Film assez laid visuellement, qui avait peut-être une certaine pertinence quand il est sorti.
Aujourd'hui, on est accablé, comme rarement, par la complaisance que pratique le film devant les deux personnages masculins présentés comme de joyeux lurons qui multiplient les farces (grasses) et se montrent désinvoltes, persuadés, semble-t-il de leur supériorité sur tous ceux qu'ils croisent.
Une certaine misogynie déplaisante complète le tableau.
Heureux de voir qu'à la sortie du film, aussi bien "Positif" que les "Cahiers du cinéma" avaient maltraité ".", malgré sa Palme d'or, décernée par un jury défaillant.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
La parodie de film de guerre par excellence, avec son humour un peu surdatte. situation cocasse, drôle. une satire s’éprend d'un hôpital militaire. le regretté Donald Sutherland, Tom Skerrit et Elliot Gould, ainsi que Robert Duvall s’en donnent à cœur joie. Altman n’hésite pas à négliger la religion rejouant la cène. il joue avec sur le suicide, l’adultère. il joue beaucoup à ce qui normalement ne fait pas rire. les idées fusent à un rythme effréné. Un foutage de gueule jubilatoire.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juin 2025
On ne peut qu'adhérer, sauf probablement les intéressés, à cette satire de Robert Altman dont l'armée des Etats-Unis est la cible. Au moment où le pouvoir américain et ses généraux tentent de justifier la guerre impérialiste et insensée du Vietnam, cette farce vient à point pour soutenir le discours pacifiste des opposants à la guerre. Transposée en Corée, l'évocation n'en est pas moins subversive.
Une antenne chirurgicale de l'armée concentre sur elle toute la bêtise, tous les ridicules militaires. Le camp est un vaste foutoir duquel l'indiscipline généralisée et le désordre font une scène comique, où, par la dérision et la caricature, les officiers font figures, selon les cas, de potaches attardés ou de soldats bornés, inaptes. Quelques mégaphones propagent la pensée officielle tandis que les chirurgiens, entre deux rafistolages de corps ensanglantés -seule référence aux réalités de la guerre- commettent dans la bonne humeur les blagues les plus puériles.
Cependant, si l'esprit antimilitariste du film est réjouissant, la mise en scène est moins convaincante. Elle consiste en une addition de sketches sans grande subtilité, (volontairement) triviaux et, finalement, rarement drôles. Sans doute le scénario manque-t-il de cohésion et plus encore, même si ce n'est pas le but poursuivi par Altman, de considérations plus pertinentes débordant le simple cadre de la farce.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Il y a dans M*A*S*H ce rire qui ne soulage pas, ce rire qui laisse une brûlure, une irritation. Le film commence comme une pochade militaire, presque potache, et très vite, quelque chose dérive, on se retrouve prisonnier d’un climat. Un climat, au sens météorologique, au sens d’un air saturé d’humidité, d’impuretés, d’humeurs humaines qui stagnent en périphérie de guerre.

Robert Altman ne veut pas tant raconter la guerre que s’installer dans sa coulisse. Pas sur le champ de bataille, mais dans l’arrière-boutique : un hôpital de campagne en bordure de front. Il y a là des hommes qui rient, qui boivent, qui harcèlent, qui opèrent. Pas de hiérarchie claire, pas de morale : une horizontalité du chaos où tout se vaut et se dissout dans le même marécage d’absurdité.

On ne suit pas une progression, on est projeté dans une série de scènes qui semblent improvisées. Et c’est précisément ce relâchement du tissu narratif qui fait surgir quelque chose de plus vif : la guerre non plus comme grand récit, mais comme flux de gestes, de blagues grasses, de moments de flottement ou de panique. C’est une guerre à ras de sol, ou plutôt à ras du corps, de la chair ouverte, des fluides, du sexe et des larmes.

Altman filme l’indiscipline comme une condition d’existence. Hawkeye, Trapper, Duke : ces figures ne sont pas des anti-héros, ils sont des fuites d’humanité dans un système mortifère. Ils n’ont pas de discours. Ils ne croient plus. Ils opèrent. Ils rient. Et parfois, ils pleurent. En silence. Le rire est leur langue, leur méthode, leur défense. Mais c’est un rire nerveux, cruel, jamais tout à fait libérateur.

