La Peau douce
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stillpop
stillpop

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3,0
Publiée le 5 octobre 2011
L'histoire d'un bourgeois qui va tromper sa femme. Ouh que c'est original ! Oui mais c'est un Truffaut, et c'est avec Françoise Dorleac.
Toutes les personnes qui fréquentent mon site "Radikal Kritik" ont du commencer à comprendre que je suis un fétichiste du visage féminin, et celui de François Dorleac me hante depuis « Les Parapluies de Cherbourg ».
Je n'ai vu que ce film avec elle, et encore, à la télévision et son écran rachitique.
Dès que j'ai vu le titre du film que j'avais tant convoité à la TV en vain, je me suis précipité à « La Filmothèque du quartier latin » pour la séance du mercredi. Et je n'étais pas le seul ! C'est toujours aussi beau de voir la jeunesse oisive et cinéphile mais cultivée du quartier latin venir voir un film en noir et blanc. Sans doute la réputation de Truffaut oblige.
C'est justement Truffaut que je regrette dans ce film, à la manière de « La mariée était en noir », tout est présenté en noir et blanc, sans aucune valeur de gris. Évidemment, c'est tourné à la manière nouvelle vague, sans recherche particulière ou esthétique très poussée. Le même film réalisé par Wong Kar Waï serait un chef d'œuvre, ici, on a un film de genre poussé dans les poncifs (totalement réalistes) qui perd un peu de charme et d'efficacité, peut-être même apparaît-il daté. Rien à voir avec « Mort à Venise » qui prenait le sujet de l'amour fou et en faisait un objet de scandale. Ici, on est face à des êtres froids, dont la passion petite bourgeoise n'arriverait même pas à réchauffer un toast.
Tout l'attirail fémininiste de l'adultère fautif et honteux est réuni, le démon de minuit de la cinquantaine, la réussite facile et le easy contact de la jet set (de l'époque), le petit bourgeois pas très futé, qui s'emporte vite, et qui collectionne l'étiquette de petit lubrique bien cachée par le vernis de l'éducation. Une tentatrice plus jeune, un peu à l'Ouest, qui va bien prendre son pied sans prendre trop de risques. Le tout tartiné avec un réalisme rare, mais trop poussé et complet pour une seule histoire d'adultère, avec tout ce qui peut poser problème dans l'expérience mal maîtrisée.
Le côté Lolita fait surtout défaut, on sent l'excitation de l'interdit, mais pas la passion, même la proposition de la fin n'est que l'expression d'un conformisme petit bourgeois qui s'accomoderait de n'importe qu'elle femme pour sauver les apparences ou le statut social.
Entendons nous bien, ce film est parfait dans son genre (suranné) mais il manque l'anti-thèse à la démonstration universitaire sur le sujet. C'est donc un peu creux, mais très bien écrit et évidemment joué.
Je n'en dirais pas autant de la photographie, Dorleac n'est pas montrée sous son meilleur jour, à part la scène de la danse ou de la séance photo. Le noir et blanc est du domaine de la pellicule pas chère, et non de l'expérience esthétique d'un Hitchckok ou d'un Orson Welles. Bref, tant que la nouvelle vague s'intéresse à des sujets jeunes et foutoir, pas de problème, mais cette cheap way de faire des films est bien moins adaptée à une histoire vieille comme le monde et entre vieux.
Heureusement, il y a la jolie saynette du petit chat au petit déjeuner, timide et réservée, qui montre à quel point Truffaut avait du mal à filmer l'interdit, jusque dans son esprit. Il reste surtout cette scène sur le balcon, avec un flou magnifique des appartements Haussmaniens, un profil qui ne l'est pas moins, et où enfin, LA Dorleac sort sa tirade de femme proche de la maturité, sinon de la prise de conscience de sa position sociale. Elle montre son beau minois pour nous charmer définitivement, ad mortem. Mais un peu tard.
La fin, prévisible en diable, est du ressort du panthéon romantique des années 50, et n'apporte pas grand chose, à force de l'avoir attendue. Je suis dur, mais il est vrai que les très bons Truffaut sont rares, cet hommage à la femme tentation n'est pas assez osé, assez beau, ni assez pervers pour convaincre. Sauf à croire que le François était un moralisateur, et alors, il a fait le panorama complet, sans aucun oubli de l'adultère râté, destructeur et honteux. Heureusement que des films comme « Les trois petits cochons » nous rappelle que le catastrophisme de l'adultère dépend surtout de l'intelligence et de l'habileté des participants, non de la morale !
Bref, de la part d'un jeune de la nouvelle vague, un hommage à la fidélité au goût amer et étrange, à défaut d'être convainquant.
On est aussi surpris par l'attachement au monde automobile, la DS en premier lieu, et l'on pense très souvent à Lelouch.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