La forme du film elle-même refuse l’orthodoxie : le son déborde, les dialogues se superposent, les zooms agressent, les plans s’échappent. La mise en scène ne cherche pas l’équilibre, elle cherche le parasitage. Le spectateur est immergé dans ce flux, sans guide, sans point fixe. C’est une esthétique de l’encombrement mental.

Et derrière la comédie, un malaise. Un suicide mis en scène comme une comédie musicale, une messe chantée au-dessus d’un cercueil imaginaire, un match de football traité comme une bataille homérique. Tout est rituel grotesque, farce. Et ce qui pourrait faire rire finit par grincer.

La guerre n’est plus un événement, c’est une logique. Ce que filme Altman, c’est une forme de corruption tranquille, d’érosion morale banalisée. Ce n’est pas un cinéma de dénonciation, c’est un cinéma de l’imprégnation. Il ne montre pas les horreurs : il nous fait ressentir la déliquescence, l’indifférence, la fatigue de penser.

Ce n’est pas un film pacifiste. C’est un film dégagé, presque nihiliste. Il ne rêve pas d’un monde meilleur. Il suggère simplement qu’il n’en reste plus. Qu’il faut bien continuer, c’est-à-dire : charcuter, draguer, plaisanter, dormir. Survivre par le bavardage et la cruauté, parce que le silence serait pire.
Jadesatoro
Jadesatoro

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2025
Le film prend son temps et il faut se laisser porter, l'histoire devient très prenante et tous les acteurs au diapason.
Le Seul Vrai
Le Seul Vrai

12 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 janvier 2025
Ceci est un exemple typique de film de carabin avec des blagues de carabin, c'est à dire lourdes, pas drôles et grivoises. Ca aurait mieux trouvé sa place dans une faculté d médecine en temps de paix. La raison pour laquelle on l'a placé pendant la guerre de Corée est je suppose purement commerciale. Ce n'est ni pour les enfants, ni pour les adultes, seulement pour les adolescents saouls.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 janvier 2025
Et bien il fallait que je regarde enfin ce film considéré comme une vraie pièce maîtresse du cinéma. Malheureusement il a pris une sacrée claque avecle temps. Les dialogues sont dépassés, l'histoire peu passionnante et il ne reste qu'une oeuvre peut-être majeure en son temps, mais qui aujourd'hui ne mérite pas son statut.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2024
J'ai profité que le film culte M.A.S.H. soit sur FILMO pour le visionner.
Alors certes je salue cette satire osée de l'armée américaine durant la guerre de Corée. On voit sous un angle comique les dérives dans un camp militaire.
Par contre, je n'ai pas été fan de l'humour et de l'ambiance proposée. Dommage.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Un film sur la guerre en mode burlesque, palme d'or à Cannes en 1970 qui peut se voir et se revoir avec délectation. Evidemment le ton est comique, quoique, mais le fond n'en est que mieux traité : antimilitaire, anti autorité, anticlérical, un brin machiste.
ça se passe dans les années 50, à quelques pas du front de la guerre de Corée, mais ça pourrait être n'importe quand et n'importe où, c'est sans doute la guerre du Vietnam qui est visée. Une bande de chirurgiens civils appelés dans un hôpital de campagne exercent du mieux leur mission d'opérer, amputer, scier, coudre, suturer et passent le reste de leur temps à picoler, draguer, et se moquer des gradés, des obsédés, des coincés; des incompétents, des faux-culs. Les gags s'enchainent, sans vraie logique mais avec inventivité et des scènes d'anthologie( la cène, le suicide assisté, les parties de golf, la rencontre de foot) et souvent la complicité du haut-parleur qui annonce aussi bien le contrôle inopiné des MST, distille d'insupportables chansons japonaises, ou rend public les ébats d'une infirmière en chef coincée et moralisatrice avec un chirurgien incompétent.
On ne s'ennuie pas (sauf un peu au début, le temps que les personnages principaux se mettent en place) et on a une très jolie galerie de portraits avec des personnages attachants (pas, tous), comme le curé, le dentiste, le joueur de foot, le chef du camp, son assistant et bien sûrs les 3 chirurgiens.
l'humour potache et transgressif au service de la dénonciation de la mentalité américaine
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 septembre 2023
Aucun intérêt, pas drôle et trop long, le choix des acteurs est malgré tout plutôt réussi mais je vous conseille de passer votre chemin.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2023
Ce film de Robert Altman se dit soit disant comique mais à aucun moment je n'ai ri. Cette histoire de chirugiens pendant la guerre de Corée qui s'amusent en buvant de l'alcool et se faisant plaisir avec des femmes m'a vraiment profondément ennuyé. "MASH" n'a vraiment ni queue ni tête, on ne voit pas vraiment où le réalisateur veut en venir. Les scènes se suivent sans grand intérêt, les gags sont lourds et casés entre homophobie et sexisme. Palme d'or en 1970 pour MASH, what? On est en droit de se demander ce que le jury à trouver à ce film. Comprenne qui pourra..
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2022
C’était peut être drôle et subversif il y a 50 ans.

Aujourd’hui ça me laisse assez indifférent. C’est pas nul pour autant.

Quelques petites idées de mise en scène interessantes, à l’encontre du cinéma classique.

La séquence de match est inutilement longue.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 août 2022
Robert Altman fut dans les années 70 un des cinéastes nord américains parmi les plus cotés par la critique.

Il faut dire qu'il est un des rares réalisateurs a avoir obtenu la récompense suprême dans les trois plus importants festivals de cinéma ( Cannes, Venise et Berlin).

" Mash" obtint ainsi la palme d'or à Cannes en 1970, alors que la guerre du Vietnam battait son plein.

Malgré ce prix prestigieux, ce n'est à mon avis, pas le meilleur film de son auteur ( loin de là) même si c'est l'opus de Altman sans doute le plus connu du grand public, celui qui reçu le meilleur accueil commercial.

Critique acerbe de la guerre, la morale du film pourrait se résumer de cette manière :" si le monde est fou, seuls les fous détiennent la sagesse ".

Sorte de huis clos situé un hôpital de campagne à quelques mètres du front, le film est le prétexte à une suite de situations, de remarques de la part de militaires qui ont décidé de reconsidérer à leur manière la discipline militaire.

Le problème de "Mash" c'est qu'il donne l'impression de tourner en rond et d'être souvent beaucoup trop ennuyeux. Les gags sont grinçants mais pas très drôles.

On retiendra l'interprétation de Donald Sutherland , d'Elliot Gould et celle de la très sexy Sally Kellerman qui parvient dans un second rôle à coiffer l'ensemble de la distribution.

A mes yeux, "Mash" ne tient pas ses promesses formelles même si l'intention du réalisateur est vraiment louable, méritante et est un pavé salutaire dans la mare.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2022
La peinture faite de la guerre relève moins, dans M.A.S.H., de la satire mordante que de la farce lourdingue : le mauvais esprit de la bande d’amis, qui passe son temps à reluquer la gent féminine ou à se taper dessus lors d’un match de rugby au demeurant très bien mis en scène, n’est pas sans rappeler la gauloiserie de certaines productions fauchées comme Les bidasses s’en vont en guerre (Claude Zidi, 1974) pour le meilleur ou à Arrête ton char... bidasse ! (Michel Gérard, 1977) pour le pire. Le décalage entre l’attitude décomplexée et distante des chirurgiens et les enjeux vitaux qu’ils manipulent fonctionne un temps, Robert Altman tenant là une image assez forte de cette boucherie ludique et impersonnelle qu’est la guerre, au cours de laquelle des corps sans nom défilent sur le billard. Les personnages revendiquent d’ailleurs leur statut de comédiens lancés dans l’interprétation de rôles ; ils bénéficient d’acteurs convaincants dont certains doivent leur carrière à ce long métrage, en particulier Donald Sutherland. Pour autant, le film reste limité à un burlesque balourd qui n’offre pas une réflexion particulièrement poussée sur la vie militaire et sa représentation au cinéma. Une pochade quelque peu surestimée, puisque lauréate de la Palme d’or et d’un oscar.
MGM-ranger
MGM-ranger

182 abonnés 52 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juin 2022
C'est très ringard, j'ai tenu une heure puis je me suis abstenu de poursuivre. Les sketchs tombent à l'eau, les dialogues sont au ras des pâquerettes, le scénario est aux abonnés absents la plupart du temps, et les personnages, quasiment tous immatures et lourdingues, ne sont pas attachants. On s'ennuie tout du long devant cette antiquité dont les ressorts comiques sont rouillés. Une palme d'or imméritée.
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