245 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2011
Un beau film de Truffaut, bien dans le fascinant style qu'il avait a ses débuts, un noir et blanc mélancolique, une belle bande-originale, des hommes et des femmes... La mise en scene est absolument sublime, inctensément harmonieuse, et l'histoire est franchement bien racontée. Du tres bon Francois Truffaut, avec une Francoise Dorléac exceptionnelle !
bsalvert

529 abonnés 3 761 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juin 2011
Les films de Truffaut ont la fâcheuse tendance à m'ennuyer.
Santu2b

316 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mars 2011
Truffaut est décidément un cinéaste auquel je n'adhère qu'à moitié et ce n'est pas "La peau douce" qui nous prouvera le contraire. Réalisé en 1964, l'oeuvre met en scène un énième histoire d'adultère banale avec en son sein Jean Desailly, tiraillé entre sa femme et sa maîtresse. Hormis les nombreuses références à la littérature si chères au cinéaste, aucune personnalité n'y est présente. Film plat par excellence, le film ne brille que par sa lenteur et l'ennui qu'il suscite. Peut être s'agit-il d'un Truffaut mineur ; on l'espère tant le metteur en scène ne fait pas la moindre preuve d'originalité. Si ce dernier aime les femmes et la littérature, il nous le montrera peut être de meilleure façon par la suite. Cette peau douce est malheureusement bien fade. On ne repassera pas. Sauf pour les yeux et la chevelure de Françoise Dorléac.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2010
La peau douce,quatrième long métrage de François Truffaut, est un film qui pose problème dans la filmographie du réalisateur. En effet, malgré le traitement de thèmes chèrs au cinéaste que l'on retrouve dans d'autres de ses réalisations à succès ( Jules et Jim, La femme d'à côté, etc. ) ce film sera, à sa sortie, incompris du public ainsi que d'une bonne partie de la critique. Il suffit de regarder les réactions sur ce site pour voir combien La peau douce divise les aviser et reste incompris, certains allant jusqu'à le taxer indirectement de "film machiste" véhiculant des préjugés sur la place de la femme dans la société. Même si Truffaut n'a jamais été un cinéaste politique, et donc même si des thèmes comme l'émancipation de la femme ou autres ne le concernent pas directement, il me paraît difficile de voir dans La peau douce une oeuvre péjorative pour le sexe féminin. Truffaut adopte, comme dans nombre de ses autres réalisations, un point de vue complètement féminin sur le récit, le personnage interprété par Jean Desailly étant dépeint trés négativement. La réaction pour le moins violente de sa femme n'est donc évidemment pas à lire comme une critique de la versatilité de la femme, mais bien plutôt comme une réaction d'orgueil, juste, de cette dernière dans une société qui pardonne, injustement, beaucoup à l'homme.
L'autre grande force du film est sa réalisation sobre et efficace, malgré quelques scènes "Hitchcockiennes" (mais qui restent bien integrées au récit), grâce à une histoire simplement racontée ( trois personnages principaux dont deux, les deux femmes, qui se partagent en gros la première partie et la deuxième partie du film ) mais qui soulève quelques problèmes profonds, toujours avec une grande sensibilité ( voir la scène de l'appartement entre Jean Desailly et Françoise Dorléac ) sur l'incompréhénsion que l'amour fait facilement naître entre les hommes et les femmes. Assurément l'un des meilleurs Truffaut...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 août 2010
Une réelle lenteur dans la narration pour un scénario qui brille par son manque d'originalité. La prestation des acteurs, la mise en scène ou encore la musique : tous ces éléments participent à la banalité de ce film qui n'arrive jamais à captiver!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2010
C'est l'histoire d'un beau mâle (sic), à qui tout réussi dans la vie et qui, par un excès de confiance en celle-ci, se laisse aller à la tentation : une jeune hôtesse de l'air. En effet, il va tout foutre en l'air juste pour une partie de jambe en l'air. Il cède à l'interdit, lui faisant découvrir une passion éphémère pour une belle plante, mais qui se fanera lorsqu'il sera trop tard. La réalité de leur sentiments, la réalité des procédures de divorce ... La Réalité point les mettent face à leur nudité comme Adam et Eve lors du péché originel. Il avait un beau statut social, une belle femme qu'il aimait, et qui l'aimait, une belle petite fille, un bel appartement, puis une belle maîtresse ; tout est beau qui finit mal, très mal, très très mal, très très très ... mâle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2009
"Ce qui se pense clairement s'énonce clairement."
Et effectivement rien n'est plus simple que cette mise en scène, simple à tel point qu'on peut se demander où sont les artifices. On croirait presque voir se dérouler un livre de Julien Gracq, avec cette différence qu'on voit la tension monter d'un seul coup au lieu de petit à petit.
Caine78

7 807 abonnés 7 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2009
Un Truffaut mineur, qu'est-ce que ca donne? Un bon, voire un très bon film. Voila comment pourrait se résumer très schématiquement cette "Peau douce" certes en dessous de plusieurs films du grand François, mais qui n'en demeure pas moins d'un réel intérêt à bien des égards. Car si le scénario reste extrêmement classique, Truffaut réussit à le transcender à plusieurs reprises, et ce aussi bien grâce à une technique irréprochable que certaines scènes tout à fait mémorables. On ne peut en effet qu'admirer la manière dont le réalisateur réussit à amener certaines situations, et ce toujours avec une habileté et une élégance particulièrement remarquable, la mécanique s'avérant quant à elle impeccablement huilée et en définitive particulièrement convaincante... Autant de qualités qui font en définitive du film une oeuvre séduisante et douloureuse, portée qui plus est par les très belles prestations de Jean Desailly et Françoise Dorléac : du cinéma français comme on l'aime.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 octobre 2009
Francois Truffaut signe avec la Peau douce un film très humain, autant dans sa façon de filmer ses acteurs, d'un naturel parfait, que dans la justesse psychologique qu'il arrive à donner à son histoire d'adultère. Le traitement est moderne, bien mené mais n'est pas non plus transcendant pour un thème vu des centaines de fois. C'est un beau film avec de bons acteurs mais qui n'est pas non plus essentiel.
chrischambers86

16 246 abonnés 13 228 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2009
Trois ans après le sublime "Jules et Jim", François Truffaut s'inspire d'un fait divers pour dècrire l'infidèlitè au quotidien avec son cortège de lâchetès, de mensonges et de rendez-pressès dans les hôtels minables! Par cette autopsie d'une passion et sans aucune complaisance envers son personnage masculin, il dècrit dans un style sec et incisif l'itinèraire tragique du superbe Jean Desailly, un bourgeois quadragènaire qui s'èprend de la très belle Françoise Dorlèac (de loin son plus beau rôle malgrè une courte carrière), une hôtesse de l'air! Du très grand Truffaut qui signe ici un film personnel et èlègant, accompagnè par une remarquable mise en scène notamment dans les gros plans...
Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2008
François Truffaut voit un jour dans la rue un couple qui ne lui semble pas marié ... quelques temps plus tard, il écrit un scénario à partir de cette image, puis il tourne La Peau Douce.
20% de faits divers
20% de vécu des autres
20% d'autobiographie
40% de pure fiction ,
Voilà la recette de La Peau Douce ... dont le goût est doucement amer.
La griffe de Truffaut et la splendeur de Dorléac nous font oublier qu'au départ , il s'agissait d'une simple histoire d'adultère, d'une histoire d'ascenceurs qui ne font que descendre, et de lumières qui s'éteignent et se rallument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2007
L'une est de profil, l'autre de façe: tandis que Nicole joue de son chignon d'un bout à l autre de la pellicule, Franca arbore un front irréprochable d'impèratrice romaine. Cette tigresse ne permet pas que l 'on approche sa proie , un être faible et immature, qui répond au nom de Pierre Lachenay, qui sonne comme celui d'un président du conseil de la Quatrième République.Un homme étriqué et toujours pressé ,dont la nature de voyeur éclate au contact d'une jeune hotesse de l 'air , lui qui avait été jusqu'alors maintenu dans le confort sexuel du mariage.
Cette histoire est à l'opposé du traditionnel adultère français: ici, point de vaudeville et une géniale inversion des caractères de l 'épouse et de la maitresse: la première est sauvage, sensuelle voire fatale, la seconde est enjouée ,tendre et raisonnable. Elle est flattée d'une liaison qui la divertit de stewards blasés et indélicats, touchée par un homme-enfant qui ferait ses premières armes. Pour elle, l'histoire restera banale; pour lui , elle est une course contre la montre fatale.Tandis que Nicole jongle avec les décalages horaires, Pierre égrène les secondes d'un feu rouge, surveille les étages d'un ascenseur, dénombre les paires de chaussures dans les hotelsou les voitures sur l'autoroute.
Ce film, tout en demi-teintes, s'apparente à un drame métaphysique où un homme ,trop typé physiquement et sexuellement, rate sa reconversion: lâchement il reprend ses marques dans son restaurant habituel, et regroupe ses cigarettes dans un seul et même paquet: trop tard, on ne badine avec l 'honneur pour notre tigresse.
🎬 CinéFlix 💫
🎬 CinéFlix 💫

9 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 octobre 2006
Plus je vois de films de Truffaut moins je comprends le talent qu'on lui trouve. Ses films veillissent tellement mal... La Peau douce ne fait pas exception. :(
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Grâce à une maîtrise absolue, Truffaut transforme une histoire à priori banale (un fait divers me semble-t-il) en un film secret, touchant, émouvant et choquant. Le réalisateur joue sur les images, et amène un léger suspense dans cette simple histoire d'amour, avec en prime une excellente chute. La Peau Douce, le meilleur film avec Dorléac, et aussi la preuve que Truffaut est un grand.
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